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30/12/2016

Faust de Goethe

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THEATRE LE RANELAGH

 

5, rue des Vignes

 

75016 PARIS

 

 

 

(M° La Muette)

 

loc. 01 42 88 64 44

 

Pl. de 10 à 32€

 

http://www.theatre-ranelagh.com/

 

Mercredi, jeudi, vendredi & samedi à 19h

 

le dimanche à 15h

 

Mise en scène : Ronan RIVIERE

 

avec en alternance, Aymeline Alix, Laura Chetrit, Romain Dutheil, Anthony Audoux, Ronan Rivière, Jérôme Rodriguez, Olivier Lugo, Jean-Benoît Terral, Léon Bailly, Olivier Mazal.

 

 

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Le « Faust »  que produit actuellement le Théâtre du Ranelagh, dont il faut saluer le dynamisme, est une adaptation par Ronan Rivière du texte ( « les textes » seraient plus juste ) de Goethe, traduit par Gérard de Nerval.

Peu ou prou, chacun connait l’intrigue de ce savant lassé de ses études et dont l’impasse disons intellectuelle dans laquelle il se trouve ( si nous étions pédant nous dirions l’aporie ) l’amène à souhaiter une nouvelle vie.

Il passe alors un pacte avec le diable qui missionne auprès de lui Méphistophélès, esprit maléfique qui se chargera d’accéder à ses désirs, lesquels sont très terre-à-terre : jeunesse amour et bonheur.

Ainsi après avoir volé sa jeunesse à un étudiant, il rencontrera Marguerite dont il obtiendra les faveurs avant de la perdre définitivement.

 

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Cette pièce est un peu le spectacle de la lutte de l’ange et du démon, qui n’est pas sans évoquer le tableau de Delacroix qui se trouve à droite de l’entrée de l’Eglise St Sulpice à Paris.

Méphistophélès est ici un diable contemporain tout à fait en prise avec les préoccupations des humains, très à l’écoute des désirs de Faust, allant même jusqu’à lui poser des limites, ce qui pourrait être paradoxal. Fort de l’engagement signé du sang de Faust, le Diable avance en toute sérénité : il percevra le prix de ses actions. La nasse dans laquelle Faust s’est enfermé est solide, et indestructible.

 
Le combat qui est livré avec Dieu, car croire au Diable, c’est croire en Dieu, passe par Marguerite dont la foi est réelle, et qui rachètera les fautes dont on l’accuse, et dont on peut penser qu’elles sont illusoires, par une mort sublime, forcément sublime aurait dit une autre Marguerite, Duras.

 

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Dans un habile décor mobile fait d’échelles métalliques aux marches de bois évoquant les travées de chemin de fer, comme l’image de ces rails menant au camp d’Auschwitz, c’est-à-dire le cheminement vers l’inéluctable et le diabolique, les personnages évoluent dans des costumes, rouge pour le Diable, ce qui, eu égard à ce qu’il est en ternit quelque peu le modernisme, et vert pour Faust, couleur de l’espoir, même s’il est vain.

 

 

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( photos : Ben Dumas )



Un reproche à cette mise en scène nerveuse et tourbillonnante comme peuvent l’être la vie et ses méandres : l’abus des vociférations qui viennent éteindre et le texte et sa portée, car il n’est pas utile de crier pour porter les émotions, et Ronan Rivière, qui met en scène et joue, a semble-t-il pensé que c’était utile et/ou nécessaire. C’est un point de vue que nous ne partageons pas.

Cette légende allemande est toujours d’actualité et chacun peut trouver dans Faust une impression, un sentiment à sa mesure.

C’est pourquoi il faut y aller, y compris avec les enfants, car pour difficile que soit parfois le texte, ils pourront ressortir de la salle avec un joli souvenir de théâtre, et pour cela, vous avez jusqu’au 26 mars prochain.




Frédéric Arnoux ©

 

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12:43 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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