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13/12/2016

La vie à l'envers de Charlotte-Rita PICHON

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THEATRE du NORD-OUEST

 

13, rue du faubourg Montmartre

 

75009 PARIS

 

 

 

(M° Grands Boulevards)

 

loc. 01 47 70 32 75

 

 

http://theatredunordouest.com/

 

Prochaines représentations

 

les 18 et 29 décembre 2016 à 19h

 

 

Mise en scène : Alexis LOUBIERES

 

 

avec : Charlotte-Rita PICHON, Emmanuelle COUSIN

et Paul MARGENEST

 

 

Réveil en sursaut !  

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Charlotte-Rita Pichon compose ( parfois jusqu'à l'excès ) son personnage de vieille dame cassée en deux, tremblotante, vacillante et quelque peu sénile.

La personne en question ne va pas tarder à se révéler envahissante auprès d'une voisine, laquelle s'avèrera d'une complaisance assez incroyable ; le fait trouvera son explication un peu plus tard …


 
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Alors que la jeune femme ( Emmanuelle Cousin ) interrompue dans son écriture

( elle a un livre en préparation ) cherche désespérément une suite à son roman, cette intruse viendra lui infliger le récit de sa vie et de ses amours vieilles d'un demi-siècle. Car elle a jadis aimé un comédien séduisant au possible lequel s'est brusquement envolé.

 

Très curieusement, la jeune personne ne lui opposera que peu de résistance et une fois l'impression de dérangement passée se pliera de bon gré aux exigences de cette femme visiblement dérangée.

Elles ont l'une et l'autre le même prénom : Marianne mais l'ainée se fit rapidement appeler Marie pour ne pas subir les jeux de mots que la finale du prénom en question déclenchait. Ce ne sera que l'un des nombreux caprices de cette Marianne là car le fantôme de son amant nous apprendra qu'elle ne fut pas facile à vivre ... ( comme on dit )
Sans doute n'avait-elle pas confiance en elle et conséquence logique ne pouvait croire totalement en l'autre ?

 

C'est là que la fable fantastique commence car une idée va germer en son esprit : ramener cet Orphée des Enfers afin qu'il séduise celle qui lui ressemble tant. Le projet est pour le moins machiavélique puisque le contrat sera de courte durée.
Ce Faust au féminin tirera diaboliquement les ficelles en un remake qui comblera d'aise celle qui a conçu l'ultime machination.



Il n'est pas rare que nous assistions à des représentations où le théâtre s'invite dans le théâtre or ici, c'est l'écriture elle même qui réussit cet exploit. La jeune femme sans le savoir réécrit ce que l'ancêtre a vécu, vibre des mêmes émotions, bref accomplit son destin en un copié-collé quasi absolu.

Le spectateur de façon haletante - au détour d'une phrase - s'épuise à imaginer la suite tout en restant complètement à la merci de ce texte qui l'entraîne en dehors des sentiers battus.

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Je ne vais certes pas vous raconter la suite, sachez toutefois que l'objet du désir de ces dames en la personne de Paul Margenest est un élégant et séduisant fantôme tandis qu'Emmanuelle Cousin personnifie la victime tout à la fois éperdue et comblée par le retour à la vie de ces deux personnages.



Car à supposer que la vie soit un songe, seuls comptent les rêves que nous construisons en vue de l'améliorer dussions-nous - ô paradoxe ! - en souffrir quelque peu, puisque l'amour est une délicieuse souffrance dont nous ne saurions nous priver avant de nous abimer dans un ailleurs peuplé ou non de fantômes …

Prochaines représentations les 18 et 29 décembre, ( 19h ) n'oubliez surtout pas ces deux dates, ce serait dommage car le thème de la pièce est bien plus qu'intéressant et j'avoue être ressortie du théâtre complètement envoûtée par le déroulé de l'action.

 


Simone Alexandre

 

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09:52 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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