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26/11/2016

Le chant du cygne : ANTON TCHEKHOV / Robert BOUVIER Création

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Théâtre LES DECHARGEURS

 

3, rue des Déchargeurs

 

75001 PARIS

 

 

(M° Châtelet)

 

loc. 01 42 36 00 50

 

 

http://www.lesdechargeurs.fr/

 

Pl. de 10 à 26€

 

Salle Vicky Messica

 

Tous les jours à 19h

(sauf dimanche et lundi)

 

 

jusqu'au : 22 DECEMBRE 2016

 

 

d'après TCHEKHOV,

 

" Le plus petit drame au monde "

 

 

mis en scène par Robert BOUVIER

 

avec : Roger JENDLY et Adrien GYGAX

 

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( photo : Fabien Queloz )

 

 

Cette expérience est sûrement arrivée à quelques uns … un comédien ivre d'alcool et de succès ( réel ou non ) s'est endormi dans sa loge et se réveille en pleine nuit dans le théâtre désert. L'homme est vieux, sans famille et depuis 57 longues années ( il est âgé de 78 ans ) le théâtre est incontestablement devenu sa maison.

Or si le lieu est durant le jour un ventre chaud, l'endroit peut devenir inquiétant une fois que tout le monde en est parti.

De nombreux fantômes y ont élu domicile ...
Pris de désarroi, Svetlovidov va - pour se rassurer - convoquer ses souvenirs. Il sera aidé en cela par l'arrivée inopinée d'un technicien qui se trouvait incroyablement là, lui aussi ( mis à la porte par sa copine ) le jeune homme a trouvé en ce lieu, le refuge idéal.
 
L'instant de surprise passé, il essaiera de convaincre le vieil homme de rentrer chez lui ce que ce dernier refuse obstinément car une complète solitude l'attend là-bas.

Les deux personnages du fait de ce qu'ils vivent ont les nerfs à vifs et l'angoisse gagnera le spectateur quand un trou de mémoire s'invitera dans le spectacle.
Le texte partira alors en vrille et un désarroi teinté d'appréhension nous gagnera tous. Redites, télescopages, le montage est habile et par les soins de Robert Bouvier la mystification se fait malicieuse …

Le partenaire de Roger Jendly en la personne d' Adrien Gygax fournit la mise en perspective de deux générations de comédiens. Le premier riche d'une longue expérience se voit confronté à la fougue du second car le technicien en question est également comédien et s'est frotté tant à Shakespeare qu'à la comédie musicale.
 
La pièce sert de prétexte à l'analyse du métier, aux difficultés rencontrées, à ce lent travail d'assimilation du texte, à l'incarnation des personnages …
La mise en scène ludique met en valeur la personnalité de chacun et Tchekhov est ici revisité avec humour et sensibilité.

L'habileté des éclairages, la beauté de cette toile peinte qui fait son apparition remplacent l'angoisse par la féérie.

Ce chant du cygne est une ode à l'immortel théâtre tout en rappelant que les personnages sont vivants " ont du sang et pas de l'eau dans les veines."

Alors m'est revenu en mémoire cet extrait de Lily Passion : " le silence des théâtres, c'est comme un lac " oui mais sur lequel passent parfois de bien beaux orages !

A voir, absolument.




Simone Alexandre

 

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10:39 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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