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19/11/2016

Trahisons de Harold Pinter

Jerry.jpg

 

 

THEATRE de MENILMONTANT

 

15, Rue du Retrait

 

75020 PARIS

 

 

 

(M° Gambetta)

 

loc. 01 46 36 98 60

 

Pl. 22€ - T.R. 15€

 

https://www.menilmontant.info/

 

Le mardi à 21h,

 

Mercredi à 19h SAUF le 23.XI à 21h

 

Relâche les 29 & 30 Novembre

 

jusqu'au : 14 DECEMBRE 2016

 

Mise en scène : Carole Proszowski

 

avec : Séverine Saillet, Fabien Leca et Hakim Djaziri

 

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Symbolisme des couleurs : espace scénique noir, sur lequel éclate la luminosité des cubes blancs.

Ce jeu de contrastes sera complété par une paroi translucide située en fond de scène qui permettra de visualiser la ponctuelle chorégraphie, à l'instar des ombres chinoises.

Emma ( Séverine Saillet ) et Jerry ( Fabien Lecas ) se retrouvent après deux années d'éloignement volontairement réciproque. L'un et l'autre sont mariés et ont chacun deux enfants.

- " Comment va Robert ? " dit Jerry
- " et Judith ? " répond Emma.

Echange de politesses non dénué d'arrière-pensées.

Nous ne tarderons pas à apprendre qu'une liaison de sept années ( ! ) a réuni ces deux-là. Nous autres spectateurs allons assister à un petit jeu ( pardonnez l'expression ) du " cours après moi que je t'attrape " et il est évident que rien n'est anodin entre eux.

Emma prétend être sur le point de divorcer d'avec Robert ...

( meilleur ami de Jerry ) Les époux auraient même passé la nuit à discuter et se livrer des confidences. ( aveux d'infidélités avec noms à l'appui.) Malaise … trouble de Jerry, visiblement contrarié, lui qui n'a jamais fait part de cette liaison à âme qui vive !

Pinter excelle à mettre en place ces atmosphères tendues, au climat lourdement menaçant, où l'ambiguïté des attitudes joue du mystère pour mieux se protéger en mystifiant l'autre.

Une sourde jalousie qui refuse de se reconnaître pour telle, tisse sa toile et engluera le trio dans l'inextricable.

 

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Après ce dialogue entre amants nous assisterons aux retrouvailles des deux amis.


Très curieusement les faits évoqués ne seront pas identiques. Ruse ou simple manifestation de confiance aussi inexplicable qu'indestructible de la part du mari ?
Autant Jerry semble sur le qui-vive, autant Robert ( Hakim Djaziri ) fait figure de roc inattaquable mais peut-on se fier aux apparences ?

Emma quant à elle, échappe aux définitions en cette partie d'échecs.

Les échanges verbaux sont ponctués de parenthèses chorégraphiques et là, les corps en disent plus que les mots.

Ce qui m'avait paru superfétatoire ( la chorégraphie ) avant d'avoir vu le spectacle, et pour tout dire, presque iconoclaste, trouve ici sa justification, preuve que la mise en scène de Caroline Proszowski fut intelligemment conçue, l'esthétisme pouvant justifier à lui seul la démarche, mais pas seulement.

Lumières et musique habillent avec bonheur le spectacle alors que le thème - ô ironie ! - s'offre le luxe d'être résumé par la réplique finale que vous aurez hâte de découvrir, n'en doutons pas.




Simone Alexandre

 

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10:53 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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