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02/06/2016

EVITA, Amour, gloire etc ... de Stéphan Druet

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COMEDIE BASTILLE

 

5, rue Nicolas Appert

 

(au niveau du 51 bd. Richard Lenoir)

 

75011 PARIS

 

 

 

(M° Richard Lenoir)

 

loc. 01 48 07 52 07

 

Pl. 27 & 32€

-26 ans : 10€

 

http://www.comedie-bastille.com/appert/

 

 

A 19h30, mardi et mercredi

 

A 20h le dimanche et lundi

 

 

Ecrit et dirigé par Stéphan DRUET

 

pour Sébastian GALEOTA

 

Costume ; Franck SORBIER

 

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( projection : David Chabert )

 

 

Quelques tangos argentins viennent meubler l'attente puis dans le noir en guise de prologue, s'élèvent ces vers raciniens,

" Où suis-je ? Qu'ai-je fait ? Que dois-je faire encore ? "
" Quel transport me saisit ? Quel chagrin me dévore ? "

Le spectre d'Hermione se superpose un temps à celui d'Eva Peron soulignant ainsi la parenté tragique des personnages puis c'est l'apparition tout à la fois vaporeuse et sculpturale : Evita prisonnière de ce carcan constitué par le Pouvoir et le Destin.

D'origine modeste, la jeune personne a décidé de partir à Buenos Aires car de son propre aveu, " son ambition était aussi grande que le village dans lequel elle est née était modeste. " Les hommes l'ont depuis longtemps renseignée sur le pouvoir de sa beauté. Une fois sur place, pour vivre, elle enregistrera quelques publicités radiophoniques " dans des conditions catastrophiques " … Sans se ménager elle ajoutera " pas de talent mais séduit . "  Terrible verdict !

Une vieille comédienne qui se reconnaît en elle, la prendra un temps sous son aile protectrice, lui prodiguera ses conseils et la sauvageonne deviendra le mythe qu'elle rêvait d'être.

Julio, le coiffeur ( confident de toutes ) fera d'elle cette blonde qui dans un pays de bruns ne saurait passer inaperçue.

Le destin mettra Juan Peron sur son chemin permettant ainsi à Eva Duarte de devenir Eva Peron.  

Sébastian Galéota est cette Eva là et très curieusement parvient à lui ressembler. Des projections de documents d'époque viendront du reste confirmer cette incroyable ressemblance. Des extraits de films s'incrustent dans l'immense robe de tulle, ajoutant une dose supplémentaire de fantasmagorie au spectacle.

Ligoté (e), coincé (e) en sa somptueuse parure, Sébastian-Evita n'a que son jeu et la voix pour s'exprimer, un timbre incroyable teinté d'une pointe de vulgarité quand le personnage se met en colère, au phrasé porteur d'accent ( lui-même est argentin ) le visage expressif et les bras inlassablement mobiles. N'oublions pas que l'interprète est non seulement chanteur mais danseur et que lui, l'acrobate dans tous les sens du terme se soumet ici à une redoutable épreuve.

 

Saluons donc la performance, bien réelle !

Le texte véhicule un humour indéniable parfois féroce mais n'est-ce pas l'apanage de la lucidité ?  Nous le constaterons lors de l'évocation du voyage au pays de Franco " le petit gros "  puis quand Eva Peron se rendra à Rome dénonçant la présence de nazis au Vatican et ajoutant un peu plus tard que " La Suisse n'est pas un pays, ... c'est une banque. "

Hélas, la terrible maladie devait faucher cette étoile filante en plein vol mais la féministe a fait beaucoup pour ses semblables, pour les enfants pauvres ( entre autres … )  n'ayant jamais oublié son origine modeste aussi les argentins ne sont-ils pas prêts de l'oublier !  Elle méritait donc ce vibrant hommage au cours duquel on oublie que c'est un homme qui le véhicule sans dérision aucune, bien au contraire.



Simone Alexandre

 

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( photo : Jamil Le Parc )

10:56 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

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