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26/04/2016

Le Père Goriot d'après Honoré de Balzac

Goriot-h2.jpg

 

 

Artistic Théâtre

 

45 bis, rue Richard Lenoir

 

75011 PARIS

 

 

(M° Voltaire)

 

 

loc. 01 43 56 38 32

 

 

http://www.artistic-athevains.com/

 

Pl. 30€ - T.R. 20€

 

Etudiants, chômeurs, - de 26 ans : 10€

 

mardi, mercredi, jeudi, vendredi : 19h

 

samedi 20h30, matinée : 17h

 

En avril, dimanche à 15h.

 

Relâches le 1er Mai et les 3, 10, 11 & 12 mai

 

Durée : 1h.15

 

Adaptation : Didier LESOUR

 

Mise en scène : Frédérique LAZARINI

 

avec Thomas GANIDEL

 

Marc-Henri LAMANDE

 

Didier LESOUR / Jacques BONDOUX

 

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( Photos : Fabienne Rappeneau )

 

 

Les fervents lecteurs de Balzac ( s'il en existe encore …) ou bien quelques puristes, trouveront peut-être à redire concernant cette adaptation ?
Pourtant la justification existerait ( presque ) dans le texte.
En effet, n'est-ce pas l'auteur lui-même qui écrit ?

- " Quand on ne veut pas être dupe des marionnettes, il faut entrer tout à fait dans la baraque et ne pas se contenter de regarder par les trous de la tapisserie. "

Avec malice, Frédérique Lazarini fait sortir les personnages comme d'une nappe trouée car c'est ne l'oublions pas, lors des repas que ceux-ci communiquent en cette loqueteuse Maison-Vauquer.

L'action se déroule à Paris en 1819, rue Neuve Ste Geneviève … un écriteau situé au dessus de la porte d'entrée indique,

" Pension bourgeoise des deux sexes et autres " …

( Balzac n'avait certes pas prévu l'impact hilarant qu'aurait cette phrase à notre époque )

La maîtresse de céans est une femme d'un certain âge ( pour ne pas dire, d'un âge certain ) et " ressemble à toutes les femmes qui ont eu des malheurs " ...
Elle n'a que les revenus de cette maison pour vivre et les pensionnaires ne s'abonnent généralement qu'au dîner.  Il règne donc en ces lieux " une misère économe, concentrée, râpée. "

Celui que l'on surnomme " le père Goriot " est le plus ancien locataire des lieux.
Ayant fait fortune au moment de la Révolution grâce au commerce de grains ( la farine qui comme chacun sait se faisait rare à l'époque ) ce veuf a voulu que ses deux filles gravissent les échelons de la société. C'est ainsi que l'une est devenue comtesse de Restaud et l'autre épouse du banquier Nucingen, accessoirement baron du saint Empire mais nous n'apprendrons cela que beaucoup plus tard ! …

Un jeune ambitieux venu étudier le droit à Paris répond au nom désormais célèbre de Rastignac. Il est encore assez naïf mais n'a pas froid aux yeux.

Plus trouble et dangereux est ce Vautrin qui lit dans les pensées du jeune homme comme en un livre ouvert.

Vous l'avez compris, cette histoire est sombre et même résolument sordide aussi pour ne pas désespérer l'auditoire, Didier Lesour et Frédérique Lazarini nous présentent les personnages à la façon d'un théâtre de marionnettes.
Au total, trois comédiens dont deux ponctuellement masqués interprèteront alors les rôles féminins. C'est caricatural certes, mais d'une incontestable drôlerie !

Conséquence, les personnages ne sont plus aussi noirs que dans le roman et  - en dépit de leurs travers - finissent par être sympathiques. Car après tout, la vie n'est-elle pas une comédie ?  Un dicton populaire ne précise t'il pas ? " mieux vaut en rire qu'en pleurer " - Voilà de quoi justifier la démarche et puis si vous voulez remonter à la source, le texte initial est en vente partout.


Simone Alexandre

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

10:39 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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