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29/03/2016

ANNABELLA, dommage que ce soit une putain de John Ford

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THEATRE DE LA TEMPETE

 

Cartoucherie de Vincennes

 

Rte du Champ de Manoeuvre

 

75012 PARIS

 

 

(M° Château de Vincennes puis navette gratuite)

 

loc. 01 43 28 36 36

 

http://www.la-tempete.fr/

 

Pl. 20€ - T.R. 12 & 15€

 

le mercredi : 12€

 

A 20h30 du mardi au samedi,

 

A 16h30 le dimanche,

 

jusqu'au : 17 AVRIL 2016

 

Traduction et adaptation : Frédéric Jessua et Vincent Thépaut

 

Mise en scène : Frédéric Jessua

 

avec : Harrison Arevalo, Justine Bachelet, Jean-Claude Bonnifait, Baptiste Chabauty, Elsa Grzeszczak, Frédéric Jessua, Thomas Matalou, Tatiana Spivakova, Vincent Thépaut.

 

Dommage-1.jpg

 

 

Nous avons coutume de dire que les jumeaux ne peuvent vivre l'un sans l'autre. Ici le raisonnement est poussé à l'extrême puisque le tabou d'inceste sera littéralement violé par Giovanni et Annabella, frère et soeur hantés l'un par l'autre.

La pièce commence sur la confession recueillie par un moine, Giovanni avouant son amour aussi dévorant que dévastateur, ce que bien entendu le religieux ne peut que désapprouver.

Or d'évidence, le jeune homme ne peut et ne veut lutter contre cette attirance qui finira en folie meurtrière.


En son temps, Alain Delon et Romy Schneider incarnèrent ces personnages hors normes sous la direction ( pardonnez du peu ) de Luchino Visconti, lequel avait également réalisé les somptueux décors destinés à servir d'écrin à cette terrible histoire. La distribution était immense et celle ci reste conséquente, quoique moindre.

Bien que les costumes ne soient pas d'époque, il faut reconnaître qu'un effort a été fait en direction de la scénographie avec un résultat plutôt flatteur !


John Ford, juriste de formation n'était pas insensible aux interdits et aux conséquences pénales engendrées par certaines situations ...

 
En outre, les auteurs élisabéthains dont il est le dernier grand représentant flirtaient volontiers avec les sujets sulfureux.

 

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( photos : C. Chauvin )



Cet amour interdit aura des conséquences et Annabella en désespoir de cause, se pliera à la volonté d'un père qui veut la voir mariée avant de disparaître.


Fou de douleur, Giovanni tuera cette soeur enceinte de ses oeuvres et reviendra vers nous en une scène horrifique dans le but de déclencher la vengeance qui le délivrera d'une vie qu'il ne saurait poursuivre sans l'objet de son amour, coupable aux yeux de tous.


Les intrigues se multiplient autour de ce couple, trahisons, rancoeurs alimentent le climat ambiant. C'est excessif, comme les sentiments évoqués ; la musique fait diversion à espaces réguliers et les lumières sont là pour mettre en valeur ce grand remue-ménage au rythme effréné.


L'adaptation de Frédéric Jessua et Vincent Thépaut se veut plus actuelle que celle de Georges Beaume bien sûr ; ici les comédiens sont amenés à jouer plusieurs personnages, travestissements inclus, bref c'est une autre vision qui nous est proposée, quelque peu décalée certes mais néanmoins respectueuse de l'oeuvre initiale. Donc, à voir …

Simone Alexandre

 

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07:50 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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