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29/02/2016

La clef de Gaïa de Lina Lamara

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STUDIO HEBERTOT

 

78bis, bld des Batignolles

 

75017 PARIS

 

 

(M° Villiers ou Rome)

 

loc. 01 42 93 13 04

 

http://www.studiohebertot.com/

 

Pl. 28€ - T.R. 19€

 

- 26 ans : 12€

 

jusqu'au : 1er MAI 2016

 

 

Mise en scène : Cristos Mitropoulos

 

 

avec : Pierre Delaup, Lina Lamara et Marc Ruchmann

 

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( photo : Mathias Benguigui )

 

 

Est-ce le souffle chaud du simoun qui souffle à l'extérieur de cette tente berbère ? … On croit également entendre le crépitement d'un feu.

 

Trois personnages, sont face à nous : un homme et une femme prendront successivement la parole, tandis qu'un musicien les accompagnera sur sa guitare.

 

Une légende ancestrale veut qu'une clef ait jadis été donnée à ceux qui méritaient de découvrir la porte qui s'ouvrirait sur l'abondance, la richesse et l'amour. Pendant oriental de la quête du Graal, preuve que toutes les religions se ressemblent puisqu'elles utilisent les mêmes chemins initiatiques.

 

L'homme nous contera ses voyages, tandis que Gaïa égrènera ses souvenirs d'enfance. Alternance de récits et d'évocation, musique et chants devenant les passerelles permettant que les deux se rejoignent au delà du temps qui passe, des pays et des générations.

 

Gaïa signifie : La Terre, celle des ancêtres qu'il convient de ne pas oublier car en réalité, Lina est née à Lyon et se conformant à la tradition, sa grand-mère lui prépare la tchektchouka dont l'énoncé nous met l'eau à la bouche … En regardant sa petite fille, Mouima constate : " elle a le caractère ! "

 

La petite a un pied dans chaque civilisation et pour faire comme ses petites camarades de classe, réclame une croix pour son anniversaire ! Effarement vite suivi d'un sage conseil, mieux vaut choisir ce bracelet multi-confessionnel, lourd à porter certes mais qui permettra plus tard de choisir en toute connaissance de cause. Bien exceptionnel celui ou celle qui agirait de la sorte !

 

L'homme lui, évoque l'armée et la peur qui emplit l'esprit des combattants un jour ou l'autre …

 

" Ma fleur de grenade, ma belle andalouse " s'extasie l'ancêtre éblouie par sa petite fille qui a perdu l'appétit face à son premier amour. Mouima lui racontera ce qu'elle a vécu quand elle était jeune alors qu'elle s'était amourachée de ce garçon aux cheveux couleur de blé. Puis revenant aux réalités elle lui tendra un fruit en lui précisant,

 

- " mange, tout s'arrange avec une orange ! "

 

Ce spectacle est une oasis qui s'ouvre à nous en ces temps où la compréhension, et l'accueil chaleureux de l'autre n'est pas toujours au rendez-vous. Il nous rappelle que la paix est ce qu'il y a de plus précieux en ce monde. Il ne suffit pour l'entretenir que d'un peu de musique, cette expression universelle, ajoutée à l'écoute attentive de l'autre et d'une dose équivalente d'amour à partager …

 

Simone Alexandre

 

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10:41 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

28/02/2016

La clef de Gaïa ( bande annonce )

 

 

http://www.studiohebertot.com/

15:42 Publié dans Annonces | Lien permanent

27/02/2016

Dialogues d'Exilés de Bertolt Brecht

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LUCERNAIRE

 

53, rue N.Dame des Champs

 

75006 PARIS

 

 

 

(M° Vavin ou N.D. des Champs)

 

loc. 01 45 44 57 34

 

 

 

http://www.lucernaire.fr/

 

Pl. 26€, T.R. 16 & 21€

 

- 26 ans : 11€

 

A 21h du mardi au samedi

 

jusqu'au : 26 MARS 2016

 

 

Traduction : Gilbert BADIA & Jean BAUDRILLARD

 

Mise en scène : Olivier MELLOR

 

avec : Olivier MELLOR ( Ziffel ) - Stephen SZEKELY ( Kalle )

 

Séverin " Toskano " JEANNIARD (direction musicale, contrebasse, shaker, tambourin)

 

Romain DUBUIS (piano, orgue, harmonica)

 

Cyril " Diaz " SCHMIDT (percussions, guitares, grosse caisse)

 

Feat, Stephen SZEKELY (piano)

 

et Olivier MELLOR (sax alto, contrebasse, shaker, percussions)

 

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( photos : Will DUM )

 

 

" Comment s'appelle t'il donc au juste ? " 

 

- subtilité de l'ironie mise à mal par le geste appuyé et répétitif de deux doigts joints, à l'emplacement de la moustache. Impossible de ne pas comprendre de qui il s'agit ...

 

A force de remettre encore et encore le sujet sur le tapis, nous frisons parfois l'overdose, eux aussi du reste mais là, ce sera sur le plan de l'éthylisme car l'action se déroule au sous-sol d'un quelconque buffet de gare où la bière coule à flots.

 

Hitler, on connaît de façon nauséeuse puisque les chaînes télévisuelles nous en rebattent les oreilles et nous en emplissent les yeux à raison de plusieurs émissions par semaine et ce, depuis des décennies. Son propagandiste, Goebbels serait surpris d'apprendre qu'il a fait école dans l'autre sens …

 

Les exilés ? … Le terme est presque devenu obsolète, remplacé par celui de migrants et le problème est omniprésent. Discussions de comptoir en un monde qui s'écroule lorsque les protagonistes sont coincés dans une impasse, celle de l'Histoire qui se vit au jour le jour et que des technocrates n'ont pas su prévoir.

 

Comme toujours chez Brecht, les jugements sont péremptoires et n'ayons pas peur de le dire, manichéens. Il y a ceux dont le raisonnement est juste et puis tous les autres … Le grand Bertolt oubliait une seule chose : rien n'arrive par hasard et nous sommes tous responsables, pour ne pas avoir été suffisamment vigilants quand il le fallait, quand c'était encore possible. Ensuite, viennent les bilans.

 

" L'homme vit de l'homme " … ( et il en meurt aussi )

 

Rencontre improbable ( mais ne le sont-elles pas toutes ? ) entre un physicien - très physique - Ziffel et un très nerveux ouvrier : Kalle, ils ont été l'un et l'autre chassés de leur pays, ce qui les amène à exprimer leur légitime rancoeur.

 

Brecht écrivit ce texte alors qu'il était en exil à New-York et y revint sans cesse durant des années mais n'eut pas le loisir de le porter à la scène …

 

Olivier Mellor a voulu mettre ces écrits en avant, motivé sans doute par cette période de confusion extrême qui s'avère être la nôtre. Donc, entre deux bières, Ziffel et Kalle échangent des propos critiques sur l'époque, la politique et le comportement de tous en général.

 

Ces deux comédiens Olivier Mellor et Stephen Szekely entourés de musiciens poussent aussi la ritournelle sur le répertoire de Brecht et Kurt Weill, bien sûr, mais également en passant par Léo Ferré, Bernard Dimey et quelques autres …

 

Violentes revendications, délires de fin de banquet mais aussi tendre nostalgie sont au rendez-vous.

Les thèmes seront pris à bras le corps avec la visible intention de bousculer les cerveaux embroussaillés ou simplement endormis car si vous avez l'habitude de dormir debout ou assis, croyez moi, ces 5 lascars vous mettront les neurones en ébullition.

 

Cela se passe au Lucernaire, chaque soir du mardi au samedi à 21h, dans la salle Paradis où - contestataires jusqu'au bout - ils ont une pêche d'Enfer !

 

Simone Alexandre

 

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09:20 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent