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15/02/2016

Qui a peur de Virginia Woolf d'Edward Albee

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THEATRE DE L'OEUVRE

 

55, Rue de Clichy

 

75009 PARIS

 

(M° Place de Clichy)

 

loc. 01 44 53 88 88

 

http://www.theatredeloeuvre.fr/

 

Pl. de 17 à 42€

 

- 26 ans : 10€

 

jusqu'au : 3 AVRIL 2016

 

Mise en scène : Alain Françon

 

avec : Dominique Valadié, Wladimir Yordanoff, Julia Faure, Pierre-François Garel

 

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Depuis les années soixante, la façon de percevoir les choses a changé, forcément. D'où le choix fait par Alain Françon de ne pas utiliser l'adaptation de Jean Cau pour lui préférer la traduction de Daniel Loayza, plus proche de nous sans nul doute.

 

A notre regard actuel, les personnages réputés principaux correspondent à un couple d'universitaires volontiers adepte de l'alcoolisme mondain.

 

Il n'est pas rare qu'un homme ( tel George ) ait cherché à construire sa réussite sociale en épousant la fille de son supérieur hiérarchique, croyant ainsi assurer sa carrière.

 

Généralement, au bout de quelques années, l'épouse en question constate le fait et commence à se venger de son mari en le méprisant. Ensuite, elle se permettra quelques incartades … Scénario classique allez-vous dire ?

 

Ce serait faire peu de cas du talent d'Albee !

 

George et Martha rejoignent donc leur domicile vers les 2 heures du matin après une soirée organisée par le doyen de la faculté qui se trouve être précisément le père de la dame en question. Celle-ci lui voue une admiration sans bornes ce qui a pour conséquence de déprécier d'autant son époux. Certaines comparaisons resteront à jamais impossibles …

 

Comme papa a conseillé d'être aimable avec un jeune enseignant ( nouvellement arrivé ) Martha a jugé utile de l'inviter - en compagnie de son épouse - à venir prendre un dernier verre ce, en dépit de l'heure plus qu'avancée de la nuit.

 

Bien entendu, elle n'a pas consulté George avant de prendre cette décision ! Agacement de ce dernier.

Le jeune couple arrive et c'est là que l'action commence réellement. Nous allons ainsi les découvrir tous les quatre.

 

La perfection n'est pas de ce monde et certains s'ingénient à construire des situations scabreuses au possible tout simplement pour se sentir vivre et pouvoir continuer sur la route dont ils ne peuvent sortir … L'invention de fables peut alors servir de palliatif.

 

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( photos : Dunnara MEAS )

 

Eu égard à ceux qui s'apprêtent à découvrir la pièce, je me garderai bien d'entrer dans les détails.

Pour les autres, qui connaissent l'oeuvre d'Albee mais également le film de Mike Nichols lequel opposa de façon épique Elizabeth Taylor et Richard Burton, je dirai que le côté " pauvre type " de George ne correspond pas exactement à Wladimir Yordanoff qui par sa personnalité offre une dimension inusitée au personnage.

 

Dominique Valadié est elle aussi une Martha qui se situe un peu en dehors des normes habituelles ( les conventions ont la vie dure au théâtre ) et se garde bien de jouer la scène d'excessive ivresse dans laquelle la plupart des interprètes se complaisent souvent avec insistance.

 

Mais la surprise est la découverte du jeune couple constitué par Pierre-François Garel et Julia Faure lui, faisant preuve d'une autorité inhabituelle dans le rôle de Nick, tandis que Honey pas mièvre du tout est absolument charmante et certes pas godiche comme on pouvait s'y attendre ...

 

La façon dont ce texte est éclairé mérite donc tout notre intérêt puisque l'équilibre entre les deux couples est ici établi grâce à une analyse psychologique précise. A voir, bien entendu.

 

Simone Alexandre

 

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00:06 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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