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07/02/2016

Poignard de Roberto Alvim

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Théâtre de Belle Ville

 

94, rue du Faubourg du Temple

 

75011 PARIS

 

 

 

(M° Goncourt ou Belleville)

 

loc. 01 48 06 72 34

 

Pl. de 10 à 25€

 

http://www.theatredebelleville.com/

 

A 21h15 du mercredi au samedi

 

Dimanche à 20h30

 

du 27 JANVIER au 14 FEVRIER 2016

 

 

Mise en scène : Alexis Lameda-Waksmann

 

 

 

avec : Adrien Gamba-Gontard, Benjamin Tholozan, Majid Chikh-Miloud, Célia Catalifo, Rachel André, Julien Urrutia, Guillaume Perez & Claire Lemaire.

 

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M.I.A.O.U !  ( cri du chat qui se mord la queue ) -

 

C'est également le nom de la compagnie théâtrale qui nous propose ce " POIGNARD " ajoutant en sous-titre à la pièce : " Il faut parfois se servir d'un poignard pour se frayer un chemin " ( sic )

 

J'ai surtout eu l'impression que cette bande de joyeux drilles utilise volontiers vidéos et micros pour faire passer le message mais c'est dans l'air du temps, allez vous dire ? ...

 

Le thème - lui aussi - est d'actualité ( hélas ) puisqu'il est question de terrorisme et de manipulation émanant du Pouvoir en place. Or ce n'est pas nouveau, nous avons connu Action Directe, la Bande à Baader, les Brigades Rouges et tous ces mouvements inspirés par une idéologie radicale ont fini de manière identique.

 

Eternelle histoire du pot de terre s'opposant au pot de fer ! Les dés sont par avance pipés. Il faut donc une grande naïveté pour se lancer en pareille entreprise or les illusions ont la vie dure.

 

Une promesse de célébrité ? ... Il n'en faut pas plus pour vendre son âme au diable ! Cela aussi n'est pas nouveau.

 

Quand la pièce commence avec en fond sonore un patchwork d'enregistrements destinés à nous plonger dans l'action, les acteurs effectuent ( en direct ) des exercices d'assouplissements, un peu à la façon dont les chanteurs d'opéra se chauffent la voix avant de monter sur scène.

 

" Nous avons besoin d'un nouvel ennemi " déclarera l'un de ceux qui détiennent le Pouvoir et veulent à tout prix le conserver. Cynique mais bien observé car lorsque les ennemis n'existent pas on les invente, on en crée de toutes pièces avec la ferme intention de les éradiquer le moment venu.

Forcément alors, ce que l'on désigne sous le terme de " dégâts collatéraux " risque de répondre " présent "  à l'appel ! 

 

C'est ainsi qu'un père un peu trop machiavélique devra faire le deuil de sa fille qui, sans ses manigances aurait peut-être continué à vivre ?

Du moins, un peu plus longtemps ...

 

Vous l'avez compris, la pièce constitue un réel coup de poignard donné aux consciences. ( à supposer que les hommes politiques en aient une : ce dont il est permis de douter.)

 

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Bien que constituant un formidable " fourre-tout "

( là, je pense plus précisément à cette scène de télé-réalité ) cette pièce est à voir, car son but est bien de dessiller nos yeux, nous qui trop souvent préférons ne rien voir, ne rien entendre et surtout ne rien comprendre afin de poursuivre notre chemin en toute quiétude.

 

Si vous êtes intéressés, faites-vite car le spectacle n'est programmé que jusqu'au 14 février.

 

Simone Alexandre

 

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14:49 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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