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27/10/2015

SAINT-SIMON : MEMOIRES " dans l'intimité du Soleil "

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Théâtre de l'Ile Saint-Louis

 

Paul Rey

 

39, quai d'Anjou

 

75004 PARIS

 

 

 

(M° Pont-Marie)

 

 

loc. 01 46 33 48 65

 

http://www.theatre-ilesaintlouis.com/

 

Pl. 15€

 

Etud. - 25ans : 10€

 

Du mercredi au samedi à 21h

 

Dimanche à 17h30

 

jusqu'au : 20 DECEMBRE 2015

 

De et par Eric CHARTIER

 

 

Seul en scène, sur un plateau complètement nu, hormis ce rideau bleu sur lequel sa haute silhouette se détache, Eric Chartier nous dit ces textes extraits, sélectionnés des Mémoires de Saint-Simon, témoignages d'une époque correspondant à l'apogée de l'Ancien Régime mais sur laquelle il ne manquait pas cependant d'être critique.

 

L'oeuvre de ce mémorialiste est considérable, l'édition complète ne comportant pas moins de dix-huit volumes chez Ramsay et huit dans la prestigieuse collection de la Pléiade … Qui, actuellement peut se vanter d'avoir tout lu ? Car le vidame de Chartres écrivit durant toute sa vie de façon continue si l'on excepte les six mois qui suivirent la mort de son épouse, Marie-Gabrielle de Lorges devenue par ce mariage duchesse de Saint-Simon, qu'il chérissait tendrement.

 

Double et cruel coup du sort, ses deux fils mourront avant lui.

Seule son oeuvre lui survivra. 

 

Vivant dans l'intimité des Grands, caste à laquelle il appartenait depuis que Louis XIII avait distingué son père en 1635 … l'humour féroce de notre auteur n'épargne rien ni personne. Et ce monde ne se donnait visiblement pas les moyens de perdurer.

 

Peu attiré par le métier des armes, la Cour deviendra en quelque sorte son champ de bataille. Il fallait une diction précise pour mettre en valeur ces écrits, ô combien stylés ! 

Eric Chartier s'y emploie, ciselant l'anecdote ou le compte-rendu avec une malicieuse jubilation. Entre chaque récit, l'interprète fait quelques pas en arrière et lui qui, quelques instants plus tôt n'était pas avare de gestes, se croise résolument les bras avant de repartir en une nouvelle narration.

 

C'est ainsi qu'il nous contera les derniers instants de Monsieur, frère du Roi, que nous suivrons le carrosse qui emportait la Reine flanquée des deux favorites du moment, le portrait du duc de Lauzun s'avèrera redoutable et cette parenthèse monarchique se refermera en compagnie de Madame de Chevreuse qui baptisera une chapelle de façon pour le moins iconoclaste ! 

 

A voir et entendre pour le plaisir de plonger dans le climat de cette époque inégalée.

 

Simone Alexandre

 

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11:44 Publié dans THEATRE | Lien permanent

24/10/2015

NEIGE NOIRE variations sur la vie de BILLIE HOLIDAY

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LUCERNAIRE

 

53, rue Notre Dame des Champs

 

75006 PARIS

 

 

( M° Vavin ou N.D.des Champs)

 

loc. 01 45 44 57 34

 

http://www.lucernaire.fr/

 

A 21h. du mardi au samedi

 

A 19h. le dimanche

 

 

Du 21 Octobre au 6 Décembre 2015

 

Durée : 1h.15

 

Texte et mise en scène : Christine POUQUET

 

avec Samantha LAVITAL et Rémi COTTA ou Philippe GOUIN

 

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Un mur de valises … ( en fond de scène ) cliquetis d'une machine à écrire puis des mains apparaissent mimant ces gestes déjà lointains de dactylographe.

 

Billie chante sa solitude a cappella.

 

Son partenaire masculin ( Philippe Gouin ) est un extraordinaire danseur ! A lui seul, il fait mentir le dicton noir affirmant - souvent à juste titre - que les blancs ont le cul vissé.

 

Alternant jeu et chansons, Samantha Lavital raconte la vie de Billie Holiday, mieux, l'incarne sous nos yeux avec brio tant par la voix que par les compositions scéniques qu'elle nous fournit.

 

C'est ainsi que nous ferons la connaissance de sa grand-mère qui compta tant pour elle, jusqu'à ne pouvoir s'en détacher … Image sortie de l'imagination romantique de la chanteuse ? Peut-être, mais qui est lourde de signification.

 

Ne pouvant dormir qu'assise, tout comme Alexandra David-Néel, qui passait ses nuits dans une chaise-longue, sa grand-mère centenaire ne quittait plus son rocking-chair.

 

Le propriétaire blanc, lui avait fait 16 enfants et elle portait les initiales du maître tatouées sur un bras. La petite Billie qui à l'époque se nommait encore Eleonora Fagan fut violée par un voisin à l'âge de dix ans … tandis que sa mère travaillait la nuit dans une maison close.

 

 

Très tôt indépendante, la fillette voulu retrouver son père Clarence Holiday guitariste de jazz dont elle avait sans nul doute hérité du talent et elle partit pour Harlem. Nous allons la suivre dans toutes ses péripéties, et son partenaire incarnera avec brio et une incroyable fantaisie, les personnages masculins croisés par elle, à commencer par Lester Young bien sûr, peut-être le seul sur lequel elle pouvait réellement compter ?

 

 

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Son parcours fut semé d'embûches, en cause : le racisme évidemment, les drogues de toutes sortes dont elle usa et abusa car on ne devient pas chanteuse de jazz en buvant de l'eau pure, avec cette musique qui demande que l'on se surpasse chaque soir ! ...

 

C'est à ce prix qu'elle et beaucoup d'autres ont gagné leur immortalité.

 

Un double et immense bravo en direction de Samantha Lavital dont la voix prenante et le jeu intelligemment mis au point se trouvent mis en valeur par la tourbillonnante fantaisie de son partenaire, Philippe Gouin.

 

 

A voir et revoir ( why not ? ) tant on y prend plaisir.

 

Simone Alexandre 

 

 

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10:11 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

22/10/2015

Neige noire au Lucernaire (annonce)

 

 

http://www.lucernaire.fr/

07:53 Publié dans Annonces | Lien permanent

17/10/2015

ORPHANS de Lyle Kessler

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THEATRE ESSAION

 

6, rue Pierre-au-Lard

 

(angle : 24 rue du Renard)

 

75004 PARIS

 

 

(M° Rambuteau ou Hôtel de Ville)

 

 

loc. 01 42 78 46 42

 

http://www.essaion-theatre.com/

 

Pl. 20€ - T.R. 15€

 

A 21h30, jeudi, vendredi, samedi

 

jusqu'au : 19 DECEMBRE 2015

 

Mise en scène : Sylvy Ferrus

 

avec : Etienne Ménard, Vincent Simon et Bastien Ughetto

 

 

 

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Dès le début, nous faisons la connaissance de Philipp et de sa façon originale ( mais pour le moins agitée ) de regarder la télé. Quand il n'est pas à plat ventre devant le petit écran, il a coutume de se terrer dans un placard en compagnie des vêtements de sa mère. Il est vrai que l'on pallie l'absence comme on peut ... 

 

Arrivée du grand frère : Treat, hyper violent, d'où la nervosité craintive du gamin.

 

" Jamais deux sans trois " un nouveau personnage fera son apparition ivre jusqu'aux cheveux, tenant à peine debout.

 

 

Ce dernier se nomme Harold et pourrait être le père des deux garçons. Il en a l'âge du moins et une sorte de filiation ne tardera pas à se mettre en place. Mais avant cela, Treat qui vit de menus larcins non content d'avoir fait main basse sur la valise du visiteur, lui a dérobé son carnet d'adresses dans la perspective de réclamer une rançon … 

 

En effet, l'homme dûment ligoté sur une chaise, la garde en est confiée au jeune frère mais revenu de son ivresse, Harold ne tardera pas à se libérer et reprendre la situation en mains.

 

Pour tout dire, il éblouit Phillip qui n'a jamais connu que les brutalités de son aîné lequel va être rapidement dépassé par les événements - sans vouloir bien entendu l'avouer - car Harold leur propose un deal. Il va s'installer chez eux et confiera des missions à Treat sous réserve bien entendu qu'il s'en révèle capable. Pécuniairement, le marché est plus qu'avantageux … Seulement voilà, Treat a du mal à canaliser son caractère impulsif et reste pratiquement incontrôlable.

 

 

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Bastien Ughetto (Phillip) son allure juvénile et ses acrobaties, le rendent craquant au possible. Pas étonnant qu'Harold le prenne souvent dans ses bras pour le rassurer et mieux le protéger.

 

Etienne Ménard dans ce rôle de gangster sur le retour sorti de sa scène d'ivresse est de loin, le plus pondéré du trio.

 

Vincent Simon (Treat) joue les grenades dégoupillées de bout en bout ( enfin … presque ) faisant preuve d'un potentiel incroyable d'énergie.

 

La mise en scène de Sylvy Ferrus est nerveuse et diablement efficace ! ...

 

Le texte est violent mais n'exclut pas la tendresse. Voilà une grande et belle pièce comme seuls, savent parfois écrire les auteurs américains.

 

Je ne résiste pas à la tentation d'évoquer cette scène criante de vérité où Treat est confronté dans les transports à un grand black qui confiant en sa stature, prend toute la place, convaincu que personne n'osera s'attaquer à lui. A qui n'est-ce arrivé un jour ? …  ( Heureusement, nous gardons mieux notre self-control que lui. )

 

Pièce à voir et revoir si le coeur vous en dit. Il y a de fortes chances pour que ce soit le cas car personnellement, je m'offrirais bien un " bis " ce qui comme vous pouvez l'imaginer, en fonction des circonstances, n'est pas commun. 

 

Simone Alexandre

 

 

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09:08 Publié dans THEATRE | Lien permanent