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01/09/2015

Le Philosophe et la putain de Jacques Rampal

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Théâtre 13 / Seine

 

30, Rue du Chevaleret

 

75013 PARIS

 

 

(M° Bibliothèque F.Mitterrand)

 

loc. 01 45 88 62 22

 

http://www.theatre13.com/

 

Pl. 26€ - T.R. 17€

 

A 20h du mardi au samedi

 

A 16h le dimanche

 

jusqu'au : 4 OCTOBRE 2015

 

Mise en scène : Elsa Royer

 

avec François Chodat (Antisthène) - Pierre-Yves Desmonceaux (Platon) - Anne Jacquemin (Hariola), Alain Leclerc (Diogène) Christian Pélissier (Cratès) - Françoise Pinkwasser (Hipparchia) Yann Sundberg (Alexandre)

 

Comédie philosophique - CREATION -

 

Durée : 1h45 sans entracte.

 

 

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Diogène, fils de banquier fut un temps esclave puis de nouveau rendu à la liberté passa sa vie dehors - non dans un tonneau comme il est très souvent dit - mais dans une jarre ...

 

Effectivement, ce superbe objet figure au premier plan (côté jardin) surmonté d'une sorte de girouette en forme de chien que le philosophe iconoclaste a baptisé Zeus ! Car Diogène ne craint personne : ni la vie, ni la mort, ni les dieux mais redoute farouchement l'Amour qui transforme les sages en fous.

 

Deux visiteurs se présentent : Antistène et Platon.

Diogène admire fort le premier qui ne vivra plus très longtemps et se querelle avec le second dont il ne partage pas l'option philosophique. Car Diogène hurle son indignation face à ce monde où règne l'injustice et du fond de son abri se persuade qu'il vaut mieux être seul que mal accompagné.

Il repoussera Cratès et Hipparchia qui se targuent d'être ses disciples. Lui qui a tout vu, tout compris ne va tout de même pas se laisser récupérer ! 

 

Son amitié va aux chiens et il prétend leur ressembler. Mais le danger rôde auprès de cet homme qui se veut libre, apparaissant sous les traits d'une prostituée : Hariola dont il repousse obstinément les avances ...

 

 

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 ( photos : Dominique Journet )

 

 

Alexandre le Grand intrigué viendra voir le philosophe lequel le reconnaissant lui dira : " Ote-toi de mon soleil ! " On imagine la surprise du Conquérant ...

Les années s'écouleront, Hariola refera son apparition toujours jeune et belle,( forcément puisque c'est Aphrodite spécialement redescendue de l'Olympe pour lui ) et le vieil homme vaincu plus par les ans que par l'amour rendra son dernier soupir entre ses bras.

 

Cette moderne-comédie-antique écrite en alexandrins dont les vers sont parfois chantés nous enchante naturellement.

Ce Diogène qui ressemble à Verlaine (Alain Leclerc) a la force d'expression, la truculence d'un Pierre Brasseur dont je croyais entendre la voix. J'avoue avoir parfois fermé les yeux pour mieux savourer cette illusion.

 

Avec une interprète aussi belle, talentueuse et charmante que l'est Anne Jacquemin (Horiola) on peine à comprendre que le vieux philosophe ait pu lui résister.

Le jeu de Yann Sundberg (Alexandre) est certes un peu léger mais comment pourrait-il en être autrement face à la puissance d'expression de l'homme auquel il donne la réplique ?

 

 

Tous les autres partenaires  : Christian Pelissier (Cratès) et Françoise Pinkwasser : (Hipparchia) jouent parfaitement leur partition avec cependant une très légère réserve en direction de Pierre Yves Desmonceaux (Platon) lequel fait un peu trop entendre la rime à mon oreille exigeante …

 

Le tout étant d'une tenue impeccable, agréable à voir et entendre tout en restant distrayant. Nous n'en attendions pas moins de cet auteur.

 

Simone Alexandre

 

 

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10:43 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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