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26/07/2015

NOI DUE de Dominique Pacitti

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ESSAION

 

6, rue Pierre-au-Lard

 

75004 PARIS

 

 

(M° Rambuteau ou Hôtel de Ville)

 

loc. 01 42 78 46 42

 

http://www.essaion-theatre.com/ 

 

Pl. 20€ - T.R. 15€

 

jeudi, vendredi, samedi à 19h30

 

 

jusqu'au : 5 Septembre 2015

 

Texte et mise en scène : Dominique Pacitti

Collaboration à l'écriture : Valérie Baurens et Maria Pitarresi

également interprètes des rôles de Elisabetta et Alessia.

 

 

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Parodiant Montaigne, chacune de ces deux femmes aurait pu dire,

 

-  " Parce que c'était ELLE, parce que c'était moi  " …

 

Histoire d'une amitié avec un grand A qui perdurera en dépit de l'absence, de la route empruntée par chacune. 

 

Tout a commencé sur les bancs de l'école, dans une pension religieuse où elles partagèrent facéties de gamines et punitions collectives. Bien que de tempérament différent, leur démarrage dans la vie fut donc identique, ce qui crée - parfois - des liens indéfectibles. 

 

Si " les voies du Seigneur sont impénétrables " celles du sentiment amoureux le sont tout autant.

 

Or, qu'on le veuille ou non, la société est là, qui nous impose ses règles et cette histoire commence durant les années 60, époque à laquelle les filles étaient formatées de façon identique. 

 

Une chose est certaine, elles voudront l'une et l'autre briser ce carcan tout en conservant le lien de façon épistolaire dans l'attente de retrouvailles.

 

Elisabetta multiplie les aventures amoureuses avec des compagnons de passage ainsi que les voyages, tandis qu'Alessia, plus secrète, plus tourmentée aussi, restera longtemps à Rome avant de décider de se rendre à Paris et d'y apprendre l'art théâtral, son amie ayant un temps rêvé d'une carrière d'actrice avant que la maladie compromette ses projets. 

 

Mais n'était-ce pas une façon de s'identifier à celle qui lui manque et son but ( peut-être inconscient ) ne fut-il pas de l'éblouir ? … 

Car Elisabetta s'est finalement mariée tandis que son ombre ( Alessia ) suivait une psychothérapie alors que sa vie était parsemée d'expériences unisexe ce qui ne la consolait pas pour autant.

 

Elle tournera un film et le succès se trouvant incroyablement au rendez-vous, Elisabetta va brusquement voir son amie avec d'autres yeux …

 

Je vous laisse découvrir la suite.

 

Féminines au possible, les deux comédiennes sont superbes. Les indications scéniques de Dominique Pacitti sont empreintes de délicatesse et même ceux qui refusent de comprendre certaines choses ne pourront qu'être séduits.

 

Voilà un beau texte émouvant ( ô combien ! ) qui en déroutera peut-être certains mais qui mérite d'être connu à une époque où beaucoup prônent la liberté de vivre autrement, à la seule condition de ne pas être concernés de trop près.

 

Simone Alexandre

 

 

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14:17 Publié dans THEATRE | Lien permanent

24/07/2015

ANNE BAQUET Non, je ne veux pas chanter

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LUCERNAIRE

 

53, rue Notre Dame des Champs

 

75006 PARIS

 

 

(M° N.D.des Champs)

 

loc. 01 45 44 57 34

 

 

http://www.lucernaire.fr/

 

 

Pl. 10 à 25€

 

 

du mardi au samedi à 19h

 

le dimanche à 15h

 

 

jusqu'au : 9 AOUT 2015

 

De et avec Anne BAQUET

 

accompagnée au piano par Grégoire BAUMBERGER

 

mise en scène : Claudine ALLEGRA

 

lumières : Jacques ROUVEYROLLIS

 

 

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Cela fait un bon nombre d'années que je suis attentive à la carrière d'Anne Baquet aussi puis-je vous dire que cette artiste est en constante évolution, fait assez rare pour être souligné.

 

 

" Toujours plus haut " semble être la devise de cette soprano et la dame ne cesse de peaufiner son Art qui du reste, est multiple.

 

 

Aussi quand elle affirme " Non, je ne veux pas chanter " entendez qu'elle ne veut pas seulement chanter car elle sait également danser et pratique la facétie humoristique comme personne.

 

Le spectacle commence par un classicisme décalé en un océan de velours rouge lequel est destiné à dévoiler une belle complicité …

 

La langue russe riche en voyelles, favorisant l'art lyrique, Anne se transformera en Zemphira personnage de l'opéra de Serge Rachmaninov sur un livret écrit par Pouchkine intitulé " Aleka " ouvrage peu connu en France il est vrai, mais qui donne un aperçu des possibilités de l'interprète à supposer qu'elles aient encore besoin d'être prouvées ! 

 

Comme ce spectacle est éclectique, le style changera, la langue aussi bien sûr et le répertoire français cette fois se voudra plus primesautier voire coquin, parfois.

 

Le pianiste ( virtuose devrais-je dire ) Grégoire Baumberger, l'accompagne également de ses mimiques participatives et prouvera même qu'il sait chanter, de même qu'il l'a suivra un peu plus tard en une sorte de chorégraphie à deux où les conseils de Claudine Allegra s'avèreront judicieux.

 

C'est drôle de bout en bout, la technique est irréprochable, le professionnalisme évident et l'on passe en leur compagnie un excellent moment. Voilà de quoi réjouir ceux qui restent à Paris mais également ravir le touriste. Par conséquent : à ne pas manquer. 

 

Simone Alexandre

 

 

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09:04 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

21/07/2015

Le rêve d'un homme ridicule de Dostoïevski

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Théâtre de Belle Ville

 

94, rue du Fbg du Temple

 

75011 PARIS

 

 

(M° Belleville)

 

 

loc. 01 48 06 72 34

 

http://www.theatredebelleville.com/

 

Pl. 25€ - T.R. 15€ 

- de 26 ans : 10€

 

Mercredi, jeudi à 21h15

 

Vendredi, samedi : 19h15

 

 

Traduction : André Markowicz

 

Adaptation et interprétation : Jean-Paul Sermadiras

 

Mise en scène : Olivier Ythier

 

Collaboration artistique : Gilles David, sociétaire de la Comédie Française.

 

 

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Avec sa belle gueule de christ qui aurait eu le temps de vieillir, Jean Paul Sermadiras vient à nous en affirmant de façon surprenante :  " Je suis un homme ridicule. "

 

Les autres sont parvenus à l'en convaincre !

 

 

Au début, cela le rendait malheureux mais peu à peu, il s'est fait à cette idée, a fini par l'accepter, en a admis le principe puis s'est considéré comme tel.

 

 

Il ajoutera même : " Je ne me fâche plus, maintenant je les aime tous et même quand ils se moquent de moi. "

Ne croyez surtout pas qu'il soit stupide ! Bien au contraire …

 

 

C'est en quelque sorte une épreuve initiatique à laquelle il se soumet de bon gré car finalement, si on veut bien y réfléchir … rien n'a d'importance; le préjudice n'existe que parce qu'on le reconnaît, parce qu'on l'identifie ainsi.

 

Oh, certes ! il a fallu passer par une phase de désespoir, par cette intention de suicide. A quoi bon rester en un monde qui le rejetait ?

 

Et puis un jour, il fera une rencontre qui sera décisive pour lui. Il comprendra qu'il faut rompre avec ce nombrilisme mortifère et s'ouvrir enfin aux autres. Car finalement, tout n'est qu'apparence, où commence le rêve, ou finit la réalité ?

 

Dostoïevski explore ici la psyché humaine, l'individu ne saurait s'accepter qu'en empruntant le chemin qui mène à la transcendance. Il ne peut autrement se réhabiliter à ses propres yeux.

 

Nous autres, spectateurs nous laissons peu à peu happer par ce texte lourd de signification, par l'engagement tant moral que physique du comédien. Nous sortirons du lieu, l'esprit envahi de réflexions ...

 

 

L'auteur avait ce don de rendre ses lecteurs plus intelligents et les soins conjugués d'André Markowicz et de Jean-Paul Sermadiras parachèvent la démarche. Ce qui nous est donné à voir et entendre fait bien plus que mériter le détour !

 

Simone Alexandre

 

 

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10:45 Publié dans THEATRE | Lien permanent