Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/07/2015

Le rêve d'un homme ridicule de Dostoïevski

Aff.Dostoïevski.jpg

 

 

Théâtre de Belle Ville

 

94, rue du Fbg du Temple

 

75011 PARIS

 

 

(M° Belleville)

 

 

loc. 01 48 06 72 34

 

http://www.theatredebelleville.com/

 

Pl. 25€ - T.R. 15€ 

- de 26 ans : 10€

 

Mercredi, jeudi à 21h15

 

Vendredi, samedi : 19h15

 

 

Traduction : André Markowicz

 

Adaptation et interprétation : Jean-Paul Sermadiras

 

Mise en scène : Olivier Ythier

 

Collaboration artistique : Gilles David, sociétaire de la Comédie Française.

 

 

JP-Sermadiras.jpg

 

 

 

Avec sa belle gueule de christ qui aurait eu le temps de vieillir, Jean Paul Sermadiras vient à nous en affirmant de façon surprenante :  " Je suis un homme ridicule. "

 

Les autres sont parvenus à l'en convaincre !

 

 

Au début, cela le rendait malheureux mais peu à peu, il s'est fait à cette idée, a fini par l'accepter, en a admis le principe puis s'est considéré comme tel.

 

 

Il ajoutera même : " Je ne me fâche plus, maintenant je les aime tous et même quand ils se moquent de moi. "

Ne croyez surtout pas qu'il soit stupide ! Bien au contraire …

 

 

C'est en quelque sorte une épreuve initiatique à laquelle il se soumet de bon gré car finalement, si on veut bien y réfléchir … rien n'a d'importance; le préjudice n'existe que parce qu'on le reconnaît, parce qu'on l'identifie ainsi.

 

Oh, certes ! il a fallu passer par une phase de désespoir, par cette intention de suicide. A quoi bon rester en un monde qui le rejetait ?

 

Et puis un jour, il fera une rencontre qui sera décisive pour lui. Il comprendra qu'il faut rompre avec ce nombrilisme mortifère et s'ouvrir enfin aux autres. Car finalement, tout n'est qu'apparence, où commence le rêve, ou finit la réalité ?

 

Dostoïevski explore ici la psyché humaine, l'individu ne saurait s'accepter qu'en empruntant le chemin qui mène à la transcendance. Il ne peut autrement se réhabiliter à ses propres yeux.

 

Nous autres, spectateurs nous laissons peu à peu happer par ce texte lourd de signification, par l'engagement tant moral que physique du comédien. Nous sortirons du lieu, l'esprit envahi de réflexions ...

 

 

L'auteur avait ce don de rendre ses lecteurs plus intelligents et les soins conjugués d'André Markowicz et de Jean-Paul Sermadiras parachèvent la démarche. Ce qui nous est donné à voir et entendre fait bien plus que mériter le détour !

 

Simone Alexandre

 

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

 

 

10:45 Publié dans THEATRE | Lien permanent

Les commentaires sont fermés.