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10/06/2015

LE ROI BOHEME de Stanislas Cotton

 

 

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LUCERNAIRE

 

53, Rue Notre Dame des Champs

 

75006 PARIS

 

 

(M° Vavin ou N.D.des Champs)

 

Loc. 01 45 44 57 34

 

http://www.lucernaire.fr/

 

Pl. 25€ - T.R. 10 à 20€

 

- 26 ans : 10€

 

THEATRE CONTEMPORAIN

 

Auteur : Stanislas Cotton

 

Mise en scène : Vincent Goethals

 

avec : Sébastien Amblard

 

Salle : PARADIS (49 places)

 

A 19h du mardi au samedi

 

jusqu'au : 8 AOUT 2015

 

 

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Apprenti chausseur : il faut être verni pour décrocher un poste comme celui-là ! ironise le jeune homme. Juché sur son socle cylindrique ( sorte de boussole dont l'aiguille cherche vainement le nord ) il attend le client ou plus exactement la cliente puisqu'il s'agit d'une boutique de chaussures pour dame dont le propriétaire est un certain Lampadaire. ( jusqu'ici c'est clair, tout va bien. ) Il baille un peu en attendant jusqu'à ce que ( et, ultime précision, c'était un 25 avril à 16h ) une jeune personne tombe en admiration devant une paire de mules rouges satinées. Crac ! c'est l'immédiat coup de foudre.

 

Aurélio ( car il se nomme ainsi ) est fasciné par le pied mignon de la cliente qui en outre possède de magnifiques yeux bleus. Une femme comme cela, mériterait d'être suivie au bout du monde ! C'est ce qu'il va faire ( ou presque ) en plantant là son Lampadaire de patron ( quel autre sort peut-on avoir avec un nom pareil ? ) et il va suivre puis aborder la jeune personne pour l'inviter à boire une menthe à l'eau.

 

Rêveur et complètement inconscient, l'apprenti reviendra le lendemain au magasin où il se fera " passer un savon de première ! " mais son employeur magnanime le conservera sous réserve qu'il ne recommence pas, bien entendu.

 

Certains disent " je pardonne mais je n’oublie pas ", et c'est exactement ce qui va advenir car au premier dérapage langagier avec une cliente, ce sera le licenciement. Aurélio pense toujours à Camélia, se remémore les courts instants qu'ils ont passé ensemble mais l'endroit où elle avait précisé travailler est fermé et il désespère de la revoir un jour tout en espérant dans le même temps, un coeur amoureux étant bien souvent contradictoire ! ...

 

Et là, les jours, puis les semaines, puis les mois vont passer. Comme Aurélio ne travaille plus, il se fera expulser de son domicile, et ce sera la déchéance pour avoir trop rêvé à un monde où le rêve n'a plus sa place.

 

Le comédien Sébastien Amblard ( qui chante aussi ) fait preuve d'une fantaisie à toute épreuve.

Tour à tour primesautier, lunaire bien entendu, révolté puis désespéré, il déploie un jeu contrasté qui fait ici merveille en prouvant qu'il possède une belle maîtrise de ces multiples modes d'expression.

 

Le texte imagé au possible est mis en valeur par une mise en scène précise. Un seul reproche : c'est trop court car au bout d'une petite heure le spectateur se retrouve invité à sortir alors qu'il serait bien resté auprès de ce personnage attachant comme rarement.

 

Simone Alexandre

 

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11:58 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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