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08/06/2015

Double assassinat dans la rue Morgue d'après Edgar Allan Poe

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THEATRE DARIUS MILHAUD

 

80, allée Darius Milhaud

 

75019 PARIS

 

 

 

(M° Porte de Pantin)

 

loc. 01 42 01 92 26

 

http://www.theatredariusmilhaud.fr/

 

Pl. 10 à 18€

 

actuellement chaque samedi à 18h.30

 

et du 9 Juillet au 1er AOUT 2015

les jeudi, vendredi, samedi à 20h30

 

 

Traduction : Charles Baudelaire

 

Adaptation : Pascal Montel

 

Mise en scène : Pascal et Marie-Martine Montel

 

avec Nathalie Arnoux, Ophélie Montel, Marie-Martine Montel, Dominique Delaroche, Michel Miramont, Pascal Montel.

 

 

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Rue Morgue, quel nom prédestiné ! 

 

Le talentueux Edgar Allan Poe situe cette ténébreuse affaire en un lieu hypothétique de ce Paris du XIXème siècle où les vendeurs de journaux clament encore à la sauvette les titres de la Gazette des Tribunaux que les passants friands de faits divers s'arrachent à qui mieux mieux ...

 

C'est qu'un double effroyable meurtre vient d'être commis en ce « quartier St-Roch » précise l'auteur qui semble n'avoir jamais consulté un plan de la Ville-Lumière, laquelle du reste et en tout état de cause ne méritait pas encore ce titre. L'horreur à l'état pur ! D'effroyables cris en provenance de l'immeuble où logeaient les dames L'Espanaye ( mère et fille ) ont attiré l'attention des voisins et autre passants. 

 

Le gendarme qu'on est allé quérir a dû forcer la porte à l'aide d'une baïonnette et non d'une pince comme le prétendirent certains … C'est là, que guidés par les voix, les sauveteurs en puissance se retrouvèrent au dernier étage de l'immeuble où un spectacle apocalyptique les attendait.

 

Tout le mobilier était sens dessus dessous, un rasoir taché de sang traînait sur une chaise, une longue mèche de cheveux gris assortie d'un lambeau de chair gisait au sol et l'on découvrit en premier, le corps de la plus jeune femme, ( étranglée ) coincé dans le conduit de la cheminée, la tête en bas. Il fallut plus de deux hommes pour l'en extirper !

 

Quant à la mère, elle fut découverte quelques instants plus tard dans la cour située à l’arrière de l'immeuble et sa tête se détacha de son corps à peine touché.

 

Comment les assassins avaient-ils pu sortir sans qu'on les vît ? La police n'y comprenait rien. Et pourtant la toiture, le plancher, chaque mur, tout fut sondé. Sans les cris entendus ont aurait pu croire que Satan lui-même était l'auteur de tels actes.

 

 

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Aussi, devant une telle invraisemblance, Auguste Dupin ( ce Sherlock Holmes avant l'heure ) ne pouvait que s'intéresser à l'affaire.  Ami du préfet de police, il obtint sans difficulté l'autorisation de se rendre sur les lieux. Il faut croire qu'à l'époque l'administration était plus diligente que maintenant car accompagné d'un ami ( qui dans le livre se trouve être également le narrateur ) sa devise : " observation, réflexion, déduction " trouva sans plus de délai à s’exercer.

 

Une foule de témoins fut bien évidemment entendue. Non pas témoins oculaires mais auditifs et en contradiction du moins partielle, comme tout témoin qui se respecte.

 

 

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( photos : Cie Neo Vent ) 

 

Le sieur Dupin ne mettra pas un très long temps à démêler l'écheveau de l'énigme qu'il serait criminel, convenez-en, de vous révéler ici Et même si d’aventure, ayant déjà lu la trilogie, vous connaissez l’issue de cette affaire, la façon dont elle est ici traitée vous fera presque oublier son caractère macabre tout en vous amusant.

 

 

Le décor est simple mais ingénieux, les costumes sont beaux, les comédiens font preuve d'une diction parfaite ( c'était jadis le b.a-ba du théâtre mais désormais il convient de saluer le fait quand par hasard on le rencontre … ) bref, grâce par ailleurs à la musique et aux chants dont chaque tableau est pourvu, nous passons en leur compagnie un excellent moment. Aussi ne manquez pas ce rendez-vous ! 

 

Simone Alexandre

 

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13:32 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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