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11/05/2015

Brassens, lettres à Toussenot

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Le Guichet Montparnasse

 

15, rue du Maine

 

75014 PARIS

 

 

(M° Montparnasse-Bienvenue)

 

 

tél. 01 43 27 88 61

 

http://www.guichetmontparnasse.com/

 

Pl. 20€ - T.R. 15€

 

4 spectacles : 40€

 

2 spect. le même soir : 30€

 

A 19h : vendredi & samedi

 

A 15h le dimanche

 

 

jusqu'au : 14 JUIN 2015

 

 

Adaptation et mise en scène : Vincent Mignault & Nicolas Fumo

avec Vincent Mignault, Laure-Estelle Nézan, Nicolas Fumo & Amélie Legrand

 

 

Depuis que de plus en plus souvent l’aspect commercial prend le pas sur la démarche et les qualités artistiques des spectacles,  il est devenu fort courant d'entendre à la fin le commentaire suivant, 

 

- " si vous avez aimé dites-le autour de vous, dans le cas contraire … bouche cousue ! " Cette fois, le terme " omerta  " fut carrément utilisé. 

 

Dois-je rappeler à nos bien aimés interprètes que s'ils ont eu le courage de monter sur scène pour s'exposer au regard des autres, ils doivent jouer le jeu jusqu'au bout ?

Par-delà le regard, il y a le regard critique, et cette dernière ne saurait rester la muette du sérail.

 

Voilà, cela faisait un moment que je voulais le dire et la coupe étant pleine, cette fois c'est fait. 

 

Ce spectacle fut monté avec l'autorisation du neveu de Georges Brassens en sa qualité d'ayant-droit de l'artiste. Or en principe, qui dit correspondance dit échange, dialogue écrit. Ici, nous n'avons que les lettres envoyées par le grand Georges alors en pleine dèche, c'est à dire avant que Patachou ne lui donne sa chance au demeurant bien méritée, comme chacun le reconnaîtra.

 

Les mails n'existaient pas encore et les échanges alors étaient plus confidentiels qu'actuellement, moins rapides aussi (forcément). Cela dit, il semble que se sachant malade, Brassens ait détruit les lettres qu'il recevait (à moins qu'il l'ait fait à mesure ?) ; nous nous contenterons donc de ce témoignage unilatéral, un peu à sens unique.

 

Vincent Mignault est censé incarner Brassens. Aucune ressemblance, ni au physique ni quant à la couleur de la voix et son mode d'expression reste assez linéaire.

 

Laure-Estelle Nézan figure une Muse plus que primesautière, multipliant les pitreries et comme c'est elle qui « véhicule » les chansons, il eut peut-être fallu qu'elle pensât à placer sa voix au préalable ? … J'avoue avoir un peu souffert ! 

 

Nicolas Fumo  lors de ses interventions ponctuelles est un Roger Toussenot d'une surprenante élégance, aux gestes un peu précieux ; il est vrai que le personnage est peu connu et par conséquent bénéficie du doute quant à la véracité de l'incarnation.

 

Une Succube (?) incarnée par Amélie Legrand viendra faire diversion.

 

Peut-être durant mon adolescence ai-je trop écouté Brassens ce qui me rend plus exigeante ? Et comme disait non plus le grand Georges mais le Grand Maurice : " si vous n'aimez pas ça, n'en dégoûtez pas les autres " aussi vous conseillerai-je d'aller sur place forger votre propre opinion, tout en ajoutant que la presse doit pouvoir s'exprimer sans contrainte puisque nous sommes là, pour ça. 

 

 

Simone Alexandre

 

 

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13:29 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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