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15/04/2015

L'homme de paille de Georges Feydeau

Farlane-h.jpg

 

LUCERNAIRE

 

53, Rue Notre Dame des Champs

 

75006 PARIS

 

 

(M° Vavin / N.Dame des Champs)

 

 

loc. 01 45 44 57 34

 

 

http://www.lucernaire.fr/

 

Pl. 25€ - T.R. 10 à 20€

 

- 26 ans : 10€

 

A 18h30 du mardi au samedi

 

 

jusqu'au : 13 JUIN 2015

 

 

Mise en scène : Benjamin Moreau

 

avec Bruno Blairet (Salmèque)

 

& Frédéric Le Sacripan (Farlane)

 

 

 

Homme-de-paille-1.jpg

 

" L'homme est une femme comme les autres  " 

 

Le problème posé de la sorte, j'ai la tentation d'alerter,

- Attention ! la récupération n'est pas loin ...

Car c'est un vice de notre époque que de vouloir prêter des sentiments actuels aux auteurs du passé.

 

Restons lucides et examinons cette évidente pochade sous l'angle du plaisir et tout le monde y trouvera son compte. Feydeau n'avait que 23 ans quand il écrivit cette piécette, mais " déjà Napoléon perçait sous Bonaparte "  critique acerbe de la société, dérision dévastatrice, le tout recouvert d'une bonhommie de surface. 

 

N'oublions pas que la baronne Dudevant ( Georges Sand si vous préférez ) adorait s'habiller en homme alors pourquoi pas l'inverse ? Certes, cela était vu et analysé comme du travestissement or le personnage ayant marqué la littérature de son époque, il semble logique qu'elle ait pu sinon influencer, du moins inspirer notre vaudevilliste en herbe. Chaque avers a son revers !

 

Cette rencontre d'antichambre commence par l'arrivée de Farlane, jeune gommeux entiché de lui-même, à la recherche d'une bonne fortune.

 

Or précisément, en cette époque où les femmes n'avaient nulle place en politique, l'une d'elles va au moyen d'une annonce solliciter la venue providentielle d'un homme de paille, lequel lui permettra ensuite de tirer les ficelles tout à son aise, l'homme de paille remplissant pleinement son office.

 

On imagine que les candidats furent nombreux et sans doute que quelques années plus tard, expérience aidant, notre auteur aurait fait durer le plaisir plus longtemps au moyen de multiples péripéties non limitées à l'intervention de ces deux seuls personnages là.

 

Car voici le second, physiquement plus rustique que le précédent répondant au doux nom imagé de Salmèque et c'est à cet instant précis que l'invraisemblance se fera plus grande encore.

 

Ces deux finauds vont imaginer l'un et l'autre que le vis à vis est une femme déguisée en homme. Nous autres spectateurs avons plus de mal à partager cette vision …

 

 

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 ( photos : Florence Fouin Jonasse )

 

 

Puisque nous ramenons tout à l'époque actuelle, et que les costumes n'appartiennent pas précisément au XIXème siècle, pourquoi alors ne pas avoir adopté des tenues unisexe moins typiquement masculines que celles-ci, lesquelles auraient aidé à entretenir l'illusion ? 

 

Au lieu de cela le metteur en scène et scénographe a opté pour la farcesque invraisemblance. C'est un parti-pris respectons le à ce titre mais en ce cas, il eut fallu que nos deux compères portassent d'énormes verres de myopes ! 

 

N'importe, nous sommes venus pour rire, rions donc et de bon coeur, portés par l'humour de Feydeau. Mais quand même, ces moustaches …

  

Simone Alexandre

 

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

 

 

16:10 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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