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26/03/2015

Le Banquet d'Auteuil de Jean-Marie Besset

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THEATRE 14

 

20, Avenue Marc Sangnier

 

75014 PARIS

 

 

(M° Porte de Vanves)

 

Loc. 01 45 45 49 77

 

theatre14.fr

 

Pl. 25€ -T.R. 18€ -

 

-26 ans, chômeurs : 11€

 

A 20h30 : mardi & vendredi

 

A 19h : mercredi & jeudi

 

A 16h & 20h30 le samedi

 

 

jusqu'au 25 AVRIL 2015

 

 

Mise en scène et scénographie : Régis de Martin-Donos

 

avec Jean-Baptiste Marcenac (Molière) - Hervé Lassince (Chapelle) - Félix Beaupérin (Baron) - Frédéric Quiring (Lully) - Quentin Moriot (Osman) - Roman Girelli (Jonsac) - Grégory Cartelier (Nantouillet) -Dominique Ratonnat (Dassoucy) - Antoine Baillet-Devallez (Pierrotin) - Alain Marcel (Cyrano) 

 

 

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Après Mauriac, c'est à Molière qu'échoit le triste privilège d'être soupçonné de gaytitude ! … ( pire que soupçonné, formellement inculpé ! ) Oui, nous savions déjà que l'époque est propice à de telles récupérations, tant il est vrai que l'on fait dire aux textes ce qu'on souhaite y trouver.

 

Donc, Molière las des infidélités d'Armande aurait décidé de tourner le dos ( … ) à ce que l'on nomme communément le beau sexe pour se pencher vers l'autre ? Jean-Marie Besset n'y était pas, nous non plus, l'affirmation est donc gratuite.

Du reste, peu nous chaut puisque ce qui nous intéresse n'est pas l'homme mais ses écrits. Que cette hypothèse ait donné lieu à un spectacle ludique, le fait est indéniable bien que j'aie quelque peine à me résoudre à supporter les libertés prises avec les costumes ( quand les acteurs bien sûr, ne s'offrent pas à nos yeux dans le plus simple appareil, ce qui est une manière de résoudre la question. )

 

Un autre détail m'a interpellée et ce n'est pas la première fois que j'assiste à ce qui me semble constituer une pure et simple aberration : quand les hommes n'avaient pas encore contracté l'habitude de sortir tête nue, une élémentaire politesse voulait que par égard pour son hôte on retirât son chapeau en pénétrant dans une maison; n'en est-il pas de même pour une épée laquelle de surcroît est ici glissée dans la ceinture, la lame à nu. ( baudrier et fourreau étant ici purement et simplement oubliés, abandonnés au magasin des accessoires ) Un peu de crédibilité messieurs ! ... ( pardon si je me trompe ) 

 

 

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 ( photos : LOT )

 

 

Certes, la pièce est bien écrite et la mise en scène rondement menée, c'est juste le prétexte qui semble à tout le moins fallacieux. En effet, Molière bisexuel, pourquoi pas ? Mais à présumer que ce fût vrai, s'il n'a pas jugé utile d'en faire mention dans ses écrits pourquoi ne pas respecter sa volonté ? De même qu’il importe de s’insurger chaque fois que l'Etat s'immisce dans nos vies privées, nul besoin d'accepter que, quelques siècles plus tard, de semblables allégations voient le jour sans que l'intéressé puisse se justifier. Nous mettrons cela, par charité, par retenue, par souci d’élégance, sur le compte de la licence littéraire, qui est la seule excuse envisageable.

 

Voilà, c'est à peu près tout ce que j'avais à dire concernant un spectacle ni pire ni meilleur que les autres mais qui m'a quand même quelque peu agacée, soucieuse que je suis du respect de la vie privée, fût-ce : post mortem.

 

Simone Alexandre 

 

 

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10:41 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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