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06/03/2015

Vincent de Leonard Nimoy

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CINE XIII THEATRE

 

1, Avenue Junot

 

75018 PARIS

 

 

(M° Lamarck-Caulaincourt)

 

Loc. 01 42 54 15 12

 

http://www.cine13-theatre.com/

 

Pl. 26€ - T.R. 18€

 

- 26 ans : 13€

 

(pas de T.R. durant le W.E)

 

Du mercredi au samedi : 19h.ou 21h

 

Dimanche : 15h. ou 17h.

 

Première mondiale en français ! 

 

Ecrit par : LEONARD NIMOY

 

Mise en scène par : PAUL STEIN

 

avec : JEAN-MICHEL RICHAUD

 

Du 4 Mars au 4 Avril 2015

 

 

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Ce monologue a gagné ses lettres de noblesse en 2012 sur la scène du VS Theater de Los Angeles où il fut donné à guichet fermé durant 14 semaines. Après une tournée effectuée ensuite au travers des Etats Unis il nous est permis de le découvrir du 4 mars au 4 avril prochain au théâtre Ciné XIII.

 

Dire à quel point la prestation de Jean-Michel Richaud est affûtée, constituerait un euphémisme !

Pour nous, et durant 1h10, il est Théo, frère de Vincent Van Gogh en un décor minimaliste avec projection de dessins et autres toiles, essentiellement des autoportraits de Vincent que nous connaissons tous bien sûr mais qu'il nous plait de retrouver.

 

Ce que fut la vie de cet être tourmenté, incompris, Théo s'ingénie à nous le raconter. 

Nous constatons une fois de plus que le génie flirte souvent avec la folie mais folie créatrice, insatiable, sorte de monomanie qui balaie tout pour s'exprimer.

 

Avant même de naître, Vincent Van Gogh était marqué d'un sceau tragique car ses parents lui donnèrent le même prénom que ce frère mort-né, un an auparavant - jour pour jour - et cet héritage fut lourd à porter !

 

Foncièrement mystique, Vincent voulut être pasteur et s'installa dans le Borinage, là où le coudoiement de la misère justifiait son choix. Il alla même jusqu'à descendre dans la mine mais ses positions radicales mal perçues, le disqualifièrent ce qui constitua un drame pour lui qui avait sans cesse besoin de se sentir utile aux autres. Le dessin puis la peinture le sauvèrent partiellement du désespoir que les déconvenues amoureuses avaient contribué à aggraver.

 

Ce peintre en véritable Icare recherchait constamment la lumière et quitta les brumes du Nord pour s'installer en Arles mais ses extravagances ajoutées aux écarts de conduite de Gauguin qu'il avait fait venir auprès de lui tant celui-ci l’avait subjugué le livrèrent à la vindicte publique. 

Une pétition constituée de 80 signatures adressée au maire déclencha son internement.

 

Son frère Théo qui l'avait constamment pris en charge, ne pouvait cependant enrayer le cours funeste de ce destin.

Après une altercation plus violente que les autres entre Gauguin et Vincent, ce dernier s'était coupé une oreille et devait plus tard se tirer une balle en pleine poitrine concrétisant ainsi sa résolution à " réussir sa propre mort."

Le docteur Gachet qui le suivait depuis longtemps ne put rien faire et Vincent expira sous les yeux désespérés de son frère.

 

Trop affecté pour prononcer l'éloge funèbre lors de la cérémonie d'enterrement, une semaine plus tard, Théo dans un but de réhabilitation, loua une salle de conférence à Paris afin d'y convier artistes, amis, tous ceux qui compatissaient à la disparition de Vincent.

 

Six mois plus tard, âgé seulement de 34 ans, fauché par la maladie, ce même Théo devait rejoindre son frère bien aimé au cimetière d’Auvers-sur-Oise, laissant derrière lui une épouse et un enfant en bas âge. 

 

 

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 ( photos : Yana Gorskaya )

 

 

Supplément d'émotion, l'auteur de ce texte écrit à partir d'une nombreuse correspondance (1670 pages consultées, étudiées scrupuleusement) nous a quittés fin février suite à une infection pulmonaire ; les croyants sont convaincus que les deux frères furent là pour l'accueillir avec une reconnaissance bien méritée.

Amoureux de l'oeuvre de Vincent Van Gogh ne manquez pas ce rendez-vous ! 

  

Simone Alexandre

 

 

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10:02 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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