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27/02/2015

Les larmes amères de Petra von Kant de R.W.Fassbinder

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THEATRE de l'OEUVRE

 

55, rue de Clichy

 

75009 PARIS

 

 

(M° Place de Clichy)

 

loc. 01 44 53 88 88

 

http://www.theatredeloeuvre.fr/

 

Pl. 17 à 42€

 

A 21h. du mardi au samedi

 

A 16h. le dimanche

 

 

d'après la traduction de Mathieu Bertholet

 

Mise en scène : Thierry de Peretti

 

 

avec : Valeria Bruni Tedeschi, Zoé Schellenberg, Kate Moran, Lolita Chammah, Sigrid Bouaziz, Marisa Borini

 

 

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Vu de mon strapontin,

 

 

- " dos mal assis n'a pas d'oreilles " disait Francisque Sarcey, 

 

a contrario, cela aurait plutôt pour effet d'aiguiser mon attention ...

 

La salle était archi-comble hier soir, quand j'ai assisté à la représentation de cette pièce bien connue, vue et revue mais dont on ne se lasse jamais. ( en principe … )

 

D'évidence, le public était attiré par la tête d'affiche qui cependant n'a pas été à la hauteur de son rôle. Faut-il l'en blâmer ? Il arrive que des interprètes se fourvoient mais il appartient alors au metteur en scène de préciser : " non, ce n'est pas pour toi " car Valeria Bruni Tedeschi n'a ni le physique requis pour incarner de façon plausible le personnage, ni les moyens d'expression.

 

Où donc est passée l'élégance de cette styliste réputée qui en quarante années d'existence a eu les moyens de se composer un décor digne d'elle ? Ici, tout est laid, on pourrait se croire dans un loft où les objets et meubles s'entassent, l'énorme frigo coudoyant canapé et piano tandis que des bouteilles jonchent les lieux comme pour rappeler la décadence d'un monde dont toutes les valeurs sont désormais englouties.

 

Ce plateau encombré au possible ne facilitant pas les déplacements, les couloirs de la salle seront fréquemment utilisés pour des entrées et sorties toutes plus bruyantes les unes que les autres. C'est un concours de cris hystériques d'une sidérante vulgarité.

 

Ne croyez pas que cela me fasse plaisir d'écrire cela, bien au contraire mais ici, il n'y a pas grand chose à sauver. Nonobstant, Zoë Schellenberg est une grande et belle Karine, Kate Moran ( Sidonie ) bénéficie d'un timbre de voix intéressant lequel fait cruellement défaut au rôle titre quant à Lolita Chammah ( Marlène ) sa présence scénique et son intelligente figuration méritent notre attention de même que Marisa Borini qui joue la mère de Petra s'applique à représenter le seul personnage censé et reposant de la pièce.

 

Mais Petra, allez-vous dire ? Car c'est bien pour elle que le public s'est déplacé. La comédienne que j'ai nommée plus haut débite son texte sans nuance, aucune et surtout - fait plus grave - nulle sensualité ne se dégage de son jeu. A croire qu'on lui a imposé un rôle qui ne l'intéresse pas alors que nous savons que c'est elle qui rêvait depuis longtemps de l'interpréter.

 

Comme notre époque cultive le mauvais goût certains y trouveront sans nul doute leur compte, permettez cependant que je ne me joigne pas à eux ; peut-être aussi parce que j'ai toujours en mémoire l'élégante prestation de Maruschka Detmers vue en 2012 à l'Athénée.

 

 

Simone Alexandre

 

 

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13:38 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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