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22/02/2015

Une chance inestimable de Fabrice Donnio

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Théâtre des BELIERS parisiens

 

14 bis, rue Ste Isaure

 

75018 PARIS

 

 

(M° Jules Joffrin)

 

 

Loc. 01 42 62 35 00

 

 

http://www.theatredesbeliersparisiens.com/

 

Pl. de 10 à 32€

 

A 20h45 du mardi au vendredi

 

A 18h et 21h le samedi

 

 

avec Guillaume Bouchède, Alain Bouzigues, Fabrice Donnio et Marie Montoya

 

 

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Farce métaphysique, huis-clos déjanté, sorte d'uchronie,

 

( à trois têtes qui plus est ! )

 

Quelles images peuvent surgir à l'esprit de celui qui est sur le point de se suicider ? 

 

Non, non ! ne fuyez pas, ce serait dommage car en allant voir cette pièce ce n'est certes pas une déprime qui vous attend mais bien au contraire un méga pétage de rate, des courbatures aux zygomatiques et vous aurez bénéficié de la chance inestimable de vous être divertis car il faut bien reconnaître que ce n'est pas toujours le cas, en ces lieux ( les théâtres ).

 

Certains auteurs ont même l'impolitesse de nous infliger leurs états d'âme, ô combien cafardeux !

 

Rassurez-vous, car même si le thème traite de cela, aucun risque en sortant, de plagier le petit Gibus ( je ne vous ferai pas l'injure de rappeler la phrase que tout le monde connaît ) 

 

Donc, un homme " normal " - dont il n'y a rien à dire - décide un jour de se suicider. Les raisons ? Il en fournira plusieurs parce qu'à l'occasion, il aime dissimuler mais nous découvrirons cela plus tard. 

Ce genre de décision ne peut-être prise à la légère et sur le point de sauter le pas, Kerrian découvre que finalement, il y a peut-être " quelque chose " de l'autre côté ? En tout cas, il va constater que certains suicidés et pas des moindres bien loin de se réincarner, se sont retrouvés pour un fort long temps remisés au placard. 

 

Quel homme n'a un jour rêvé d'être César afin de partager la couche de Cléopâtre ? …

 

Rencontrer Hitler à moins d'être un effroyable néo-nazi, ce voeu qui n'a rien de pieux est déjà plus aléatoire mais coudoyer Gérard de Nerval si on aime la poésie … l'hypothèse est assez séduisante. ! 

 

Et bien ce désespéré va avoir cette triple chance là. Je vous laisse bien entendu découvrir les péripéties …

 

- Marie Montoya est une Cléopâtre qui nous remet en mémoire Elizabeth Taylor mais plutôt période Virginia Woolf, si vous voyez ce que je veux dire ? Complètement déchaînée et nympho gravement en manque. Las, pour lui faire face : Fabrice Donnio n'a rien de Richard Burton et pense à tout autre chose qu'à ça … 

 

- Guillaume Bouchede nous campe un Gérard de Nerval subtil et raffiné; c'est un vrai plaisir de le voir et l'entendre.

 

- dévastateur est Alain Boiuzigues en Hitler rugissant, éructant, bref plus vrai que l'original. Où puise t-il toute cette énergie ?  

 

La scénographie est tout à la fois esthétique, habilement pensée et réalisée de main de maître. 

 

Tous les ingrédients sont là pour nous divertir, en n'excluant pas la réflexion car les questions posées avec une fausse légèreté nous obsèdent tous à des degrés divers - certes - puisque tout cerveau en bon état de marche est contraint un jour ou l'autre à se les poser.

 

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( photos : Frédéric Thibault ) 

 

Et oui, où sont passés tous ces gens là, à quoi bon de si grands destins ? Il me semble qu'il faudra attendre encore un peu pour obtenir une réponse  ... En attendant, allez-y, je vous promets de passer une excellente soirée !

  

Simone Alexandre

 

 

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08:37 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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