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12/02/2015

Opus Coeur d'Israël Horovitz

aff.Opus-Coeur.jpg

 

PETIT HEBERTOT

 

78 bis, bd des Batignolles

 

75017 PARIS

 

(M° Villiers ou Rome)

 

Loc. 01 42 93 13 04

 

petithebertot.com

 

Pl. 28€ - T.R. 16€

 

- 26 ans : 12€

 

Depuis le 4 FEVRIER 2015,

 

du mercredi au samedi à 21h

 

le dimanche à 15h

 

 

Adaptation : Attica Guedj et Stephan Meldegg

 

Mise en scène : Caroline Darnay

 

avec Marcel Maréchal et Nathalie Newman

 

 

N.Newman-M.Marechal.jpg

 

 

 

Attirés à juste titre par le couple : Horovitz-Maréchal, les spectateurs se bousculaient à l'entrée du Petit Hébertot.

 

Dans la file d'attente, juste derrière moi,  une précieuse aussi approximative que ridicule lança : " Horovitz ? … c'est un grrrand metteur en scène ! "

 

J'ai failli me retourner pour lui dire " et l'auteur, vous en faites-quoi ? " mais me suis souvenue in extremis, d'une phrase de Michel Audiard (*) laquelle m'a fait opter pour le silence.

 

La pièce valait vraiment le déplacement : texte horovitzien (forcément) donc de qualité, interprètes excellents et mise en scène intelligente. Preuve que notre opiniâtreté à hanter les théâtres est parfois récompensée au delà de l'imaginable.

 

Mais arrivons au thème de la pièce,

 

Un vieux professeur en retraite, (Jacob Brackish) - à la redoutable réputation - vient d'apprendre qu'il lui reste peu de temps à vivre et a fait paraître une annonce dans le but d'obtenir l'assistance d'une dame de compagnie. 

 

Jusque là, tout va bien.

 

Kathleen Hogan, une jeune veuve, ne tardera pas à se présenter. Elle semble mal dans sa peau, complexée, un tantinet godiche et se révèlera d'emblée d'une insigne maladresse ! Agacement du vieil ours qui jusqu'alors, ne dialoguait qu'avec son bien-aimé fauteuil et sa radio au répertoire classique lui permettant de prolonger ainsi la passion de toute une vie. 

 

L'homme est rivé à son sonotone à peu près aussi étroitement que nos contemporains à leur smartphone. Comme il enseignait la musique et l'anglais nous ne serons pas surpris de découvrir qu'il possède un vieux chat répondant au sobre nom de William Shakespeare, lequel vu son âge canonique est devenu incontinent et ne fait plus de différence entre un lit et une litière …

 

Où Israël Horovitz excelle ( ce n'est un secret pour personne ) c'est à nous dépeindre le caractère évolutif des personnages. Là, nous passerons par tous les stades : ruse, haine revendicatrice et insidieux attachement.

 

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 ( photos : LOT )

 

 

Marcel Maréchal n'avait certes pas attendu ce rôle pour nous prouver l'étendue de son talent mais il est ici émouvant au possible.

Quant à Nathalie Newman, cette dernière lui donne la réplique haut la main, si je puis dire. Quelle belle leçon d'humanité à laquelle nous assistons là !

Plus d'un spectateur est ressorti du lieu absolument bouleversé et je n'ai pas honte d'avouer que j'en fus.

 

Inutile d'ajouter : " allez-y  et plutôt deux fois qu'une" car cela va de soi.

 

 

Simone Alexandre

 

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

(*) " faut pas parler aux c… , ça les instruit ! "  

15:01 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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