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09/02/2015

Les enfants du soleil de Maxime Gorki

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Le Monfort Théâtre

 

106, Rue Briancon

 

75015 PARIS

 

 

(M° Porte de Vanves)

 

 

Loc. 01 56 08 33 88

 

 


http://www.lemonfort.fr/

 

Pl. 25€ - T.R. 12€

 

A 20h30 du mardi au samedi

 

 

du : 4 au 14 FEVRIER 2015

 

 

Durée : 1h.35

 

 

Adaptation et mise en scène : Mikaël Serre

 

 

avec : Nabih Amaraoui (Legor) - Servane Ducorps (Elena) - Cédric Eeckhout (Protassov) - Marijke Pinoy (Melania) - Thierry Raynaud (Boris) - Bruno Roubicek (Vaguine) - Claire Viviane Sobottke (Liza)

 

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Il y a visiblement des cactus dans le caviar avec ce spectacle résolument foutraque !

 

Pour les besoins de la réactualisation, l'action est transposée dans un pays arabe qui ne sera jamais nommé (et pour cause …) mais l'appel du muezzin est là pour nous le confirmer, ce dès le départ; la scénographie fera le reste.

 

Initialement la pièce mettait en scène 15 personnages qui, ici sont limités à 7. Est-ce la raison pour laquelle j'ai eu (en un premier temps) quelque peine à m'y retrouver ?

 

Maxime Gorki avait situé le déroulement des faits en 1862 où une épidémie de choléra fut à l'origine d'émeutes populaires.  

 

Si nous transposons à l'époque actuelle, ne dit-on pas qu'aller voter est souvent accepter de choisir entre la peste et le choléra ? Or en plaçant le déroulement dans un pays situé de l'autre côté de la Méditerranée et non plus sur les bords de la Baltique, les excès dus au tempérament slave deviennent ici la manifestation de la décadence et du désordre régnant désormais un peu partout.

 

 

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(photos : Mario del Curto) 

 

 

Au début de la pièce, un homme seul à sa table de travail compulse des ouvrages et prend des notes.

Il s'agit de Pavel Protassov, chercheur un peu lunaire ... (pléonasme) personnage quasi central de ces Enfants du Soleil.

L'homme ne voit à peu près rien ni personne (épouse comprise) tant il est préoccupé par ses travaux.

 

Eléna, ladite épouse passe le plus clair de son temps à l'extérieur et se laisse assez complaisamment courtiser par Dimitri Vaguine le meilleur ami de Pavel.

Il y a Liza bien sûr, soeur de ce dernier, aux nerfs fragiles et qui ressemblera de plus en plus à la Cassandre de l'Antiquité. 

Celui qu'elle redoute d'aimer : Boris Tchépournoï justifiera finalement ses angoisses existentielles. 

Vient ensuite Mélania, soeur de Boris, personnage baroque au possible, excessive jusqu'à l'outrance (la comédienne nous fournira une scène d'un comique irrésistible !) 

N'oublions pas Légor, lequel bat sa femme quand il est ivre. 

Tout ce monde vit en vase clos uniquement préoccupé de ses histoires personnelles tandis que dehors la révolte gronde.

C'est le fait même des nantis qui ne s'aperçoivent pas que le sol se dérobe sous leurs pieds. Société suicidaire par excellence, laquelle court inexorablement à sa perte. 

La scène finale correspondra à l'apogée du désordre, aux accents ironiques d'un chant national pour le moins inattendu, clamé par Mireille Mathieu.

 

Quelques spectateurs dérangés dans leur confort intellectuel ont pris la fuite avant la fin, ce spectacle venant de leur exploser au visage. Les travers d'une société en perdition sont difficiles à supporter, bien sûr mais la vocation du théâtre ne consiste t-elle pas à dénoncer, encore et toujours ? 

 

Alors certes, j'eusse préféré un travail plus approfondi sur le texte et la densité des personnages qui ici, vont et viennent mais tout est tellement rapide : vidéo, musique, lumières, voiture en scène … C'est donc l'énergie dévastatrice qui a priorité et finalement, en raison du message à faire passer, pourquoi pas ? ...

 

Simone Alexandre

 

 

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09:18 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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