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04/02/2015

Les ratés de Natacha de Pontcharra

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LUCERNAIRE

 

53, Rue Notre Dame des Champs

 

75006 PARIS

 

(M° N.Dame des Champs)

 

loc. 01 45 44 57 34

 

pl. 25€ - T.R. 10 à 20€

 

- 26 ans : 10€

 

www.lucernaire.fr

 

du mardi au samedi à 18h30

 

jusqu'au : 21 MARS 2015

 

Mise en scène : Fanny Malterre

 

avec Jean-Christophe Allais (Jef) - Jean-Yves Duparc (Papa) - Rainer Sievert (Jeffy) - 

 

 

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En ce moment, le Lucernaire distribue un petit papier test intitulé « Quel spectateur êtes-vous ? » qui permet en s’amusant de trouver quel spectacle à son affiche correspond à notre tempérament. « Les ratés »  de Natacha de Pontcharra vous classe dans la catégorie « aventurier ».

 

C’est assez juste qu’il faut avoir l’esprit assez vagabond pour suivre ces trois malheureux personnages dans leur délire décousu fait de misère morale, de pauvreté intellectuelle, de laideur assumée et de médiocrité satisfaite. Mais ils sont ainsi et si nous rions parfois, c’est d’un rire que nous regrettons aussitôt, un peu compassionnel, un peu gêné.

 

Le sous-titre de la pièce est « Fable insolite de deux laissés-pour-compte ». on peut néanmoins ne pas entendre ainsi ce texte, mis en scène de façon curieuse par Fanny Malterre, où les personnages se déplacent un peu mécaniquement, comme s’ils étaient marionnettisés, ayant des gestes saccadés comme si les piles qui les animent arrivaient en fin d’énergie, ce qui permet au public, assez habilement, de marquer avec eux une distance que nous dirons de salubrité tant ils paraissent être assez peu fréquentables dans leur innocence prétendue et leur folie réelle.

 

 

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Nous sommes avec ces deux frères et leur père dans un monde dont nous connaissons l’existence mais dont la fréquentation ne nous est pas familière, celui de ce que la société nommait autrement le lumpenprolétariat, avec son cortège de tragédies domestiques.

 

Ces frères sont nés avec une tête de rat, qui est le postulat, dans une famille en apparence banale, et  nous nous apercevons que le père est largement aussi dérangé, puis ce que nous découvrons de leur entourage ne nous incline pas à penser ni à croire qu’ils pourront jamais s’en sortir.

 

Alors on les cache, puis ils se cachent, mais la société tout entière dissimule ce genre de vies, se refuse à les voir. Car si on se complaît à dévisager ces personnes, il est rare qu’on les envisage. Il n’est désormais  plus de jour, et surtout par temps difficiles, qu’une presse assez vulgaire ne mette sous l’œil de tout un chacun le spectacle  qui n’en est pas un de ces vies lamentables dont il faudrait qu’elles fussent considérées politiquement et socialement.

 

Ici c’est par le biais de l’anecdote. C’est une porte d’entrée qui est aussi une voie de garage.

 

Ce spectacle court (1 heure) amène à se poser des questions.

 

C’est à 18h30 Salle Rouge au Lucernaire.

 

Pour ce qui me concerne, le résultat du test me classait dans les « littéraires »

 

 

© Frédéric Arnoux

 

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( Lucernaire, programmation : voir lien dans colonne de gauche )

10:14 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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