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29/12/2014

Lionel Aknine dans « Attaché de presque »

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LES FEUX DE LA RAMPE

 

2, rue Saulnier

 

75009 PARIS

 

(M° Grands Boulevards ou Cadet)

 

Tél. 01 42 46 26 19

 

 

À 21h30 : vendredi et samedi

 

Pl. 18€ - T.R. 12€

 

jusqu'au : 28 MARS 2015

 

 

Mise en scène : Emmanuel Quatra

 

 

C’est peut-être un peu pédant que citer Bernanos d’entrée pour si peu, mais il n’y a pas un mot à retrancher de son propos : « les critiques, les gentilles comme les méchantes, les justes comme les injustes, percent le cœur des artistes avec une égale cruauté ; en s’enfonçant dans l’œuvre, elles trouvent toujours le point de vérité qui blesse ou caresse, car elles rencontrent ce que l’artiste sait de lui-même et que l’œuvre n’a donc pas réussi à dissimuler ».

 

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgLionel Aknine a écrit et interprète sur une scène microscopique un spectacle intitulé « Attaché de presque ». Nous pensons surtout qu’il se donne en spectacle, tant nous avons été gênés pour lui d’un bout à l’autre de la représentation.

 

Outre un texte mal écrit, bredouillé voire glissant par endroits comme si l’interprète le découvrait en en ayant oublié de larges parcelles bien qu’il en fût l’auteur, ses gesticulations ne sont et ne seront jamais une mise en scène, quand bien même cette dernière aurait un auteur. Il paraît que c’est Emmanuel Quatra…

 

On a le sentiment de garder et de regarder, atterrés, un sale gosse agité qui dit n’importe quoi et ne fait rire personne.

 

Lionel Aknine raconte son expérience d’attaché de presse en avouant qu’il n’y connait rien ni à ce métier, ni aux divers univers qu’il devra promouvoir : la musique classique – naturellement et bien à tort décrite comme un monde prétentieux et assez méchant – ce dernier trait n’étant toutefois pas tout à fait faux, et la plaisanterie : lequel  des fils des Bach préférez-vous : Jean Chrétien  ou Offen ?, pourrait utilement être ici reprise, ou celui du rock-variété, plus populaire mais pas mieux approché.

 

Cette mise en opposition manque de travail en profondeur et confine au bafouillage.

 

Croyant aller entendre un monologue de théâtre, exercice toujours difficile et risqué, quelle ne fut pas la surprise que d’assister à une production d’un genre que nous pensions mort : le café-théâtre !  À défaut d’être tout à fait achevé, du moins avons-nous pu vérifier que le genre est moribond et Lionel Aknine se charge de lui porter l’extrême-onction.

 

C’est donc à regret que nous sommes contraints à la franchise et de dire qu’il faut éviter ce non spectacle.

 

Lorsque les plumitifs de tout crin, si nous osons cet oxymore, auront compris que tout le monde n’a pas le talent créatif nécessaire, que tout n’est pas amusant et que faire rire nécessite beaucoup de travail et encore plus d’abnégation, nous aurons progressé sur les scènes qui prétendent à l’humour et qui n’ont pour seule référence que les tristes et affligeantes pitreries de Canal +.

 

 

C’est au Feux de la rampe 2 rue Saulnier, les vendredi et samedi à 21h30.

 

© Frédéric Arnoux

www.theatrauteurs.com

 

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Les feux de la rampe.jpg

10:15 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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