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15/12/2014

Michel Jonasz : La vie est une tarte aux pommes

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PETIT MONTPARNASSE

 

31, rue de la Gaité

 

75014 PARIS

 

(M° Gaité ou Edgar Quinet)

 

loc. 01 43 22 77 74

 

www.theatremontparnasse.com

 

Pl. 18 à 32€

 

Vendredi & samedi à 21h

 

À 17h.15 le dimanche

 

jusqu'au : 28 décembre 2014

 

De et par : Michel Jonasz

 

Durée : 1h.30

 

 

Quand on cite le nom de Michel Jonasz, ce sont un tas de chansons swingantes ou vaguement tristes, très mélodiques, qui nous viennent aussitôt en tête.

 

Eh bien rien de tout cela dans le spectacle qu’il a écrit, mis en scène et qu’il interprète également au Petit Montparnasse, « La vie est une tarte aux pommes » !

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgDisons-le d’emblée, l’animal ne manque ni de souffle, ni d’audace, ni d’humour, ce qui fait que nous passons là une heure et demi plutôt plaisante, encore que l’ensemble soit un peu irrégulier.

 

Nous avons une suite de moments de vie, plus ou moins longs, plus ou moins fouillés, qui sont séparés par un noir et une sortie de scène.

 

Après une entrée des plus déstabilisantes, qui a le mérite de donner le ton général pour qui veut bien, tout au long de la représentation, se souvenir de ce surprenant prologue, nous entendons et voyons sur un plateau désert comme le plat de la main, pas un accessoire, pas un décor, juste parfois une projection pour aider à visualiser, car qui se souvient, hormis les aficionados, de Daniel Sorano, qui fut un Cyrano de légende, jamais égalé ?, un petit homme s’agiter et atteint de « confessionnite » aiguë. 

 

Avec son visage mobile, Michel Jonasz n’est pas parfois sans évoquer, hélas !, Louis de Funès, grand grimacier devant l’Eternel,  et certaines mimiques  nous renvoient à cette forme outrée de la comédie, mais il y a aussi un peu de Bourvil, dans sa candeur prétendue, un peu de Raymond Devos dans ses loufoqueries à la rigueur perturbante, un peu de Coluche parce qu’il a marqué son époque, qui est aussi la nôtre.

 

Ce qu’on peut reprocher à ce spectacle, c’est peut-être d’avoir souffert du manque d’un certain œil extérieur. Certes nous avons de longs moments d’amusement sain, de rire franc et sans arrière-pensée, ce qui n’est plus si fréquent dans ce que la scène nous propose, mais il y a une petite sensation de manque.

 

Comme on dit en bijouterie, il manque « le coup de fion », c’est-à-dire le dernier polissage avant l’éclat final.

 

Et pourtant, qu’il est intéressant ce Michel, qu’il est attachant ce vieux petit garçon qui tente de nous faire comprendre, en tentant de le comprendre lui-même, comment il en est arrivé là. L’évocation du père est touchante, et laisse un peu d’amertume aux spectateurs, auxquels il faut toutefois préciser que nous ne sommes pas à un spectacle comique, pour ceux qui se sentent obligés de rire bruyamment en dérangeant les autres, mais à un partage  de multiples émotions donc certaines peuvent être amusantes.

 

Il y a des spectateurs qui se trompent de salle…

 

Parce que cela reste assez émouvant, et parce que nous aimons l’artiste protéiforme qu’il est devenu, il faut aller tenter de comprendre pourquoi « La vie est une tarte aux pommes ».

 

© Frédéric Arnoux

www.theatrauteurs.com

 

 

 

 

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13:17 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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