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06/12/2014

Nuits blanches de Haruki Murakami

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THÉÂTRE de l'ŒUVRE

 

55, Rue de Clichy

 

75009 PARIS

 

(M° Place de Clichy)

 

Loc. 01 44 53 88 88

 

 

Pl. 17 à 32€

 

- 26 ans : 10€ (mardi, jeudi, vendredi)

 

À 19h. du mardi au vendredi

 

À 16h. le samedi

 

À 18h. le dimanche

 

 

jusqu'au : 25 JANVIER 2015

 

 

( d'après la nouvelle intitulée : Sommeil )

 

Adaptation et mise en scène : Hervé Falloux

 

avec Nathalie Richard

 

Nuits blanches(c)Dunnara MEAS ok .jpg

 

Vivre sans dormir, est-ce possible ? ...

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgTous ceux et celles qui souffrent de cet inconvénient majeur vous diront que " c'est l'enfer " mais compenseront à un moment ou un autre, cette forme de handicap.

Les spécialistes précisent que c'est une illusion, qu'en fait les victimes de cet état de chose s'endorment à intervalle régulier mais n'en ont pas conscience.  Si on reste couché, ce sont des nuits en pointillés et tout le monde a connu cela ou le connaîtra un jour.

 

Tel n'est pas exactement le cas de notre héroïne.

 

Cette femme disons … aisée, (son époux est dentiste) se retrouve brusquement, en état de lucidité constante. Elle va donc résumer pour nous, ce que sa vie d'épouse a fait d'elle, une femme blasée qui vit négligemment en attendant quotidiennement le retour de l'époux et du fils tout en vaquant à ses occupations domestiques habituelles.

 

Puis un jour, brusquement le voile opaque va se déchirer.

 

Certaines femmes choisissent de lire Madame Bovary, elle ce sera Anna Karénine qu'elle lira et relira sans cesse … ( cette histoire devait mal finir, forcément. ) 

 

Ce morne monologue est inspiré d'une nouvelle de Haruki Murakami et nous découvrons que les femmes japonaises ne sont peut-être pas les aimables geishas dont le touriste rêve. Finalement que la femme (avec un grand F) vive en Europe, en Asie ou en Afrique, son rêve avoué - ou non - est un rêve de libération et aucun esclavage ni aliénation ne saurait perdurer si elle s'y oppose mentalement. 

 

17 nuits d'insomnie ! ! ! ...

 

( là, nous frôlons le fantastique ) vont ouvrir les yeux de celle qui précisément ne parvient à les fermer. Elle se mettra alors à vivre avec une intensité inhabituelle, quasi anormale …

 

" Comment tout cela peut-il finir ? ..."' s'interroge le spectateur qui hésite encore entre curiosité et ennui. La comédienne Nathalie Richard s'acquitte parfaitement de la tâche qui consiste à dire un texte fait à l'origine pour être lu et les applaudissements libérateurs le lui signifieront chaleureusement. Mais que diable est-elle allée faire en cette galère ? … Cafardeux s'abstenir, quant aux insomniaques, allez-y, bien au contraire ! 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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 ( photos : Dunnara MEAS )

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14:03 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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