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18/11/2014

Les coquelicots des tranchées de Georges-Marie Jolidon

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THÉÂTRE 14

JEAN-MARIE SERREAU

 

20, avenue Marc Sangnier

 

75014 PARIS

 

(M° Porte de Vanves)

 

loc. 01 45 45 49 77

 

 

Pl. 25€ - T.R. 18€

 

- de 26 ans & chômeurs : 11€

 

mardi, mercredi, jeudi & 18€

 

vendredi et samedi.

 

DU 11 NOVEMBRE au 31 DECEMBRE 2014

 

Adaptation et mise en scène : Xavier LEMAIRE

 

avec Bérangère DAUTUN, Sylvia BRUYANT, Christophe CALMEL, Marion CHAMPENOIS, Eva DUMONT, Franck JOUGLAS, Céline MAUGE, Didier NIVERD, Manuel OLINGER, Thibault PINSON, Vincent VIOTTI, Philipp WEISSERT

 

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Comment évoquer la guerre de 14, cent ans après ? 

Les ouvrages ne manquent pas, certes mais comment relater les faits avec objectivité que l'on soit patriote (terme tombé quelque peu en désuétude) ou pacifiste convaincu ? C'est là que le bât blesse, que la bifurcation risque de se présenter …  

De curieux coquelicots fleurissaient alors dans les tranchées.

Au début, les soldats étaient partis la fleur au fusil, pressés de faire oublier 1870 : on allait reprendre l'Alsace et la Lorraine - ça c'était le but annoncé - les raisons réelles étant économiques (comme toujours) pour devenir réellement géopolitiques une fois le processus engagé.

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgPour l'heure, nous sommes en plein cœur de ce que l'on désigne sous le terme de " La Grande Guerre " celle qui dura 4 ans et fit 10 millions de morts et 20 millions de blessés (les chiffres varient quelque peu selon les sources) mais les conséquences furent sans précédent puisqu'il s'agissait de la Première Guerre Mondiale.

Il n'était donc pas facile d'aborder ce thème sans risquer le rejet ennuyés de certains.

 L'auteure (Georges-Marie Jolidon) et Xavier Lemaire eurent recours à la technique shakespearienne laquelle consiste comme chacun sait, à intercaler des scènes drôles (voire carrément burlesques) afin de ménager de bénéfiques respirations dans le déroulement de la tragédie. 

Le rythme de la pièce est excellent et nous passons en permanence du front à l'arrière, de la casemate à la ferme familiale où règne la rigoureuse dame Gertrud, rôle interprété de façon magistrale par Bérangère Dautun dont le jeu est sans équivalent dans le ciel théâtral actuel.

Une grande, très grande comédienne mais je ne vous apprends rien.

Certes on peut reprocher au metteur en scène d'avoir parfois dans les scènes burlesques un peu forcé le trait, rendant généraux et chef d'Etat assez ridicules.

L'évocation de Clemenceau côté jardin n'est pas d'un goût très sûr mais … bon !

Nous avons par ailleurs un aperçu de l'esprit du temps, époque à laquelle les hommes savaient ce qu'ils voulaient, étant prêts à donner leur vie en accord avec leurs convictions.

C'est donc une belle fresque historique qui nous est présentée là, y compris cette saisissante scène du 27 mai 1917 laquelle illustre bien l'impitoyable atrocité de la guerre. ( Ceux qui se posent des questions au sujet de cette date précise, trouveront la réponse en allant voir cette pièce aux multiples péripéties qu'il serait stupide de vous narrer. )

Un très grand moment de théâtre dont les sentiments aussi privés que personnels ne sont pas exclus bien au contraire. A voir en priorité car si " un devoir de mémoire " existe, c'est bien celui-là.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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( Photos LOT ) 

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20:06 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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