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09/11/2014

Huis Clos de Jean-Paul Sartre

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THÉÂTRE de POCHE MONTPARNASSE

 

75, boulevard du Montparnasse

 

75006 PARIS

 

(M° Montparnasse)

 

Loc. 01 45 44 50 21

 

 

À 21h du mardi au samedi

 

À 15h le dimanche

 

jusqu'au : 11 JANVIER 2015

 

 

Mise en scène : Daniel COLAS

 

 

avec : Marianne EPIN, Daniel COLAS, Mathlde PENIN et Philippe RIGOT

 

 

 

Scénographie minimale :  3 vastes poufs carrés, de couleur  immaculée, disposés de façon éparse font penser à des fragments de banquise échus sur la mer de l'Intranquillité tandis que les 3  personnages souffrent effectivement d'un brusque réchauffement climatique.

 

En fond de scène une colonne supporte le fameux Barbedienne et c'est tout. 

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgLe premier visiteur est introduit par celui que l'auteur a nommé sobrement Le Garçon. Ce rôle épisodique est confié à Phlippe Rigot, très majordome austère.

 

- Daniel Colas (Garcin) qui a également signé la mise en scène est un locataire survolté, lequel s'il était encore vivant, risquerait fort un fatal coup de sang.

 

- Mathilde Penin est une Estelle élégante, d'une beauté marmoréenne qui dut en un passé récent rendre les hommes littéralement fous d'elle, confrontés qu'ils étaient à son altière distance ...

 

- Le personnage d'Inès revient à Marianne Epin laquelle pour ce rôle, n'a nullement cherché à se rapprocher du physique de l'emploi. Elle compense ce choix délibéré en étant coupante comme un Opinel et mordante comme un aspic.

 

De toutes les pièces de Sartre celle ci est incontestablement la plus jouée puisque l'apparente préoccupation métaphysique nous interpelle tous. Car enfin si l'Enfer existe, c'est quoi ? ...

De toute évidence on nous a raconté des histoires car il n'y a ni pals, ni grils ni entonnoir de cuir mais des instruments bien plus dangereux, à savoir Le Souvenir, (entendez les remords) et " Les Autres " qui partagent ad vitam le même sort.

Ici, plus précisément - l'Inquisition à trois voix où chacun attise les remords de l'un puis de l'autre et réciproquement à la façon dont on réactive les braises d'un foyer. Peu à peu et en dépit des réticences, nous finirons par tout savoir. Mais comme l'Espoir a la vie dure, Garcin se souviendra que " la femme est l'avenir de l'homme " tandis qu'Inès tiendra un raisonnement sensiblement différent, à savoir que l'homme ne peut que se résumer au passé de celle qu'elle convoite. Encore faudrait-il que celle-ci soit d'accord et c'est là que le bât blesse ! 

L' athéisme de Sartre était-il persuadé que l'on ne saurait être tranquille même dans l'au-delà ? Ou bien est-ce un drame personnel que l'auteur a ici transposé ? L'enfer est-il personnifié par les autres ou bien se limite t-il à Garcin et aux tourments introspectifs qu'il s'inflige lui-même ? Ceux que la question intéresse trouveront peut-être la réponse en se rendant au Poche-Montparnasse auprès de ces trois excellents comédiens.  

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

Huis-Clos.jpg

 ( photo : Jean-François Delon )

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07:38 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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