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01/10/2014

L'entretien de M.Descartes avec M.Pascal le jeune de Jean-Claude Brisville

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THÉÂTRE de POCHE MONTPARNASSE

75, boulevard du Montparnasse

75006 PARIS

 

(M° Montparnasse)

 

Loc. 01 45 44 50 21

 

 

Pl. 15 à 35€

 

- 26ans : 10€ selon disponibilités.

 

Du mardi au samedi jusqu'à 19h

Dimanche à 17h.30

 

jusqu'au : 2 NOVEMBRE 2014

 

 

Mise en scène de Daniel Mesguich et Willam Mesguich

avec Daniel Mesguich (Descartes) - William Mesguich (Pascal)

 

 

 

C’est une rencontre qui ne se fait pas, en cela que les corps se font face, que les paroles s’échangent, mais le contact n’y sera jamais. Jean Claude Brisville, décédé en août dernier, a écrit « L’entretien de M. Descartes avec M. Pascal le jeune » en 1985.

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgCe texte est d’une actualité totale, parce que Descartes et Pascal restent modernes au travers des questions qu’ils ont soulevées.

Une génération les sépare, mais, plus que cela, c’est leur idée respective idée de l’homme et de Dieu qui ne leur permet pas de se rencontrer, voire qui les oppose.


L’un, bâti à chaux et à sable, voyageur impénitent, amateur de la vie fait confiance aux forces de l’esprit, de l’intelligence, de la raison.

L’autre, hâve maladif, vieux jeune homme appelé à peu vivre ne cherche que son salut, se retient de vivre, et n’aime en lui que la part de Jésus Christ, oubliant que son corps qu’il méprise est aussi la demeure de Dieu.

 

Venu chercher l’engagement formel de Descartes en faveur d’Antoine Arnault, il ne sera que davantage dépité de constater que ce cher René balance, pas seulement entre le cœur et l’esprit, mais entre la confiance aveugle et le doute raisonnable.

 

Jean Claude Brisville  a écrit un texte intemporel, parce que les grandes interrogations humaines, auxquelles il n’est pas question d’apporter de réponse, scientifique ou religieuse, sont contenues dans ce vif dialogue, sans humour vraiment, fait tout d’une certaine hauteur de vue entre deux grands penseurs français.

 

Ce sont les Mesguich père et fils qui se partagent chaque côté de la table, et qui se mettent, plus que sobrement, en scène, plutôt en place. C’est réussi, parce qu’il n’y a nulle recherche d’effet, nul mouvement inapproprié, nul éclat hors de propos.

 

Daniel Mesguish a été  le jeune Pascal lors de la création de cette pièce, face à Henri Virlogeux, ce comédien magnifique qui fut un Jacques Duèze formidable pour la télévision. Il est aujourd’hui M. Descartes, face à son fils William, qui reprend son rôle.

 

L’entente est parfaite et le spectateur, ravi, ne peut que sortir en se posant quelques questions, non sur ce qu’il a vu, mais sur la résonance de ce qu’il a entendu.

 

L’intelligence est toujours surprenante tant elle revêt de formes, et elle se fait souvent rare sur les planches parisiennes.

 

 

Il faut aller au Théâtre de Poche, à 19h du mardi au samedi, dimanche à 17h30, et vous avez jusqu’au 2 novembre pour cela.

 

© Frédéric Arnoux

www.theatrauteurs.com

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 ( photos : Brigitte Enguerand )

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10:32 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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