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26/09/2014

QUATRE MINUTES de Chris Kraus

Mutz-Jenny.jpg

Théâtre La Bruyère

5, Rue La Bruyère

75009 PARIS

 

(M° St-Georges)

 

Place. 01 48 74 76 99

 

 

Depuis le 17 SEPTEMBRE 2014

 

du mardi au samedi à 21h

samedi à 15h.

 

Pl. 38 € - 30 € - 22 €

 

Adaptation théâtrale d'après le film de CHRIS KRAUS,

Sylvia ROUX et Nycole POUCHOULIN

 

Mise en scène : Jean-Luc REVOL

 

avec Andréa FERREOL, Pauline LEPRINCE, Erick DESHORS, Laurent SPIELVOGEL

 

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Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgLa pièce démarre avec la confrontation de Jenny (cette grande et belle captive au physique androgyne) pour l'heure rudoyée par son gardien Mutze. On comprend immédiatement que ces deux là ne se font pas de cadeau.

C'est pourtant grâce à lui qu'elle sera présentée à Frau Krüger, cette incroyable professeure de piano en la prison où va se dérouler la presque totalité de l'action. Jenny accusée de parricide a tout du fauve en cage, elle ne respecte rien ni personne et joue en permanence de la provocation avec un maximum d'agressivité.

Traude Krüger est une femme d'un certain âge, peu soucieuse de son physique et qui déclare ne vivre que pour la musique et la passion admirative qu'elle voue au souvenir de son Maître : Wilhem Furtwängler.

Or Jenny est en matière musicale une sorte de petit prodige, bien qu'elle ait visiblement une nette préférence pour le jazz, cette " musique de nègres " qui révulse le professeur du lieu.

La rencontre entre les deux femmes sera explosive mais fructueuse sur le plan artistique. L'atmosphère de la pièce est âpre comme seul le répertoire allemand en possède le secret.

On peine à reconnaître Andréa Ferréol dans un rôle où on n'aurait pu l'imaginer mais où elle utilise bien sûr, une autorité à toute épreuve sans pour autant négliger la subtilité du personnage, à une époque où dissimuler l'inavouable était le lot de ses semblables. (le tout aggravé par un lourd secret qu'elle finira par confier à son élève lors de confidences réciproques).

Quant à Pauline Leprince cette dernière révèle une énergie dévastatrice que les spectateurs ne sont pas prêts d'oublier ! 

Vous l'avez compris, les deux rôles féminins (fait rare au théâtre) sont les deux piliers de la pièce et par voie de conséquence, les personnages masculins interprétés respectivement par Erick Deshors (Mutze) et Laurent Spielvogel (le père) font plus figure de faire-valoir-explicatifs, exercice dans lequel chacun joue sa partition en s'impliquant avec conscience et précision. 

Voilà une pièce marquante, en ce répertoire de rentrée qui devrait pour beaucoup et pour des raisons aussi diverses que variées se révéler incontournable.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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 (Photos: LOT)

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16:31 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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