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07/09/2014

LES COMBATS D'UNE REINE Grisélidis Réal

Judith-Magre-h1.jpg

MANUFACTURE DES ABBESSES

7, rue Véron

75018 PARIS

 

M° Abbesses ou Blanche

 

Réserv. 01 42 33 42 03

 

 

 

du 28 AOUT au 19 OCTOBRE 2014

 

A 21h. jeudi, vendredi, samedi

dimanche à 17h.

 

Durée : 1h.15

 

Adaptation et mise en scène : Françoise COURVOISIER

 

avec Judith MAGRE, Elodie BORDAS, Françoise COURVOISIER

 

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Trois lieux, trois-personnages-en-un, trois époques.

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgCôté jardin, Grisélidis trentenaire, (Elodie Bordas) emprisonnée, purge une peine pour quelques grammes de marijuana. Elle attend angoissée, le jour et l'heure de son procès évoquant l'homme qu'elle aime lequel ne se manifeste plus, impatiente de retrouver ses enfants qui l'attendent dehors.

 

Côté cour, l'adaptatrice-interprète : Françoise Courvoisier juchée sur un tabouret de bar campe une Grisélidis d'âge mûr, en pleine possession de ses moyens, cette gagneuse gérant avec méthode l'activité qui est la sienne, carnet noir en mains.

 

Au centre du plateau, celle qui restera le pilier de la pièce, la talentueuse Judith Magre, éternellement belle, vaillante tout comme le personnage qu'elle incarne, Grisélidis septuagénaire qui après s'être battue contre la société mène une lutte acharnée contre La Maladie tout en se voulant épicurienne jusqu'au bout ... 

 

Oh, certes, les pudibonds (venus peut-être par hasard ?) auront de quoi se scandaliser car cette Trinité ne mâche pas ses mots ! 

 

" On ne vivra jamais assez avant de crever " clame cette femme qui a tout vu, tout vécu et revendique haut et fort le droit d'être ce qu'elle est. Elle ajoutera du reste, " que vaut-il mieux prostituer, son cul ou son âme ? " 

 

Durant toute sa vie, Grisélidis Réal a transcendé l'esclavage du sexe en une soif de liberté qui assainissait les turpitudes de ses clients grâce à la générosité qui était la sienne, écrire ayant sans doute pour elle, ensuite, un rôle purificateur ?

 

Il reste toujours quelque chose d'un mauvais départ dans la vie et Gisélidis enfant eut de quoi se plaindre de sa mère qu'elle n'a cependant jamais cessé de chérir.

Elle a donc rendu au centuple ce qu'elle n'avait jamais reçu.

 

Selon sa volonté, sur sa tombe figurera en guise d'épitaphe, ces simples mots,

 

 " Ecrivain(e), peintre et prostituée " 

 

Ainsi soit-il ! ...

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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 ( photos : Augustin Rebetez )

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16:24 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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