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25/07/2014

Les 7 jours de Simon Labrosse, si sa vie vous intéresse

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THÉÂTRE du LUCERNAIRE

 

53, rue Notre Dame des Champs

75006 PARIS

 

Réserv. 01 45 44 57 34

 

Pl. 25€, Séniors + 65 ans : 20€

 

autres T.R. 15€ - 26 ans : 10€

 

 

du mardi au samedi à 20h.

 

 

 

Du 9 juillet au 20 Septembre 2014

 

 

Texte de Carole Fréchette

Mise en scène : Cendre Chassanne

avec Nathalie Bitan, Laurent Lévy, Philippe Saunier

 

 

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgCe spectacle est d’essence canadienne, qui sent l’érable et le caribou. Sans doute est-ce pour cela que j’ai eu quelque peine à entrer dedans, d’autant que les mots, je veux dire ceux des  « sacres » semblent être plaqués sur le discours pour faire couleur locale.

Bon, de quoi s’agit- il  au cours de ces « 7 jours de la vie de Simon Labrosse, si sa vie vous intéresse ». ?

Un petit personnage assez falot nous fait partager sa quête d’emploi en compagnie de deux faire valoir, Nathalie et Léo, qui sont une manière de chœur antique qui voudrait vivre par lui-même. C’’est la seule curiosité du spectacle.

L’auteur, Carole Fréchette, nous paraît être bien peu inspirée qui cherche à tout prix l’originalité et l’effet comique distancié. Elle y parvient pour quelques spectateurs. Je la prie de m’excuser de n’avoir pas participé à cette joie factice, parce que tout cela est bien lourd, bien pesant, fort peu réjouissant, triste au fond, parce que c’est toujours triste de regarder des personnages qui se cherchent, qui n’ont pas grand-chose à dire et tiennent néanmoins à s’exprimer, exhibant leur petite vie monotone, sans intérêt, plate.

Au fond les rires suscités sont peut-être des rires nerveux, de gêne face à ces tristes sires qui étalent devant nous une médiocrité sans fond ni fin.

Nous assistons, dans une suite de répétition de formules et de situations, au développement des fausses bonnes idées de Simon Labrosse pour non pas trouver un emploi, mais gagner quelques sous.

Naturellement tout cela est voué à l’échec tant c’est peu réaliste, l’effet poétique recherché tombant, par ailleurs, et le plus souvent, de tout son long.

Au 7ème jour Simon Labrosse se reposa. Ce calque de la Genèse m’a paru quelque peu excessif…

La mise en scène est de Cendre Chassanne, mais nous peinons à la déceler tant tout cela paraît être foutraque et à l’emporte-pièce, sauf à ce que justement ce soit le choix pris, auquel cas c’est une réussite.

Nathalie Bitan, Laurent Lévy et Philippe Saunier se donnent un mal de chien pour nous entraîner à la suite des préoccupations d’avenir de Simon Labrosse, mais le texte me paraît être trop faible pour qu’un vaste mouvement se dessine.

Mais peut-être suis-je le seul que cette complainte en sept jours ait dérangé au point de ne pas la ressentir, car autour de moi, certaines ondes de plaisir et de satisfaction passaient, certains traits portaient, des rires fusaient. Ma déception ne doit pas retenir le public de se déplacer. 

C’est au théâtre noir du Lucernaire, à 20 heures, du mardi au samedi.

Il faudrait y aller, pour qu’ensuite nous en parlions…

 

 © Frédéric Arnoux 

 www.theatrauteurs.com

 

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( photos : Dominique Hamot) 

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10:28 Publié dans THEATRE | Lien permanent