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13/05/2014

Peer Gynt de Henrik Ibsen

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THÉÂTRE DE LA TEMPÊTE

CARTOUCHERIE de VINCENNES

Route du Champ-de-Manœuvre

75012 PARIS

 

( M° Château de Vincennes )

+ navette gratuite : Cartoucherie

ou autobus 112

 

loc. 01 43 28 36 36

 

Salle Jean-Marie Serreau

 

A 20h. du mardi au samedi

A 16h. le dimanche

 

JUSQU'AU 8 JUIN 2014

 

texte français : François Regnault

(Éditions Théâtrales)

mise en scène : Christine Berg

 

avec : Moustafa Benaibout, Loïc Brabant, Céline Chéenne, Vanessa Fonte, Julien Lemoine, Marine Molard, Antoine Philippot, Stephan Ramirez.

 

musiciens : Gabriel Philippot et Julien Lemoine

 

Peer-la-mère.jpg

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgPataclop, pataclop, pataclop … le rythme caracolant de la pièce se met en place, prend ses marques. Le fond de scène en demi-cercle évoque d'emblée la piste d'un cirque, visiblement celui de l'existence. 

Côté cour, une roue de la fortune mais également celle du temps qui passe sert à rappeler que la vie n'est qu'une loterie au cours de laquelle les anti-héros perdent plus souvent qu'ils ne gagnent.

Le clinquant des costumes s'oppose au drame existentiel de Peer Gynt dont la musculature balafrée de bretelles illustre bien ici que le roi est nu car cet ambitieux se double d'un loser et  collectionne les mésaventures. En fait, cet égaré reste un éternel adolescent qui se veut sans attaches mais rêve de conquérir le monde.

Or le clinquant de l'éphémère ne peut faire oublier les brumes du désespoir car n'oublions pas qu'Ibsen était disciple de Kierkegaard ce qui n'annule nullement la quête permanente de ce libertaire (Peer) en constante recherche de son moi intime. 

Ici, le spectateur habitué de ce répertoire se déclarera sans doute un peu dérouté par le ton quasi pirandellien de l'adaptation, souligné par une mise en scène au rythme enlevé.  Ironie du sort, le texte initial fut écrit l'année même de la naissance de celui dont les personnages se déclarèrent en quête d'auteur alors que notre héros norvégien est en quête de lui-même, à la recherche de sa vérité laquelle passe par des vérités successives eu égard à son tempérament.

Antoine Philippot fait preuve d'une présence indéniable dans le rôle titre et autour de lui ses partenaires se démultiplient avec brio.

A voir bien sûr mais il n'est certes pas inutile de lire ou relire le texte dans une traduction dénuée de tout parti-pris afin de ne pas être amenés à utiliser la trop célèbre et trop fréquente paronomase : " traduttore, traditore " 

Cela dit, ne boudons pas notre plaisir car cette adaptation est brillante et permettra sans doute de réconcilier une partie du public qui trouve habituellement Ibsen trop austère. Par conséquent, ne jouons pas les puristes et pour la beauté du spectacle, croyez-moi, allez y ! 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com 

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( photos : Ici et Maintenant )

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13:34 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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