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02/04/2014

Le mardi où Morty est mort de Rasmus Lindberg

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THÉÂTRE DE L'AQUARIUM

Cartoucherie de Vincennes

Route du Champ de Manœuvre

75012 PARIS

 

M° Château de Vincennes

+ navette gratuite

 

Loc. 01 43 74 99 61

 

T.l.j.(sauf dimanche & lundi)

à 20h.30

matinée le dimanche à 16h.

 

jusqu'au : 13 AVRIL 2014

 

 

Mise en scène : François RANCILLAC

 

avec : Julien BONNET, Maxime DUBREUIL, Thomas GARNET, Laëtitia LE MESLE et Valérie VIVIER.

 

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgScénographie minimale : une sorte de palissade bicolore comme il en existe sur les chantiers, derrière laquelle les personnages apparaîtront, nous permettant de récupérer des têtes, puis des bustes … ( un peu comme à la télé )

De prime abord : utilisation maximale d'un comique de répétition qui semble ne jamais devoir finir. Le spectateur désorienté trouve refuge dans le rire.

Un couple âgé égrène les jours qui passent, confirmés par les changements de lumière. Il semble que le maximum de satisfaction puisse tenir dans un bol de café. What else ? Evocation d'un voyage à Copenhague dont le souvenir sera ressassé des années durant.

Arrêt brusque " au delà de cette limite, votre ticket n'est plus valable " Un homme disparaît, une veuve est née. Cette dernière ne fera que jouer les prolongations puisqu'il est notoire qu'une catastrophe n'arrive jamais seule.

Dans l'intervalle, le pasteur débite son oraison : bla, bla, bla … bla, bla, bla !  L'homme de Dieu pète les plombs dans le secret de sa conscience.

Un autre homme court derrière son chien puis rencontre une femme au bord de l'hystérie. Télescopage de destinées : terme bien pompeux pour résumer ces existences ô combien dérisoires ! Rasmus Lindberg nous offre ici une philosophie du désabusement, laquelle recouvre le temps et l'espace en une obscure envie d'évasion compromise par un manque flagrant d'énergie décisionnelle. Cet auteur appartient à son époque et dénoncera donc ce qu'il subit, bon gré, mal gré.

Quand le temps privé de signification se traîne le seul recours réside dans une sorte de frénésie un peu névrotique et un bombardement de situations humoristiques. Johan, Edith, Amanda, Herbert, Sonny sans oublier Morty (le chien) s'agiteront donc sous nos yeux pour tenter de vivre (un temps) tout simplement, comme nous faisons tous. " Elle est pas belle, la vie ? " !!! ...

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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( photos : Jean-Louis Fernandez )

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10:56 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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