Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/03/2014

Le jour où je suis devenue CHANTEUSE BLACK

les-deux.jpg

LA MANUFACTURE DES ABBESSES

 

7, Rue Véron 75018 PARIS

 

(M° Abbesses ou Blanche)

 

Tél. 01 42 33 42 03

 

Pl. 24€ - T.R. 13€

 

 

jusqu'au : 26 MARS 2014

 

A 21h. les lundi, mardi & mercredi

A 19h.45 le dimanche

 

puis,

 

Du 27 MARS au 3 MAI 2014

 

A 19h. les mercredi, jeudi, vendredi & samedi.

Caro-Devismes.jpg

( photos : Lot )

 

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgComme ça, à première vue, on pourrait croire que c'est une histoire à l'eau de rose. Et bien, non !

" Incroyable mais vrai " le point de départ de ce spectacle est rigoureusement authentique puisque le grand-père de Caroline Devismes (Claude Odell Dabbs) était un afro-américain, rien d'étonnant alors que la musique et le rythme surtout, coulent à ce point dans ses veines …

Or notre chanteuse est blonde, a les yeux bleus et vient du Pas-de-Calais.

Pour mettre au point cet O.T.N.I. (Objet Théâtral Non Identifié) Thomas le Douarec a collaboré à l'écriture du spectacle en compagnie de cette moderne " négresse blonde " puis a signé la mise en scène, ce qui en soi, constitue un gage de succès.

C'est qu'elle a une pêche incroyable cette Caroline du Nord et une voix d'une amplitude assez exceptionnelle ! 

Lauri Lupi, comédien, chanteur et pianiste, lui donne la réplique or, croyez moi, ce n'est pas facile de se hisser à la hauteur de la dame en question car dès qu'elle paraît toute l'attention du public a immédiatement les yeux rivés sur elle.

Une sorte de magnétisme se dégage de la personne, ce qui tombe bien car son auditoire ne reste pas en rade et la symbiose, scène-salle est totale.

Allez-y, vous êtes assurés de passer là, un excellent moment. Quant à l'histoire, tour à tour dramatique ou burlesque, toujours humoristique, je vous laisse la découvrir, bien sûr ! 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

292581796.jpg

Bannière HF compteur mensuel S 03.14 Theatrauteurs.jpg

16:09 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

12/03/2014

Léonce et Léna de Georg Büchner

leonce-lena-1.jpg

L’ÉTOILE du NORD

16, rue Georgette Agutte

75018 PARIS

 

(M° Guy Môquet)

 

Réserv. 01 42 26 47 47

 

Pl. 15€ - T.R. 10€

 

A 20h.30 les mardi, mercredi, vendredi

A 19h.30 le jeudi

A 17h. le samedi

 

jusqu'au : 22 MARS 2014

 

Adaptation et mise en scène : Eram Sobhani

 

Création de l'Etoile du Nord

 

avec : Stéphane Auvray-Nauroy, Olav Benestvedt, Laura Clauzel, Michèle Harfaut, Julien Kosseliek, Edouard Liotard Khouri-Haddad, Yuta Masuda, Sophie Mourousi et David Palatino

 

Création musicale : Yuta Masuda

 

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgQuel père n'a rêvé " d'un beau mariage " pour son fils, surtout si ce dernier est le dernier rejeton d'une dynastie ? Seulement voilà, Georg Büchner avait l'âme d'un révolutionnaire aussi va t-il user de la dérision pour narrer cette histoire.

Quand on a tout, l'ennui vient vite et ce prince désabusé fait peu de cas de sa promise.

Tel Siddhartha, il quittera le palais de son père pour aller découvrir sinon le monde, du moins autre chose, susceptible de le tirer de cette léthargie suicidaire.

Il partira donc, flanqué de son fidèle Valério lequel est son absolu contraire. 

Chacun symbolise à sa façon, l'abime qui sépare la noblesse de l'époque du petit peuple lequel se contente de peu mais parvient néanmoins à être heureux alors que les nantis stagnent submergés par leur opulence. 

Le personnage du père (le roi Pierre) est certes caricatural. Faux philosophe et songe-creux, ce dernier ne pense qu'à se dessaisir de sa fonction au profit de son fils, d'où ce mariage indispensable. 

Si les personnages manquent un peu de caractère, en revanche le verbe est imagé et l'ironie constante. Büchner réglait ses comptes avec la société. Hélas, il n'eut pas loisir de le faire très longtemps puisque le typhus l'emporta à l'âge de 24 ans. Il nous laisse donc une oeuvre relativement restreinte dont la figure de proue est incontestablement Woyzeck. 

Eram Sobhani a tiré le meilleur parti de ce texte tant sur le plan adaptation que sur celui de la mise en scène laquelle se révèle sobre, d'une efficace élégance dont la symbolique n'est pas exclue. Je ne prendrai pour exemple que ce savoureux moment où le roi, en petite tenue s'interroge sur ce noeud qu'il a fait à cette étole rouge, qu'il porte de façon altière, sorte de cape en raccourci baptisée ironiquement mouchoir.

La pièce est émaillée de pauses sonores agréablement chantées, la création musicale étant signée : Yuta Masuda qui se signale par des interventions particulièrement réussies. (un nom à retenir) 

Nous assistons ici à une vraie représentation théâtrale et non à ce compromis désormais à la mode voulant que l'on confonde en une même expression, théâtre et cinéma jusqu'à ne plus savoir où nous en sommes. 

Nous retrouverons bientôt (les 18, 19 et 21 mars) Eram Sobhani sur le plateau de ce même lieu avec cette fois, un texte de Maurice Maeterlinck " La vie des Termites " 

A suivre par conséquent  ... 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

leonce-lena-3.jpg

( photos : Nicolas Grandi )

35763251.jpg

09:22 Publié dans THEATRE | Lien permanent

06/03/2014

La maladie de la mort de Marguerite Duras

Malmort-4.jpg

Théâtre de Belle Ville

94, Rue du Faubourg du Temple

75011 PARIS

 

(M° Belleville ou Goncourt)

 

Loc. 01 48 06 72 34

 

Pl. 25€ - T.R. 15€ -Tarif jeunes : 10€

 

DU 4 AU 28 MARS 2014

 

Du lundi au samedi à 21h.15

 

Mise en scène : Christelle DERRE

 

avec Bertrand FARGE et Lydie O'KRONGLEY

 

Chorégraphie : Odile AZAGURY

 

Musique originale : David COUTURIER

 

Vidéo & lumières : Martin ROSSI

 

Malmort-3.jpg

 

Spectacle axé prioritairement sur l'esthétisme censé pallier l'absence de sentiments dont dame Duras fait ici preuve, l'amour sans l'amour ayant besoin de quelques artifices …

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgEn cette époque qui prône la théorie du genre, entendre des mots d'homme prononcés par un homme mais écrits par une femme, ne dispense pas ceux qui les écoutent de se poser des questions …

 Pour nous ramener à la réalité nous bénéficions de la belle voix mâle de Bertrand Farge, de sa diction parfaite et de son indéniable présence. Il sera tout à la fois celui qui lit le texte et le personnage masculin de ce couple d'occasion. 

Lydie O'Krongley est la femme qui s'offre à cette expérimentation charnelle. 

Nudité et gestuelle subliment le texte qui ressemble à un compte rendu de biologiste faisant part de ses constatations. 

Cette expérience nombriliste dont Duras nous fait part ici, intrigue le spectateur tout en le maintenant à distance, car l'esprit analytique a par essence la froideur du scalpel.

La femme sera donc ce beau papillon épinglé par celui qui se refuse à tout sentiment sans pour autant s'interdire des larmes anachroniques. 

Il fallait beaucoup d'habillage pour encadrer cette nudité indiscrète et force est de reconnaître que l'entreprise est réussie. Tous les arts de la scène sont ici utilisés : lumières, sons, vidéo, chorégraphie et pour conclure, j'ajouterai que la profondeur de certain silence constitue un sublime hommage à ce qui l'a précédé. 

Maintenant,  que vous soyez ou non, fan de Marguerite Duras, auteur autant adulé que détesté, je ne puis que vous inciter à aller assister à cette aventure scénique qui ne saurait laisser quiconque indifférent.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

Malad.Mort-2.jpg

(photos : Nicolas Frank Vachon et photo n°3 : PeeAsH)

2589952664.jpg

16:23 Publié dans danse, Musique, THEATRE | Lien permanent