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06/03/2014

La maladie de la mort de Marguerite Duras

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Théâtre de Belle Ville

94, Rue du Faubourg du Temple

75011 PARIS

 

(M° Belleville ou Goncourt)

 

Loc. 01 48 06 72 34

 

Pl. 25€ - T.R. 15€ -Tarif jeunes : 10€

 

DU 4 AU 28 MARS 2014

 

Du lundi au samedi à 21h.15

 

Mise en scène : Christelle DERRE

 

avec Bertrand FARGE et Lydie O'KRONGLEY

 

Chorégraphie : Odile AZAGURY

 

Musique originale : David COUTURIER

 

Vidéo & lumières : Martin ROSSI

 

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Spectacle axé prioritairement sur l'esthétisme censé pallier l'absence de sentiments dont dame Duras fait ici preuve, l'amour sans l'amour ayant besoin de quelques artifices …

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgEn cette époque qui prône la théorie du genre, entendre des mots d'homme prononcés par un homme mais écrits par une femme, ne dispense pas ceux qui les écoutent de se poser des questions …

 Pour nous ramener à la réalité nous bénéficions de la belle voix mâle de Bertrand Farge, de sa diction parfaite et de son indéniable présence. Il sera tout à la fois celui qui lit le texte et le personnage masculin de ce couple d'occasion. 

Lydie O'Krongley est la femme qui s'offre à cette expérimentation charnelle. 

Nudité et gestuelle subliment le texte qui ressemble à un compte rendu de biologiste faisant part de ses constatations. 

Cette expérience nombriliste dont Duras nous fait part ici, intrigue le spectateur tout en le maintenant à distance, car l'esprit analytique a par essence la froideur du scalpel.

La femme sera donc ce beau papillon épinglé par celui qui se refuse à tout sentiment sans pour autant s'interdire des larmes anachroniques. 

Il fallait beaucoup d'habillage pour encadrer cette nudité indiscrète et force est de reconnaître que l'entreprise est réussie. Tous les arts de la scène sont ici utilisés : lumières, sons, vidéo, chorégraphie et pour conclure, j'ajouterai que la profondeur de certain silence constitue un sublime hommage à ce qui l'a précédé. 

Maintenant,  que vous soyez ou non, fan de Marguerite Duras, auteur autant adulé que détesté, je ne puis que vous inciter à aller assister à cette aventure scénique qui ne saurait laisser quiconque indifférent.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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(photos : Nicolas Frank Vachon et photo n°3 : PeeAsH)

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16:23 Publié dans danse, Musique, THEATRE | Lien permanent

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