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26/02/2014

Explication ...

Francisque Sarcey écrivit en son temps,

 

" dos mal assis n'a pas d'oreilles "

 

J'ajouterai que " épaule gelée " perd tout entendement.

 

Mais rassurez-vous, cela passera, comme le reste ...

 

Merci pour votre constante attention.

 

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07:23 Publié dans Blog | Lien permanent

21/02/2014

DIDIER PORTE à droite !

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Vingtième Théâtre

7, rue des Plâtrières

75020 PARIS

 

(M° Ménilmontant)

 

Tél. 01 43 66 01 13

 

Plein tarif : 25€

T.R. séniors : 20€

Etudiants : 13€

 

 

DU 19 AU 23 FEVRIER 2014

 

 

A 21h.30 du mercredi au samedi,

 

A 17h.30 le dimanche.

 

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgIl n'est pas rare que les gens de radio veuillent à un moment donné de leur carrière, passer à la scène. Quelques uns (que je ne nommerai pas) en ont fait l'expérience avec plus ou moins de bonheur. " Causer dans le poste " - comme on dit - est un état paradoxal, on se sait écouté mais on n'a aucun retour et peu à peu, l'envie de voir ceux qui nous entendent est grande, jusqu'à devenir obsessionnelle. Didier Porte a franchi le pas.

Seul en scène, pas tout à fait car une présence en coulisses lui sera d'un grand secours … l'humoriste politisé nous fait part de son désarroi en un monde hexagonal qui affiche une étiquette de gauche tout en agissant résolument à droite.

Une fois de plus nous constatons que certaines situations se révèlent inconfortables, les déçus de la gauche mitterrandienne s"étant transformés en désabusés de la gôche hollandaise or l'humour, cette " politesse des désespérés " ne protège pas de tout. 

Didier Porte ratisse large et son spectacle est un immense fourre-tout énumérant tous les déboires de la société actuelle. Le public venu l'applaudir lui étant par avance acquis, ça glousse sec dans la salle !

Toutefois, notre humoriste n'a pas la vacherie aussi malicieusement jubilatoire d'un Guy Bedos et pour tout dire, je l'eusse espéré un peu plus mordant. N'importe, cette mise au point à valeur récapitulative a sans nul doute son utilité à une période où le peuple de gauche ne sait plus très bien où il en est. Conséquence, " Didier Porte à droite " mais bande un peu mou, preuve que les temps sont durs.

 

Simone Alexandre

 

www.theatrauteurs.com

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13:59 Publié dans THEATRE | Lien permanent

19/02/2014

En passant par Pleyel ... (concert et lecture) par Frédéric Arnoux

Logo salle pleyel.jpgValery Gergiev avec l’orchestre du théâtre Marinski est à Paris salle Pleyel pour une suite de concerts Chostakovitch. J’y étais dimanche, et c’était merveilleux.

 

Après un brillant concerto pour violon assez surprenant, tout de virtuosité mais sur le fond assez aride et dérangeant, une 7ème  symphonie somptueuse, lente et dramatique foisonnante et dense un véritable délice pour qui aime Chostakovitch, que j’ai découvert tard mais dont l’œuvre difficile et perturbée révèle un homme torturé et déchiré.

 

 

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Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgMais on ne va pas parler d’un spectacle unique pour vous faire regretter de n’y être pas allé ! En revanche, et parce que le climat s’y prête, fait tout de tensions et de non -dits, de craintes infondées, de jugements de valeurs pris pour des opinions et des opinions vues pour des réflexions, je veux dire le produit d’une intelligence en fonctionnement, je voudrais vous parler d’un excellent livre de Martine Poulain intitulé « Livres pillés, lectures surveillées : les bibliothèques françaises sous l’Occupation ».

 

Là non plus rien de la bluette ou de la lecture de gare, mais un ouvrage de recherche important, très documenté, très fourni sur les ravages que les guerres produisent sur la culture, en l’occurrence livres et ce qui gravite autour : manuscrits, enluminures, partitions musicales…

 

Martine Poulain n’est pas une dilettante de la recherche, ni une vulgarisatrice à outrance qui serait tombée dans l’histoire par hasard et qui voudrait s’y faire un nom à la manière de tel histrion des planches ou insupportable Trissotin télévisuel.

Elle est docteur en sociologie et conservateur de bibliothèques. A ce titre elle nous guide au travers de la France occupée porte son regard et ses feux sur les lieux de connaissance que les nazis avaient également en ligne de mire, soit qu’ils craignissent le pouvoir de la connaissance, soit que certains dignitaires du régime voulussent se constituer gratuitement des collections. Le pillage fut sans limite, et les destructions innombrables.

 

Mais s’il importe de ne pas méconnaître les disparitions de volumes, il convient de ne pas ignorer que les auteurs furent censurés, les publications limitées, les mauvais penseurs (qui sont naturellement les meilleurs) expurgés et expulsés des rayons où venaient les retrouver intellectuels, étudiants et simples amoureux de la lecture. Les auteurs juifs, mais aussi les ouvrages politiques ou francs-maçons furent impitoyablement condamnés. 

 

Il a été des Français pour prêter la main à ces manœuvres effroyables et lamentables, car ainsi que le conclue Martine Poulain, priver un homme de sa bibliothèque, c’est le priver d’une partie de sa vie tant on peut connaître quelqu’un au travers de ses goûts littéraires et de ses curiosités intellectuelles.

 

Nous n’allons pas les citer car ils sont nombreux et l’ouvrage de Martine Poulain est très précis, mais il faut rester vigilant, à l’heure ou des politiques sans conviction mais frileux et avides de tenir les places n’hésitent pas à dire tout et n’importe quoi à propos de la littérature pour la jeunesse, dans un premier temps.

 

La censure nouvelle est en marche, il convient de lui faire, comme dans la cour de l’école, le croche-pied utile qui la fera chuter.

 

Un seul regret à la lecture de cet imposant ouvrage, savant et passionnant, qui est le style assez peu littéraire de Madame Poulain, qui lectrice dans l’âme, est une scientifique, pas un écrivain.

 

C'est publié chez Folio Histoire, n° 224.

 

Frédéric Arnoux

www.theatrauteurs.com

 

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15:14 Publié dans Livre, Musique | Lien permanent

13/02/2014

Le pianiste aux 50 doigts ou l'incroyable destinée de György Cziffra

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THÉÂTRE du RANELAGH

5, rue des Vignes

75016 PARIS

 

(M° La Muette, Passy

ou RER C1-3 : Boulainvilliers)

 

Loc. 01 42 88 64 44

 

 

Pl. 30 & 35€

 

- 26ans : 10€

 

A 21h du mercredi au samedi

 

Dimanche à 17h

 

Relâche 19 et 26 février

 

jusqu'au : 30 MARS 2014

 

Durée : 1h.30

 

Texte et interprétation : Pascal Amoyel

 

Mise en scène : Christian Fromont

 

 

 

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C’est un bien curieux endroit, et unique, que ce Théâtre du Ranelagh dont la salle toute de bois  semble n’avoir été faite que pour le plaisir de quelques-uns ; c’est le cas lors du joli spectacle musical donné par Pascal Amoyel, intitulé « Le pianiste aux 50 doigts », hommage parlé et interprété au piano par un musicien émouvant.

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgC’est à György Cziffra, qui fut son professeur que cet hommage est rendu, et bellement, avec intensité, émotion, affection vraie et nostalgie, puisque le merveilleux pianiste hongrois est décédé il y a tout juste 20 ans. Pour ceux d’entre nous qui se souviennent de lui, il est l’interprète des meilleurs enregistrements qui continuent de faire autorité, des « Rhapsodies hongroises » de Liszt, son compatriote, et le fondateur du Festival de La Chaise-Dieu qui continue chaque fin d’été avec la même qualité, couru des mélomanes et pourtant, ce coin d’Auvergne est bien peu engageant !

 

Pianiste connu et reconnu, Pascal Amoyel se risque aux mots, car cet hommage est aussi l’histoire de Georges Cziffra presque jusque en octobre 1956, où il quitta la Hongrie pour l’Autriche puis la France qui l'ont consacré.

 

Ce que raconte en paroles et en musique Pascal Amoyel est d’autant plus émouvant que c’est une  partie largement inconnue du public de la vie de Cziffra, qui faillit bien ne jamais être le musicien que nous avons connu, enfermé dans les limites de son pays, contraint à des travaux forcés musicaux sans commune mesure avec son talent.

 

Il y a de la part d’Amoyel un grand courage à prendre la parole, car il n’est pas comédien, mais néanmoins, et parce qu’il évoque son personnage avec ferveur et amour, il est juste, un peu spectateur, un peu acteur, artiste en somme, faisant apparaître ce qu’il veut faire apparaître et qui saute au visage du spectateur.

 

Amoyel se sert de son piano pour tout faire passer des émotions qu’il exprime, et nous entendons une harpe, un tambourin, une cithare, nous sommes en Europe de l’Est, chez les magyars et les tsiganes, chez les réprouvés et les oubliés du monde en marche.

 

Il fallait ne pas manquer d’audace ni de talent pour concevoir et proposer ce beau spectacle intime et juste, et Pascal Amoyel a eu raison de se lancer, avec sa virtuosité généreuse, son jeu si proche de celui de son professeur, que parfois, dans ces improvisations ébouriffées, qui laissent à plat comme après un vent de tempête, on croit l’entendre.

 

Le dernier bis, Chopin, est un hommage direct à Cziffra. Comme s’il s’agissait de la fin d’une pièce religieuse, on n’en demande plus davantage.

 

C’est au Théâtre du Ralelagh, 5 rue des Vignes dans le 16ème . arrondissement , et c’est jusqu’au 30 mars prochain 

Ne pas y aller serait se priver d’un beau moment d’amour.

 

Frédéric Arnoux

www.theatrauteurs.com

 

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19:43 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent