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10/01/2014

L'homme en morceaux d'Elie-Georges Berreby

Photo Frantz.jpg

Théâtre Aire Falguière

55, rue de la Procession

75015 PARIS


(M° Volontaires, Plaisance)


Loc. 01 56 58 02 32


Pl. 20€ - T.R. 15€ - Etud. 10€


Chaque samedi de janvier & février 2014 à 18h.30



+ mercredi 15 & 22 Janvier à 20h.30


 

Mise en scène : Geneviève ROZENTAL


Direction d'acteur : Diana RINGEL


avec Frantz MOREL A L'HUISSIER


 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpg" Psychocirque " n'est-ce pas là, le terme qui définit au mieux la vie car si on y regarde de près, en cultivant un maximum d'humour : " quelle grosse marrade " pourrions nous conclure en plagiant je ne sais plus qui. (quelqu'un qui n'était pas embarrassé par l'académisme du langage en tout cas.)

En découvrant Jacques, méditant dans sa petite boite, je me suis dit : " tiens, Sarah Bernhardt a fait école ? " 

Pour nous, L'homme en morceaux va reconstituer le puzzle, nous allons donc le suivre dans son cheminement scabreux, dans ses délires mystiques et à ce petit jeu, personne ne restera passif. Trouver une issue possible, n'est-ce pas la préoccupation de tout être humain, avant de partir définitivement sans laisser d'adresse ?  

Les marins ont la réputation d'être croyants. Conséquence logique pour des êtres habitués à flirter avec le naufrage. Tiens bon la barre, matelot ! avec ou sans whisky mais ... comme disait André Frossard : "  … je l'ai rencontré. "

Certains parleront du verre à moitié vide ou à moitié plein, ce n'est qu'un trait de caractère illustrant deux tempéraments opposés. Or le personnage qui se présente à nous est bien plus compliqué que cela. Apparemment bipolaire, son mental joue un peu au yo-yo. Alors, comme notre porteur de marinière a choisi le Cap de Bonne Espérance, il va - visant l'extase - décider de surfer sur la vague existentielle, ce dans un halo de lumière ouatée. Il constatera que tous les gens autour de lui vieillissent mais que - ô miracle ! - le sort l'épargne, qu'il lui suffit d'imposer les mains pour que " les sourds voient, les aveugles entendent, les muets marchent. "

Car, ajoutera t-il, " je sais désormais que je suis immortel.

Et j'entends le rester. " 

La crédopathie de cet homme est magnifiquement déclinée par Frantz Morel A L'Huissier. On y perdrait presque son latin à force de le suivre parmi les méandres de sa pensée qui est en fait, celle de Elie-Georges Berreby que notre talentueux comédien met ici en valeur et ce, de façon optimale.

Une chanson dit : " j'ai un p'tit vélo qui tourne dans ma tête " Ici, c'est un matelas pneumatique et même s'il dérive, ce dernier nous maintient à flot puisque choisir de croire permet de ne pas désespérer.

-" N'est-il pas ? " ajouteront les insulaires. 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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14:27 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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