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26/12/2013

Mademoiselle Frankenstein de Thierry Debroux

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A LA FOLIE THÉÂTRE

6, rue de la Folie Méricourt

75011 PARIS


(M° Saint Ambroise)


Loc. 01 43 55 14 80



les vendredi et samedi à 21h



jusqu'au : 1er MARS 2014


 

Mise en scène : Géraldine Clément et Frédéric Gray


avec Frédéric Gray et Christelle Maldague


 

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Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgNous avons presque tous vu une ou plusieurs version(s) cinématographique(s) de Frankenstein, thème qui a fasciné certains et en a terrifié d'autres ...

Peu d'entre nous se sont alors demandé à qui nous devions l'apparition d'un tel personnage tout en hésitant à concéder la vedette au savant fou ou à sa créature ? Or, la naissance de ce mythe est assez incroyable.  

L'action plonge ses racines au début du 19ème siècle - en 1816 plus précisément - le poète Shelley ainsi que son épouse Mary se trouvent alors dans la villa du célèbre Byron où un violent orage retient tout le monde à domicile.

Une idée d'épreuve va alors germer dans ces cerveaux fertiles à savoir qui parmi ce petit groupe d'écrivains sera capable d'écrire au mieux et le plus rapidement possible, une nouvelle à tendance fantastique ? C'est Mary âgée seulement de 19 ans, qui gagnera cette compétition en inventant l'histoire du docteur Frankenstein et de son effroyable paternité.

Au cours des siècles, science et religion se sont souvent opposées, or le but de ce nouveau Prométhée (même s'il n'en est pas absolument conscient) est de défier le Ciel en réussissant à rendre la vie à un corps mort.

Perspective folle que la médecine n'a toutefois pas complètement abandonné, nous qui sommes désormais capables de remplacer les organes un à un avec pour but de prolonger ainsi éternellement (?) la vie.

Quinze ans après avoir été témoin de ce fol exploit littéraire, un certain Lazzaro Spallanzani  va donner rendez-vous à Mary Shelley sur les lieux même de cette expérience. 

L'action se déroule en un décor étrange, les meubles ayant été conçus par No Art, composés de métal ouvragé et ce n'est pas par hasard, ... cette matière étant comme chacun sait, conductrice d'électricité.

Les costumes portés par les deux personnages sont élégants et les conditions requises pour créer le plaisir des yeux au moment même où notre esprit sera captivé par ce qui se passe ... 

Frédéric Gray compose ici un personnage inquiétant, au regard hypnotique, à la diction étrange, tandis que Christelle Maldague alias Mary Shelley semble un peu perdue face à ce diabolique inquisiteur ... Mais les femmes ont des ressources insoupçonnées et la proie tétanisée sous le regard du vautour ne cessera de lui échapper.

Cette pièce écrite par Thierry Debroux nous plonge dans un sentiment de curiosité et d'incertitude, ce jusqu'à la fin, se révélant bien plus intelligente car plus analytique et plus complexe que ce qui nous avait été proposé jusqu'alors.

Signalons que l'auteur sera présent le 24 Janvier 2014 et pourra ainsi répondre aux questions - sans nul doute nombreuses - que les spectateurs ne manqueront pas de lui poser en fin de représentation. Pour ma part, la lecture de ces écrits se situant à 2 siècles d'intervalle va incontestablement agrémenter cette fin d'année ! 

 

Simone Alexandre


www.theatrauteurs.com

 

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14:35 Publié dans THEATRE | Lien permanent

22/12/2013

RADIO TRENET de Jacques Pessis

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VINGTIÈME THÉÂTRE

7, rue des Plâtrières

75020 PARIS


(M° Ménilmontant)


Loc. 01 48 65 97 90



Pl. 25€ - Seniors : 20€,

Etud. 13€

 

Du mercredi au samedi à 21h.30

Dimanche à 17h.30

 

jusqu'au : 16 février 2014

 

Chansons de Charles TRENET


Mise en scène : Philippe OGOUZ


avec Jacques HAUROGNE, Léa GABRIELE, Philippe OGOUZ


au piano et arrangements : Roger POULY

 

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Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgCa, pour y avoir de la joie au Vingtième, 

" y' a d' la joie ! "

C'est même un lieu de fête, par excellence.

Vous pouvez actuellement y passer une soirée exceptionnelle en enchaînant deux spectacles hors pair : Mystère Sax et Radio Trenet.

Vous repartirez de là, avec la joie au coeur, c'est garanti ! En ces temps moroses, cela fait du bien. En parlant d'états d'âmes - précisément - le second spectacle (tout comme le premier, du reste) nous permet de comparer les époques qui - il faut bien le reconnaître - n'ont jamais été particulièrement faciles ...

Pourtant nos aînés qui eux, ont connu la guerre et même les persécutions savaient cultiver la bonne humeur. Pourquoi cette habitude salvatrice s'est elle perdue ? Il est permis de se poser la question.

Avec Radio Trenet nous assistons aux années glorieuses quoique encore un peu balbutiantes, de la TSF, celles où les artistes étaient invités en direct à " faire leur show " et où la pub, bon enfant se nommait encore " réclame " et se déclinait avec humour ...

Pour composer ce spectacle, une pétillante interprète, en la personne de Léa Gabriele fournit l'indispensable touche féminine auprès d'un trio de choc, composé de Jacques Pessis au piano

( lequel a également écrit le texte que nous entendons ) avec à ses côtés un Philippe Ogouz, étonnant dans ses moments de drôlerie. (n'oublions pas qu'il a également signé la mise en scène) et le trop rare Jacques Haurogné dans le rôle du fou chantant.

Ce dernier réussit à incarner Trenet sans passer par l'imitation pure et simple c'est à dire, en restant lui-même tout en évoquant parfaitement l'original ce qui constitue un exploit ! Mais nous savons depuis longtemps que l'homme a plus d'une corde mélodieuse à son arc. Et puis, c'est l'occasion rêvée pour réviser ce répertoire où la poésie était immanquablement au rendez-vous. 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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( photos : Mirco Magliocca )

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15:20 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

16/12/2013

Entre temps, j'ai continué à vivre de Jacques Hadjaje


LUCERNAIRE

Centre National d'Art et d'Essai

53, rue Notre Dame des Champs 

75006 PARIS

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(M° N.D. des Champs)


Loc. 01 45 44 57 34



Pl. de 10 à 30€


A 21h.30 du mardi au samedi

A 17h. le dimanche


jusqu'au : 2 FEVRIER 2014


 

(Texte édité chez L'Harmattan)


Mise en scène de l'auteur


avec Isabelle Brochard, Anne Didon, Guillaume Lebon, Delphine Lequenne, Laurent Morteau.

 

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Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgSpectacle fondé sur une série (9 au total) de non retrouvailles (ou de pseudo) car on ne se baigne jamais deux fois de suite dans la même eau d'un fleuve ...

Le lieu est un ancien puits de mine désaffectée et ils y ont vécu jadis, avant que ce que l'on nomme communément " la Crise " ait éparpillé tout le monde.

Les destins s'entrecroisent, on peine parfois à se reconnaître car le temps fait des ravages plus moralement que physiquement encore ...  La corde a cédé, on essaie de la renouer mais le noeud est par trop visible et peut-être pas si solide que ça ?

Deux soeurs se retrouvent mais l'accueil de celle qui est restée n'est pas très chaleureux. Deux copains peinent à se reconnaître, l'un s'est embourgeoisé, l'autre a honte face à lui, de n'être qu'un magasinier ... l'image d'une femme plane entre eux-deux. Tiens, un lapin ! ... L'ex-amoureuse restée seule s'est finalement mariée, il fallait bien un père pour élever la fille de celui qui s'était envolé. 

Quand une mère meurt, on se partage les photos ... Quand un père disparaît on en fait un héros alors que les circonstances furent plus dérisoires qu'on ne le supposait mais au final, tout cela n'est pas triste car c'est simplement la vie.

Le lieu de ces échanges sera limité à une estrade en pente sur laquelle les couples se succèdent, parenthèse entre hier et demain. Ils sont ici et maintenant, entre deux temps celui dont ils se souviennent, qui a disparu et cet avenir dont ils ignorent tout. Ne croyez surtout pas que la pièce soit triste car il n'en est rien. Ces neuf couples là sont portés par l'énergie vitale qui fait qu'ils ont continué à vivre alors que tout s'était effondré autour d'eux. Et puis, il y a cette musique qui explose entre chaque scène, créant une ambiance à la Kusturica. La vie continue à la façon de ces moteurs de véhicules qui calent parfois puis repartent en trombe pour adopter ensuite le bon rythme afin que le voyage puisse continuer.

Les comédiens s'impliquent corps et âme dans chacune de ces illustrations et on ressort du lieu en se disant que l'on a eu le privilège d'entendre un texte intelligent, où le fatalisme avait rendez-vous avec une sereine philosophie.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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( Photos : Pierre Dolzani )

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15:56 Publié dans THEATRE | Lien permanent

15/12/2013

Anna Cappelli de Annibale Ruccelo

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ABC THÉÂTRE

14, rue de Thionville

75019 PARIS


( M° Ourcq )


Loc. 01 42 08 05 46


Pl. 10€ - T.R. 8€


prochaine représentation,

vendredi 20 DECEMBRE 2013 à 21h.


 

Mise en scène : Thierry Gaudin


avec Margherita Bertoli


 


Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgAprès un prologue pour le moins inattendu qui nous fera toucher du doigt les vicissitudes du métier d'interprète, la pièce commence un peu à la façon d'une comédie de Dario Fo, nous exposant la vie de tous les jours d'une jeune italienne qui rêve du prince charmant en regardant les classiques sentimentaux à la télé.

Anna semble avoir développé un sentiment de frustration au contact de sa soeur cadette qui occupe désormais la chambre qu'elles partageaient (sans doute ?) avant le mariage de cette dernière. 

Comme il n'y avait pas assez de place pour tout le monde, l'aînée toujours célibataire, a dû alors louer une chambre chez une vieille dame-à-chats, ce qui dérange la locataire au plus haut point. C'est qu'elle a du caractère notre Anna ! 

Durant le jour, elle travaille en qualité de secrétaire dans un service de la mairie et ne manquera pas d'attirer l'attention puis de tomber amoureuse de son supérieur hiérarchique,Tonino Scarpa.

L'homme vit dans une immense maison où la donzelle ne tardera pas à s'installer. 

Seulement voilà, tandis qu'Anna cultive sans réserve sa passion dévorante, Tonino profite de la situation tout en se gardant bien de lui passer la bague au doigt et ce qui devait arriver, arrivera à savoir que l'homme rassasié lui fera part un jour de sa décision de prendre la tangente en l'abandonnant à son triste sort.

Il n'en fallait pas plus à cette ultra-possessive pour se transformer aussitôt en mante religieuse. La comédie sociale virera alors au drame pour ne pas dire à la tragédie et heureusement que ce moderne Jason n'a pas procréé, sinon la famille entière y serait passée !

Margherita Bertoli assume le grotesque horrifique de la situation avec une indéniable habileté car il n'était pas facile d'affronter un tel rôle, ce dont elle s'acquitte avec une évidente maestria.

Soyez nombreux à aller l'applaudir car elle le mérite bien. 

 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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20:50 Publié dans THEATRE | Lien permanent

11/12/2013

Marilyn était chauve (cabaret de crise)

THÉÂTRE DE BELLE VILLE

94 Rue du faubourg du Temple

75011 PARIS

 

M° Goncourt ou Belleville

 

Loc. 01 48 06 72 34

 

 

Les dimanche et lundi à 21h.

 

jusqu'au : 20 JANVIER 2014

 

Par la Compagnie OCTAVIO,

 

avec : Sophie Cusset, Gilles Ostrowsky, Marc Prin

 

et un guest musical chaque soir.

 

Mise en scène : Jean Matthieu Fourt

 

Lumières : Sébastien Debant

 

Costumes : Valérie Simonneau et Sophie Cusset

 

 

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Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgBien qu'Howard Butten ait dit à leur sujet, (je cite) … " ce jour là, j'ai découvert soudain et sans avertissement , du très grand théâtre de clown " j'avoue avoir de cet état particulier une notion légèrement différente,  persuadée que je suis qu'un clown ne fait que détourner le tragique, l'immense décalage étant la clé de l'émotion. Un clown, un vrai peut alors atteindre des dimensions métaphysiques. 

Ceux là n'ont pas cette ambition et ne cherchent qu'à distraire, à amuser les grands enfants que nous sommes presque tous restés. Les mauvaises langues parleront  peut-être d'attardés congénitaux mais ne faisons pas la fine bouche et voyons en quoi consiste ce spectacle. Travestis, paillettes, un zeste d'exhibitionnisme ... on aurait crié au génie lors des mouvements libérateurs des années 70. Il fallait alors être légers ce que ne sont pas exactement nos burlesques de service. Mais bon ! leur intention pour le moins appuyée est de nous faire rire et presque tous les spectateurs adhèrent avec enthousiasme.

Vous l'avez compris, ce n'est pas exactement " ma tasse de thé " mais je n'irai quand même pas jusqu'à plagier le petit Gibus ... 

N'importe, les Octavio mouillent la chemise, même quand ils n'en ont pas et leur implication est indéniable. Pour cette reprise due à un succès précédent, (preuve qu'ils ont bien trouvé leur public) la salle était comble, composée de jeunes gens - pour la plupart - lesquels étaient venus s'éclater et réagissaient au quart de tour ! 

Tant pis si Marilyn a servi de prétexte à ce titre iconoclaste, cette égérie des gays en a vu bien d'autres ... Après un prologue en voix off aussi inepte qu'accrocheur, une bouteille descendra des cintres afin de partager un verre de l'amitié. 

Le méga-ours amoureux qui fait tourner le podium sur lequel se produit une Marilyn à la silhouette idéale figure parmi les meilleurs moments sinon l'unique, de la soirée.

Le dandy fan de blancheur qui se battra avec un serpent de baignoire constitue indéniablement le hit, sur le plan intensité hilarante.

Un manège se nommait jadis " la chenille " car une bâche venait recouvrir ceux qui s'y étaient embarqués, ici une formule transparente sera reprise afin de protéger le spectateur d'un sporadique entartage.

Vous l'avez compris, il est juste ici question de s'amuser sans se poser de questions ce qui vous est proposé jusqu'au 20 janvier prochain. par conséquent, si vous décidez d'y aller, soyez fous, ne pensez à rien d'autre, laissez vous aller, ils feront le reste. 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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14:41 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent