Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/12/2013

Entre temps, j'ai continué à vivre de Jacques Hadjaje


LUCERNAIRE

Centre National d'Art et d'Essai

53, rue Notre Dame des Champs 

75006 PARIS

Entre-temps-h.jpg

 


(M° N.D. des Champs)


Loc. 01 45 44 57 34



Pl. de 10 à 30€


A 21h.30 du mardi au samedi

A 17h. le dimanche


jusqu'au : 2 FEVRIER 2014


 

(Texte édité chez L'Harmattan)


Mise en scène de l'auteur


avec Isabelle Brochard, Anne Didon, Guillaume Lebon, Delphine Lequenne, Laurent Morteau.

 

Entre-temps-L.3.jpg

 

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgSpectacle fondé sur une série (9 au total) de non retrouvailles (ou de pseudo) car on ne se baigne jamais deux fois de suite dans la même eau d'un fleuve ...

Le lieu est un ancien puits de mine désaffectée et ils y ont vécu jadis, avant que ce que l'on nomme communément " la Crise " ait éparpillé tout le monde.

Les destins s'entrecroisent, on peine parfois à se reconnaître car le temps fait des ravages plus moralement que physiquement encore ...  La corde a cédé, on essaie de la renouer mais le noeud est par trop visible et peut-être pas si solide que ça ?

Deux soeurs se retrouvent mais l'accueil de celle qui est restée n'est pas très chaleureux. Deux copains peinent à se reconnaître, l'un s'est embourgeoisé, l'autre a honte face à lui, de n'être qu'un magasinier ... l'image d'une femme plane entre eux-deux. Tiens, un lapin ! ... L'ex-amoureuse restée seule s'est finalement mariée, il fallait bien un père pour élever la fille de celui qui s'était envolé. 

Quand une mère meurt, on se partage les photos ... Quand un père disparaît on en fait un héros alors que les circonstances furent plus dérisoires qu'on ne le supposait mais au final, tout cela n'est pas triste car c'est simplement la vie.

Le lieu de ces échanges sera limité à une estrade en pente sur laquelle les couples se succèdent, parenthèse entre hier et demain. Ils sont ici et maintenant, entre deux temps celui dont ils se souviennent, qui a disparu et cet avenir dont ils ignorent tout. Ne croyez surtout pas que la pièce soit triste car il n'en est rien. Ces neuf couples là sont portés par l'énergie vitale qui fait qu'ils ont continué à vivre alors que tout s'était effondré autour d'eux. Et puis, il y a cette musique qui explose entre chaque scène, créant une ambiance à la Kusturica. La vie continue à la façon de ces moteurs de véhicules qui calent parfois puis repartent en trombe pour adopter ensuite le bon rythme afin que le voyage puisse continuer.

Les comédiens s'impliquent corps et âme dans chacune de ces illustrations et on ressort du lieu en se disant que l'on a eu le privilège d'entendre un texte intelligent, où le fatalisme avait rendez-vous avec une sereine philosophie.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

Entre-temps-L1.jpg

( Photos : Pierre Dolzani )

Logo Lucernaire.jpg

15:56 Publié dans THEATRE | Lien permanent

Les commentaires sont fermés.