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19/11/2013

OEDIPE ROI de Sophocle

visuel-OEDIPE.jpg

THÉÂTRE de L'AQUARIUM

Cartoucherie de Vincennes

Route du Champ de Manœuvre

75012 PARIS


(M° Château de Vincennes,

puis navette gratuite Cartoucherie)


Loc. 01 43 74 99 61


Pl. 22€ - T.R. 12 à 15€

 

du mardi au samedi à 20h.30

dimanche à 16h.


jusqu'au : 15 DECEMBRE 2013


 

Texte français et mise en scène : Antoine CAUBET


avec : Pierre BAUX (Oedipe) - Cécile CHOLET et Delphine ZUCKER (Le coryphée - Le choeur) - Eric FELDMAN (Le prêtre, Tirésias, le messager) - Antoine CAUBET (Créon) - Clotilde RAMONDOU (Jocaste) - Jean OPFERMANN (Le berger)


ŒDIPE R.photo-Hervé Bellamy.jpg

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgComme chacun sait, l'action se déroule à Thèbes, en Béotie où une épidémie de peste vient de s'abattre sur la ville et sa proche agglomération.

Cette ville qui sera plus tard détruite par Alexandre le Grand est pour l'heure persuadée que la colère des dieux se manifeste et en signe de supplication, des rameaux sont déposés au pied du palais où vivent les souverains Œdipe et Jocaste. 

Le prêtre a déclaré que la cause de l'épidémie est due à la présence de l'assassin de Laïos, ancien roi, ancien époux de Jocaste, père d'Oedipe. Ce dernier triompha jadis de " la Sphinge aux chants perfides " et se propose à mener l'enquête, comme on dit actuellement.

Tirésias lui révélera la vérité qu'il refusera d'accepter sans preuves. Comment admettre qu'il fut cause de la mort de son propre père (ce qui lui avait pourtant été prédit) et ai parachevé ce crime en devenant l'époux de sa mère et le frère de ses enfants ? 

Ce thème récupéré, galvaudé par la psychanalyse, n'en conserve pas moins ses dimensions mythologiques. Or on ne saurait aborder cette forme d'expression à la façon d'une vulgaire enquête policière ou drame dostoïevskien.

Des siècles de pratique démocratiques ne peuvent faire oublier le caractère sacré que revêtait la royauté à l'époque où les souverains étaient persuadés d'être d'essence divine. Dieux et héros agissaient en parfaite symbiose ou en conflit (c'était selon) en cette Antiquité dont il semble que nous ayons perdu la perception. 

Antoine Caubet qui est pourtant tout à fait crédible dans le rôle de Créon a voulu que ses comédiens (ne parlons pas de tragédiens) rendent le discours le plus quotidien possible.

C'est un parti-pris à la mode, ce qui ne prouve nullement qu'il soit justifié. Comme décor, des gradins également sur scène et l'accès au palais sera symbolisé par un escalier.

Choryphée et chœur ouvriront des parenthèses sonores, micros sur pied ou à la main ... 

Bel exercice d'acteur triplement confié à Eric Feldman successivement ( Grand ) Prêtre, Tirésias et le messager.

A l'entendre dans ce dernier rôle je n'ai pu m'empêcher de penser qu'il ferait un Sosie parfait. Il passera de la fantaisie la plus débridée au délire quasi épileptique offrant ainsi tout une palette de jeux mais Sophocle n'est pas Shakespeare.

( " Ouais, ouais ! " dit Œdipe )

Depuis le temps, le poète grec en a vu d'autres ... j'imagine seulement que Mounet-Sully a dû s'étrangler avec sa barbe, lui qui ne concevait les rôles tragiques qu'en majesté. 

Autres temps, autres mœurs ... mais à vouloir trop (comment disent-ils ?) " dépoussiérer " ne risque t-on pas de déconstruire ?. L'essentiel étant de ne pas vider le discours de son contenu et grâce aux dieux, Antoine Caubet reste quant au fond, fidèle à l’œuvre, c'est la forme qui l'est moins.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

ŒDIPE.jpg

( photos : Hervé Bellamy )

Théâtre de l'Aquarium La Cartoucherie.jpg

12:53 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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