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23/09/2013

Hannibal de Christian Dietrich Grabbe

Hannibal-1h.jpg


THEATRE de GENNEVILLIERS

41 avenue des Grésillons

92230 GENNEVILLIERS


(M° Gabriel Péri - ligne 13)


Réserv. 01 41 32 26 26


www.theatre2gennevilliers.com


Pl. 24€ / 15€ / 12€ / 9€



les mardi et jeudi à 19h.30

mercredi, vendredi, samedi à 20h.30

dimanche à 15h.

relâche le lundi.


jusqu'au : 4 OCTOBRE 2013


 

Traduction et adaptation: Bernard Pautrat


Mise en scène : Bernard Sobel


 

avec : Sarah Amrous, Jacques Bonnafé, Romain Brosseau,

Eric Castex, Pierre-Alain Chapuis, Laurent Charpentier,

Simon Gauchet, Claude Guyonnet, Jean-Claude Jay,

Yann Lefelvre, Vincent Minne, Anaïs Muller,

François-Xavier Phan, Tristan Rothhut, Gaëtan Vassart



 

Si Hannibal  " n'est pas une pièce historique " elle se situe cependant à une époque précise de l'Histoire, c'est à dire entre le II ème et 1er siècle de notre ère. Rome et Carthage s'affrontaient alors. On en connaît l'issue.

Christian Dietrich Grabbe est un auteur méconnu. Il le fut de son vivant et le resta (jusqu'ici) après sa mort, ce qui relève de l'injustice flagrante car le texte est puissant, ironique parfois avec souvent, des accents quasi shakespeariens. 

Merci à Bernard Sobel de nous l'avoir fait découvrir !

Est-ce par manque d'imagination ? ... Mais les anachronismes vestimentaires me dérangent au plus haut point. Ici, Mina Ly nous présente un salmigondis de costumes appartenant à 3 époques différentes ce qui - a mes yeux - nuit quelque peu à l'unité de la pièce tout en empêchant les interprètes de se glisser sans réserve dans la peau du personnage qu'ils sont censés incarner car quoiqu'ils fassent cette " pelure " qu'ils ont sur le dos nous obligera à voir un comédien jouant un rôle. Reproche que l'on ne saurait cependant adresser à Jacques Bonnafé tant il investit en dépit de son aspect contemporain, celui d' Hannibal.

Passons donc sur cette réserve pour saluer le travail phénoménal que ce spectacle a demandé.  

A l'exception du rôle titre, les comédiens ont chacun plusieurs partitions à jouer.

C'est ainsi par exemple que Pierre-Alain Chapuis (pour ne citer que lui) sera tour à tour, marchand d'esclaves, Caton, le despote de Capoue, un prêtre cartaginois et le roi Prusias, rôle dont visiblement il se régale presque sans mesure. 

Là, encore une parenthèse vestimentaire sera largement exploitée en direction cette fois de l'époque napoléonienne et si c'était un clin-d'oeil, il est pour le moins appuyé !  

Les éléments de décors effectuant à vue, des aller-retour entre les cintres et le plateau, nous confirment que nous sommes bien au théâtre; en revanche les effets parfaitement réussis de lumière lors des sacrifices humains à Moloch ainsi que l'incendie de Carthage frapperont efficacement les imaginations. 

La pièce est longue (2 heures 40) mais mérite le déplacement d'autant qu'à l'issue de la représentation, bon nombre de spectateurs auront envie de mieux connaître cet auteur qui n'a peut-être pas vécu assez longtemps pour s'imposer à la gloire qu'il méritait.  Aussi précisons que son oeuvre est disponible aux Editions de l'Age d'Homme et qui sait ? ... peut-être d'autres titres seront-ils enfin portés à la scène ? 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

hannibal-en-l1.jpg

( Photos : Hervé Bellamy )


11:02 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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