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22/08/2013

Mademoiselle Else d'après Arthur Schnitzler

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LUCERNAIRE

Centre National d'Art et d'Essai

53, rue Notre Dame des Champs

75OO6 PARIS


Réserv. 01 45 44 57 34


www.lucernaire.fr


Pl. 30€ - Séniors : 25€

- de 26 ans et chômeurs : 15€


Traduction : Henri Christophe


Mise en scène : Francine Wéber


avec Pauline Gardes en alternance avec Marion Servole,

Sophie Bricaire, Pauline Vaubaillon


Durée : 1h.30


 

Chaque auteur possède sa spécifique petite musique or je ne suis pas sûre que tous les metteurs-en-scène l'entendent, préoccupés qu'ils sont de fournir ce qu'ils croient être une lecture aussi originale que particulière.

J'avais en son temps vu Mademoiselle Else, mis en scène par Didier Long au Petit Théâtre de Paris et lui voue un souvenir reconnaissant pour ce qu'il fit en compagnie d'Isabelle Carré, illustration subtile, respectueuse du texte sans pour autant être anodine. Grâce à lui et à Saskia Cohen-Tanugi, les personnages du monologue prenaient vie.

Il y a plus longtemps encore désireux de nous faire entendre ce que nous étions peut-être incapables seuls de découvrir, Daniel Mesguich avait placé sur scène deux Hamlet, ici nous aurons droit à un " détriplement " de Mademoiselle Else. 

Je ne suis pas convaincue que cet éclatement du discours y gagne en profondeur ...

Certes, les comédiennes qui après tout sont là pour faire ce qu'on leur demande ne sauraient mériter de reproches. Elles font le maximum et sont très agréables à voir mais pour utiliser une expression à la mode, se situent forcément " à côté de la plaque " la profondeur d'analyse étant ici transformée en des réactions successives, ce qui en la circonstance est amusant mais franchement réducteur, le texte se transformant en farce et je ne pense pas que c'était l'objectif de l'auteur ! 

Pour tout vous dire, Arthur Schnitzler se situe en bonne place dans mon Panthéon personnel et je n'aime pas le voir soumis à des expériences de laboratoire. 

Je me suis donc retrouvée dans la situation du cinéphile qui s'apprêtant à savourer un Cassavetes, suite à une erreur d'aiguillage, hérite d'un Jean-Pierre Mocky !  

Il en faut certes, pour tous les goûts et la salle dont les travées étaient pleines semblait se réjouir ... combien auront ensuite l'idée de se rapprocher du texte initial ? Peu, sans doute et c'est bien là, à mes yeux, que le bât blesse. Ceux qui ne connaissaient pas les écrits de Schnitzler en auront forcément une idée fausse, les autres récupèreront ce qu'ils veulent bien y trouver car comme tout parti-pris, on l'accepte ou pas mais on a bien évidemment le droit d'en être séduit ce, d'autant plus que la réalisation est brillante, j'aurais mauvaise grâce de ne pas le reconnaître.

 

Simone Alexandre

 

www.theatrauteurs.com

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( Photos : Alejandro Guerrero )

 

 

10:42 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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