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21/06/2013

Festival des écoles du théâtre public - Illusions de Ivan Viripaev

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THEATRE de L'AQUARIUM

CARTOUCHERIE de VINCENNES

Route du Champ de Manoeuvre

75012 PARIS

 

Tél. 01 43 74 99 61


M° Château de Vincennes


navette gratuite ou autobus 112

jusqu'à la station Cartoucherie (3 Zones)


www.theatredelaquarium.com


Entrée libre sur réservation


Du : 20 JUIN au 30 JUIN 2013


Traduction : Tania Moguilevskaia et Gilles Morel

(Ed. eBook novaia-russe)


mise en scène de Galin Stoev

assisté de Rares Ienasoaie


Durée : 1h.15


avec les élèves de la promotion 2013 de l'ESAD,


( ECOLE SUPERIEURE D'ART DRAMATIQUE - PARIS ) 


Raphaël Bedrossian - Flora Bourne-Chastel - Elsa Canovas - Jean-Baptiste Florens - Sarah Glond - Lou Granarolo - Matej Hofmann - Valentine Lauzat - Nelly Lawson - Marilou Malo - Pauline Masse - Clovis Mouche - Jerémy Petit - Aurélien Pinheiro - Willie Schwartz.



Des personnages seront en direct, dessinés sur le mur du fond, deux couples dont la vie réelle ou imaginaire va être retracée pour nous avec un maximum d'humour, seule façon de supporter la tragédie humaine.

Un grand escogriffe nous prend à témoin.  Portrait du couple idéal, resté fidèle contre vents et marées. L'homme s'apprête à mourir et s'adresse à son épouse, lui faisant part de sa reconnaissance désormais éternelle ou presque. 

52 ans d'amour ! Un exploit car " l'amour est un labeur " ... Il lui dira aussi la vérité qui dérange, ne lui cachera rien mais où se terre donc, le jardin secret que chaque être cultive en tête à tête avec soi ? 

L'autre couple dessiné sur le mur est tout aussi remarquable semble t-il et pour d'autres raisons. A chacun sa vérité ou ses faux-semblants.

Les deux hommes sont très liés, de vieux copains qui se disent tout, y compris ce que l'on garde habituellement pour soi. Sandra, Denis, Margaret  et Albert,  2 couples de façade, doublés de 2 couples secrets. On se raconte parfois des histoires pour embellir la réalité, pour battre en brèche la routine de tous les jours, ce qui n'exclut nullement la constance. Et puis de temps à autre, les personnages s'amusent à nous faire marcher, nous gratifient de faux aveux pour ensuite ajouter : c'est une blague ! On a bien ri mais on s'est quand même fait avoir ... 

Quelques pauses rapides, dont d'autres musicales et forcément plus longues, portées par le répertoire anglo-saxon (sauf une) Que voulez-vous, on est de son époque ou on ne l'est pas et ceux là sont jeunes encore, l'avenir est devant eux et ils l'envisagent avec enthousiasme, d'où cette énergie qui fait plaisir car elle nous rappelle la nôtre il y a de cela ? ... quelque temps. 

 

Simone Alexandre 

www.theatrauteurs.com

 

15:49 Publié dans THEATRE | Lien permanent

19/06/2013

Fracas projet mené par Olivier Brunhes

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Le Grand Parquet

Jardins d'Eole,

35, Rue d'Aubervilliers

75018 PARIS


(M° Stalingrad, Riquet)


Réserv. 01 40 05 01 50


www.legrandparquet.net


Station Vélib' et Autolib'

devant le théâtre


Pl. 15€ - T.R. 10€ -26 ans : 5€ - Rmiste : 3€


Du 18 au 23 JUIN 2013


Mardi, mercredi, jeudi, vendredi & samedi à 20h.

le dimanche à 15h.

 

par " L'improbable troupe " de l'Art Eclair.


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En un monde où le terme : pérennité est frappé d'obsolescence avant que l'on ait eu le temps de le prononcer, cet état des lieux s'imposait indubitablement.

Nous les verrons tous, aller et venir, parcourant l'espace scénique tels des lions en cage. La cage, bien évidemment, c'est la vie dont ils vont nous fournir un témoignage personnel, un à un, par fragments. Confrontation, chutes puis ils se mettront à tourner en rond jusqu'à ce que le metteur en scène (le public a compris que c'était lui) les nomme successivement, nous permettant de les identifier, de créer un lien, une complicité avec eux. 

Le travail effectué sur le geste semble prendre le pas sur le texte mais nous découvrirons rapidement qu'il n'en est rien car les mots sonnent juste, sont percutants, vont droit au but. Tout de blanc vêtue, une femme se met à danser avec cet entrain et cette jovialité qui n'appartiennent qu'aux êtres " bien en chair." 

Plus angoissé, un personnage masculin déclare : " l'extérieur m'aspire ... " il se définit lui-même comme un " homme papillon " sans doute de cette espèce qui capte les battements d'ailes à l'autre bout du monde ? De papillon il devient cheval et s'éloigne en caracolant. " Pourquoi Dieu a t-il abdiqué ? " interroge une femme désorientée par la carence divine. Plus concret, quelqu'un ajoute " l'Autre, c'est toujours le problème " ( Sartre nous avait prévenus ! )

Témoignage sur le vif d'un SDF disant tout ce que ses semblables gardent pour eux. Et pourtant ... Le soir de Noël on peut être seul, même à deux. Une solide jeune femme est venue en cours de spectacle accompagner un petit monsieur fragile comme un fétu de paille. Ils repartiront à la fin, eux et leur valise à roulettes ...

Le temps d'un spectacle, ceux qui ont coutume de se taire se sont exprimés et surtout, surtout, nous les avons entendus. Qui donc oserait se boucher encore les oreilles une fois dehors ? C'était au risque de me répéter, un rendez-vous indispensable à l'heure actuelle.

 

Simone Alexandre 

www.theatrauteurs.com

 

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(Photos : Tom Ménigault)


19:21 Publié dans THEATRE | Lien permanent

18/06/2013

Billy Budd de Christophe Averlan

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Imaginez un beau marin, venu d’on ne sait où mais dont la présence intrigue, attire réunit et divise l'équipage ... Personnage naïf et fédérateur sans le savoir, Billy Budd apparait au XVIIIe siècle sur un navire de guerre anglais baptisé " l'Invincible," 

Une rigoureuse discipline règne à bord, seul moyen de canaliser ces hommes privés de tout ou presque, jusque et y compris de nourriture, mais auxquels un maximum d'efforts est demandé jusqu'au sacrifice ultime de leur vie. 

Présent dans tous les esprits, l'ogre corse, cet ancien petit caporal qui cherche à devenir le maître du monde et y parvient presque. 

La flotte anglaise rêve de fulgurants combats navals et bénéficie de sa légendaire réputation. 

A contrario, usant d’une autre tactique, les Français ont tendance à éviter les affrontements et, face à eux, les engagés, de gré ou de force, de " l’ Invincible ", ne pensent qu'à en découdre ! ... 150 hommes en une commune promiscuité attendent, espèrent le moment de l'affrontement. Cela suffit à échauffer les esprits et les corps de tous ces gaillards musclés, affamés de tout et tendus à satisfaire tous leurs appétits.. Chacun des hommes a un passé qu'il veut oublier sans toujours y parvenir mais lourd de conséquences et chargé de menaces, semblables à nous qui agissons en fonction d'expériences choisies ou subies. Certains drames en résultent parfois, souvent.  Billy Budd a l'insouciance de ceux qui n'ont pas de racines et comme l'albatros est à l'aise dans les airs, il est heureux perché en haut de son mât de misaine. C'est en dessous que les choses se compliquent mais il n'en est pas conscient, ce corps splendide abritant une âme toute de candeur. 

Claggart le redoutable capitaine d'armes, son absolu contraire, aussi pervers et compliqué que Billy est confiant et souriant, nourrit pour lui une obscure attirance ... C'est le scorpion prêt à attaquer sa proie. Au premier choc, le sort de l'un et l'autre sera scellé et l'équitable capitaine Fairfax, seul maître à bord après Dieu, n'y pourra rien. 

Christophe Averlan s'est imprégné des années durant de cette atmosphère maritime et guerrière et ses recherches furent minutieuses et multiples avant qu’il écrive cette pièce lourde de signification. La fin diffère de tout ce qui a été écrit ou tourné sur ce thème (après la lecture de Melville, voir le superbe Billy Budd de Peter Ustinov ou entendre et voir le somptueux opéra de Benjamin Britten) ce qui nous entraîne dans une dimension à la fois iconoclaste et mystique. Souhaitons qu'un metteur en scène ait l'ambition en un proche avenir de monter cette pièce troublante au possible.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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13:51 Publié dans Editions Théâtrales | Lien permanent