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08/04/2013

Marie Tudor de Victor Hugo

 


Marie-Tudor-1.jpgLUCERNAIRE

Centre National d'Art et d'Essai

53, rue Notre Dame des Champs

75006 PARIS


(M° Vavin ou N.D.des Champs)



Loc. 01 45 44 57 34

www.lucernaire.fr


Pl. de 10 à 30 €


A 21h.30 du mardi au samedi,

A 17h. le dimanche


jusqu'au 23 JUIN 2013

 

Mise en scène et adaptation : Pascal FABER


distribution en alternance,


Pierre Azéma, Séverine Cojannot, Stéphane Dauch, Pascal Guignard, Frédéric Jeannot, Florence Le Corre, Flore Vannier-Moreau, Sacha Petronijevic.



lareine-Fabiano.jpg


Pour seul décor des tentures -  ce qui est plutôt bien - car cela permet au spectateur de réserver son attention au texte et au jeu des acteurs. 

En revanche, les anachronismes à mes yeux, passent beaucoup plus mal. Que diable viennent faire ces lampes torches au XVI ème siècle ? Ne parlons pas de cet enregistrement sur mini-cassette le procédé n'ayant pas même l'excuse d'un clin d'oeil malicieux, mais passons ...

Le metteur en scène nous explique qu'il a voulu chercher (je cite) " comment Victor Hugo voudrait-il que sa Marie Tudor soit montée aujourd'hui ? " ... 

Marie Tudor n'est pas un " drame policier populaire " ni un " thriller décomplexé. "  En revanche et si la pièce fut très contestée à l'époque, faisant la joie des parodistes " Marie-crie-fort " , " Marie, tu dors encore ! " elle nous éclaire sur l'ambition et l'aveuglement des politiques, lesquels sont prêts à tout pour parvenir à leurs fins. Belle description de la passion amoureuse d'une femme qui oublie dans les bras d'un homme qu'elle, " Marie d'Angleterre " (titre initial de la pièce) a droit de vie et de mort sur chacun, ce dont elle ne s'est pas privée puisqu'elle fut surnommée " Bloody Mary " (en digne fille d'Henri VIII.)

Hugo n'en doutons pas, transpose ici sa jalousie pour Juliette Drouet en se glissant dans la peau de Gilbert, sorte d'exutoire dont les auteurs ont le secret. Pour la petite histoire, " La prisonnière d'Olympio " cessa de donner la réplique à Mlle George à l'issue de la seconde représentation et peut-être pas seulement du fait de la critique ? ... 

Mais revenons à l'adaptation actuelle, au rythme soutenu de bout en bout, dans laquelle les comédiens s'impliquent avec conviction et que le public accueille avec un enthousiasme, somme toute, mérité. Par conséquent, ne jouons pas les puristes et laissons nous porter par ce texte qui n'en doutons pas, nous survivra. S.Renard-Gilbert.jpg

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

17:36 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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