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28/03/2013

J'ai bêtement perdu Mariette à cause d'un sanglier qui aimait Chopin.

Mariette-1.jpg


THEATRE ESSAÎON

6, rue Pierre-au-Lard

75004 PARIS


(M° Hôtel de Ville ou Rambuteau)


Loc. 01 42 78 46 42


www.essaion.com


Pl. 20 € - T.R. 15€

 

du jeudi au samedi à 20 heures


jusqu'au : 15 JUIN 2013


 

Une pièce de et avec Jean-Michel MEUNIER


Mise en scène : Hervé Dubourjal



 

La mine joviale et le geste rond, Jean-Michel Meunier alias Charles de Pombrian cultive l'hospitalité ajoutée à l'art de séduire son public. 

Ce ci-devant tourangeau nous accueille par une chaude journée de juillet en ce superbe domaine qui fut celui de ses ancêtres mais que les vicissitudes de la vie et les débordements de son père, lui ont fait perdre. Ce qui est un moindre mal en regard de ce que ses semblables ont perdu quelques siècles au préalable, allez vous dire ? ...

Car lui - à quelques cheveux près - a toute sa tête, même quand il a un peu bu, ce dont nous ne saurions lui en vouloir car il cultive l'esprit de partage, qualité exceptionnelle pour un aristo. 

Mais quelle idée d'être né un 14 juillet quand on bénéficie d'une particule ! 

Bref, ça s'annonçait plutôt mal et le reste a suivi car à l'inconséquence paternelle s'est ajouté le suicide de celui qui en principe avait la charge de son âme, entendez l'abbé du village, consécutivement à des circonstances, disons scabreuses - pour rester pudique - même si l'on sait que contrairement aux oies, les voies du Seigneur sont impénétrables.

Or, Charles n'est pas particulièrement téméraire pire, timide, il meurt d'amour pour Mariette, son amie d'enfance devenue administratrice du château qu'il ne possède plus. Quant à elle, ... c'est pratiquement sans espoir !  

Notre homme pourrait faire appel à un psy' ce dont il ne se prive pas du reste, tout en souhaitant vivement ne pas le trouver.

En revanche, il nous conviera à une visite discrète des lieux, au cours de laquelle nous bénéficierons d'un petit aperçu de ce qui eut pu demeurer sa gloire si cette dernière ne lui était pas passée devant le nez. Nous nous consolerons en constatant qu'il est patient car ce hobereau-philosophe souhaite que " les femmes célibataires tout comme les girouettes se fixent quand elles sont rouillées. "  or s'il n'a plus vingt ans, Mariette non plus.

Elle s'est certes quelque peu égarée à cause d'un sanglier qui aimait Chopin mais souhaitons qu'il la retrouve en cette vie ou en une autre et c'est à regret mais le coeur allègre, que nous quitterons les lieux avec en mémoire les bons mots de cet auteur-interprète qui prône l'esprit rabelaisien lequel constitue comme chacun sait, nos lettres de noblesses à nous, pauvres manants que nous sommes. 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

Mariette-L.jpg

( photos : Richard Baltauss )

 

15:49 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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