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14/02/2013

EYOLF de Henrik Ibsen

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THEATRE de l'AQUARIUM

La Cartoucherie

Route du Champ de Manoeuvre

75012 PARIS


(M° Château de Vincennes + navette Cartoucherie)


Réserv. 01 43 74 99 61


du mardi au samedi à 20h.30

le dimanche à 16h.


Durée : 2h


du 12 février au 3 mars 2013

 

Texte de Henrik Ibsen / traduction : Terje Sinding

Adaptation : Hélène Soulié et Renaud Diligent

Mise en scène et dramaturgie : Hélène Soulié

 

 

avec : Elsa Agnès, Claire Engel, Dominique Frot, Régis Lux, Emmanuel Matte et en alternance, les enfants : Arthur Rouesnel, Diego Guerra et Roméo Creton.


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Un grand espace scénique. Une table omniprésente sur laquelle un enfant sautera et dont il ne tardera pas à tomber afin d'expliquer l'origine du drame. Eyolf était un petit ange tombé du ciel qui retournera à l'abîme puisque chuter de façon réitérée était son destin. Synthèse de notre vie à tous. Nous ne sommes que des oiseaux de passage ... Ibsen était un héritier de Kierkegaard et fut également influencé par Nietzsche, d'aucuns pourront y trouver une explication.

Le personnage d'Alfred, écrivain laborieux qui à la suite d'un drame cherche à se détacher de l'écriture pour vivre - tout simplement - pour être enfin disponible aux autres, et à son fils en particulier, ne tardera pas à constater qu'il a construit sa vie sur un malentendu. Rita son épouse le veut tout à elle alors qu'il est incapable de lui apporter ce qu'elle demande.

Les liens entre les personnages se conjugueront par deux excluant du même coup tous les autres. Le destin en dérision sera symbolisé par " la demoiselle aux rats " qui fera son apparition avec son chien. Composition étonnante de Dominique Frot qui apporte une touche de relief dans un spectacle plus cinématographique que théâtral. La confusion des sentiments comme dirait Zweig s'inscrit en filigrane entre Alfred et sa demi-soeur Asta qui est courtisée par ce constructeur de routes (métier hautement symbolique) lequel n'est visiblement pour elle qu'un garde-fou.

Tous les rapports entre les personnages sont en déséquilibre dans cette pièce où tous et toutes claudiquent à l'instar de l'enfant. Certains textes pour être supportables nécessitent un talent exceptionnel. Ce fut le cas de ce Petit Eyolf qu'Alain Françon mit en scène à La Colline en 2003 mais autant que je me souvienne il n'avait pas cherché à transposer un langage cinématographique au théâtre. C'est l'erreur ici où il faudrait micros et premiers plans afin que l'expression des comédiens puisse passer de façon optimale. Il est vrai que la librairie du lieu reste ouverte après le spectacle et que vous pouvez toujours parfaire votre perception en vous procurant le texte.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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20:01 Publié dans THEATRE | Lien permanent