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04/02/2013

Jack l'éventreur de Robert Desnos

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LUCERNAIRE

Centre National d'art et d'essai.

53, rue Notre Dame des Champs

75006 PARIS


(M° N.D. des Champs)


Loc. 01 45 44 57 34


www.lucernaire.fr


Pl. 10 à 30€


du mardi au samedi à 21h.

 

Conception et mise en scène : Vincent POIRIER


avec Nicolas RIVALS (comédien)  

Armelle GOUGET (comédienne, danseuse)  

& Sylvain MEILLAN (musicien)


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Jack l'Eventreur, ancêtre horrifique des sérial-killers mais surtout, le plus célèbre auteur de crimes non élucidés. Cette sombre histoire en inspira plus d'un qu'il s'agisse du petit ou du grand écran mais la particularité de ce spectacle consiste à dégager la poésie de cette suite de monstruosités.

En introduction, un violoncelliste nous propose un thème très soft en décalage avec cette fille haletante, au visage couvert d'un curieux masque, mimant une course accélérée.

Chaque crime, 11 au total sera évoqué, détaillé avec une précision toute chirurgicale. Fallait il que le brouillard soit épais pour que chaque meurtre indépendamment commis soit réalisable en toute impunité?

Le mystère demeure concernant l'identité réelle du monstre. Etait-ce un chirurgien dément ou un boucher en mal d'émotions fortes ? Une seule chose est certaine, l'individu avait une connaissance approfondie de l'anatomie humaine. Le mystère continue à envelopper la personnalité du tueur. Pourtant Robert Desnos fut persuadé de l'avoir rencontré et en 1928, il en fera part à ses lecteurs par le biais d'un quotidien lequel vit n'en doutons pas ses ventes monter en flèche.

On a coutume de dire que la musique adoucit les moeurs, ici cette dernière nous envoûte littéralement. Les figures chorégraphiques ajoutent une pointe de surréalisme à la narration. Ce texte remarquablement écrit est dit d'une voix neutre par le comédien qui ne veut surtout pas ajouter une touche dramatique à l'action mais au risque d'être parfois inaudible en dépit de ces ténèbres censées aiguiser notre attention. A ce petit hiatus près, lequel n'est sans doute pas permanent, le spectacle tétanise le spectateur, littéralement happé par ce qui est dit et tout nous porte à penser que chaque soir, l'ombre de Thomas de Quincey s'invite et investit l'espace scénique. A voir, pour l'étrangeté de la démarche mais pas seulement.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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(Photos : Merlin Brenot)

13:34 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

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